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14 mars 2026Après les inondations et les sécheresses, 12 millions de maisons individuelles concernées par des fissures
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Temps de lecture : 4min – vidéo : 4min
L’hiver a une nouvelle fois été marqué par des intempéries à répétition, avec d’importantes inondations, et cela après des épisodes d’intense sécheresse. Conséquence de ces événements climatiques : 12 millions de maisons individuelles sont concernées par des fissures.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
La maison de Mohamed Benyahia ne tient plus qu’à un fil, ou plutôt à une équerre bricolée par un de ses amis. En cause, des fissures sur la façade, chaque semaine plus béantes. Son pavillon, construit il y a 20 ans près du Mans (Sarthe), devait être celui du bonheur. Depuis 2018 et l’apparition des premières fissures, il n’est plus qu’une source d’angoisse. « À chaque fois qu’il y a des épisodes de sécheresse ou de fortes précipitations, les murs travaillent, le sol travaille, tout travaille et, résultat des courses, ça se dégrade davantage. Ça me crève le cœur », partage Mohamed Benyahia, Président de l’Association Urgence Maisons Fissurées (AUMF).
Même désolation à l’intérieur. En plus des trois étais dans le salon qui défigurent l’espace depuis des années, les plinthes se décollent et des fissures parcourent le sol. Quant à la fenêtre, elle est condamnée et les fissures autour sont colmatées avec du scotch et de l’essuie-tout.
La cause de tous ces problèmes, ce sont les épisodes de chaleur et de fortes pluies qui fragilisent les fondations de sa maison. En l’absence de reconnaissance de sa commune en état de catastrophe naturelle, son assurance refuse toute prise en charge. « On est livrés à nous-mêmes, il n’y a personne qui vient nous assister, personne ne vient nous aider. Nous sommes les premières victimes du changement climatique sur l’habitat et nous sommes complètement ignorés », se désole Mohamed Benyahia.
Face au sentiment d’abandon, Mohamed Benyahia a créé une association pour alerter sur l’ampleur du phénomène. À terme, il pourrait toucher 12 millions de maisons en France, soit une sur deux. Car selon le ministère de la Transition écologique, 48 % du territoire était touché en 2020, c’est 55 % aujourd’hui. L’unique responsable : les sols argileux.
Ce phénomène géologique, on l’appelle le retrait-gonflement des argiles. Un peu comme une éponge, lorsqu’il pleut, le sol gonfle et, lorsqu’il fait chaud, il se contracte. Un mouvement qui provoque les fissures sur les murs, notamment lorsque les fondations ne sont pas profondes. « Surtout dans les lotissements où les maisons sont construites sur d’anciens champs, puis tout d’un coup, on imperméabilise les sols, et donc l’eau qui tombe ne va pas dans le sol », indique Jocelyn Banneville, géotechnicien Fondasol.
La remise en état d’une maison fissurée peut coûter très cher. La technique la plus répandue : celle de la résine. Injectée dans des tubes, elle va solidifier les fondations mises à mal par les fortes chaleurs. Montant des travaux : 70 000 euros. La commune étant reconnue en état de catastrophe naturelle, tout est pris en charge par l’assurance d’un propriétaire. 70 000 euros ?
Et il y a encore plus cher : les micropieux. Dans une maison en chantier pour plusieurs mois, les ouvriers vont en installer 53. Des tubes remplis de ciment qui descendront à plus de 12 mètres de profondeur : 170 000 euros pris en charge par l’assurance. À ce prix-là, la solidité est garantie à vie. « C’est quelque chose qui fonctionne sur plusieurs dizaines, centaines d’années. La maison, elle ne bougera plus, elle est posée sur les micropieux. Donc le phénomène de retrait ou gonflement des argiles n’aura plus d’incidence sur la structure de la maison », assure Antoine Martin, directeur général adjoint AccesSOL.
D’ici 2050, pour les assurances, le coût des maisons fissurées pourrait atteindre 43 milliards d’euros. Face au risque, dès juillet prochain, les règles de construction seront plus strictes, notamment pour les fondations.
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Source : www.franceinfo.fr

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