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13 mars 2026
Guerre en Iran : ce que l'on sait de la mort d'un soldat français lors d'une attaque en Irak
13 mars 2026
Un soldat français sur une base militaire en Irak, pour apporter un soutien militaire sur place contre le groupe Etat islamique, le 13 juillet 2017.
FADEL SENNA / AFP
La guerre au Moyen-Orient a franchi une nouvelle étape cette nuit. Le chef de l’Etat Emmanuel Macron a annoncé la mort d’un premier militaire français, « lors d’une attaque dans la région d’Erbil » au Kurdistan irakien. Plusieurs militaires ont également été blessés par l’attaque.
• Un soldat du 7e bataillon de chasseur alpins
« L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak », a écrit le président, confirmant que plusieurs militaires français avaient été blessés.
C’est le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaine sur l’Iran le 28 février et qui s’est propagée dans plusieurs pays de la région. Sept soldats américains ont trouvé la mort au Koweït et en Arabie saoudite, selon le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
L’attaque visait des forces antiterroristes, selon le président français. Dans le cadre d’une coalition internationale antidjihadiste dirigée par Washington, des militaires de plusieurs pays, dont l’Italie et la France, entraînent au Kurdistan irakien des membres des forces de sécurité kurdes. « La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques », a souligné le chef de l’Etat, sans indiquer qui en était l’auteur.
• Un groupe armé irakien pro-iranien suspecté
Sans revendiquer directement d’attaque, un groupe armé irakien et pro-iranien, Ashab al-Kahf, a annoncé vendredi qu’il s’en prendrait désormais à « tous les intérêts français en Irak et dans la région ». Une décision prise, explique-t-il, en réaction au déploiement du porte-avions Charles de Gaulle dans le Golfe, « dans la zone d’opérations du Commandement central américain ».
Le groupe a exhorté les forces de sécurité à rester à au moins 500 mètres d’une base à Kirkouk (nord) où se trouvent, indique-t-il des militaires français.
Emmanuel Macron s’est rendu sur le Charles-de-Gaulle, le porte-avions français déployé en Méditerranée. GONZALO FUENTES-POOL/SIPA / GONZALO FUENTES-POOL/SIPA
• Plusieurs soldats blessés
L’état-major français des Armées avait auparavant informé l’AFP jeudi que plusieurs soldats français avaient été blessés dans « une attaque de drones dans la région d’Erbil ». Emmanuel Macron n’a pas explicitement précisé si Arnaud Frion faisait partie des soldats français blessés dans cette attaque.
Selon l’état-major français des Armées, ces militaires blessés étaient « engagés dans des actions de formation à la lutte contre le terrorisme auprès de partenaires irakiens ».
Le gouvernement d’Erbil avait indiqué que la frappe ayant blessé ces soldats impliquait deux drones et avait eu lieu sur une base située à Mala Qara située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d’Erbil.
• La France, un « rôle décisif » dans la guerre
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, la région autonome du Kurdistan irakien et Erbil ont essuyé de multiples attaques imputées à des factions pro-iraniennes et pour la plupart neutralisée par la défense antiaérienne.
Emmanuel Macron a mis en avant dernièrement le « rôle décisif » de la France dans la guerre. Paris a dépêché pour cela un important dispositif aéronaval autour du porte-avions Charles-De-Gaulle en Méditerranée orientale. Ce dispositif est selon le chef d’Etat appelé à mobiliser huit frégates et deux porte-hélicoptères amphibies dans une vaste zone incluant également la mer Rouge et le détroit d’Ormuz dans le Golfe. Emmanuel Macron s’efforce aussi de peser sur la situation au Liban où la guerre s’est étendue à la suite de frappes contre Israël du Hezbollah pro-iranien.

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