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Selon une étude, 80 % des consommateurs sondés se disent prêts à faire évoluer leurs habitudes de consommation. Dans ce supermarché, cette consommatrice l’affirme: acheter français est devenu la norme, quitte à supporter quelques euros supplémentaires. Du côté des producteurs, ils encaissent tant bien que mal la hausse des coûts de production.
La moitié des Français se dit prête à payer son alimentation entre 3 % et 5 % plus cher afin d’encourager la souveraineté alimentaire. C’est l’un des enseignements du baromètre 2026 sur la souveraineté alimentaire du label Agri-Éthique, dévoilé vendredi.
Cette publication intervient alors que Michel-Édouard Leclerc a lui aussi déclaré qu’il faudra sans doute renégocier les accords commerciaux avec la grande distribution si la guerre se prolonge. Les négociations commerciales, qui se sont achevées le 1er mars, se sont traduites par une hausse des prix en rayon comprise entre 1 % et 1,5 %, selon les estimations.
Selon l’étude, 80 % des consommateurs sondés se disent prêts à faire évoluer leurs habitudes de consommation. Ils sont également 87 %, ainsi que 82 % des agriculteurs interrogés, à estimer que la France dépend trop des importations. Au total, 95 % des personnes interrogées jugent la souveraineté alimentaire importante ou prioritaire.
« J’ai peur que les produits ne soient pas réglementés comme ceux qu’on a en France »
Dans les allées d’un magasin alimentaire des Hauts-de-Seine, chez Potager City, Caroline vérifie l’origine de chaque légume. Tote bag sur l’épaule, elle inspecte les étiquettes avec attention. Un rituel implacable, au grand désespoir de Jeanne, sa fille, qui lui tend une grappe de tomates. « Est-ce qu’elles viennent de France ? T’es sûre ? Regarde bien… Espagne. »
Pour cette consommatrice, acheter français est devenu une règle. « Je fais super attention d’acheter français. J’ai peur que des produits ne soient pas réglementés comme on a en France. » Mais ce choix a un coût. « C’est beaucoup plus cher. Sur un panier de 20 euros, je pense qu’il y a 5 ou 6 euros de différence. »
« On soutient les agriculteurs comme on peut », témoigne cette consommatrice française
Un effort financier que presque un Français sur deux se dit prêt à consentir. « Je n’ai pas un gros salaire, mais s’il faut payer plus cher, ce n’est pas grave. » Une manière, selon elle, d’aider les agriculteurs dans un contexte incertain. « Pour aider les agriculteurs, avec tout ce qui se passe en ce moment, on les soutient comme on peut. Il y a aussi une volonté de ne pas importer des produits quand on a tout ce qu’il faut à côté de chez nous. »
Dans un contexte international instable, la souveraineté alimentaire apparaît ainsi de plus en plus comme une priorité. Pour Ludovic Brindejonc, directeur d’Agri éthique, « les consommateurs prennent conscience qu’il est nécessaire de préserver les agriculteurs sur le territoire. »
Des agriculteurs confrontés à la hausse des coûts
Sur le terrain, les producteurs constatent eux aussi les effets des tensions internationales sur leurs coûts de production. Arthur Portier explique que le gazole non routier (GNR), utilisé pour les machines agricoles, a fortement augmenté. « Sur mon exploitation, on est passé d’un prix d’environ 700 euros pour mille litres à près de 1 400 euros. On a pris 100 % d’augmentation, grosso modo », détaille-t-il au micro de Bonjour c’est Fred.
La volatilité des prix complique également l’approvisionnement. « Certains distributeurs nous disent : je veux bien vous livrer ce jour-là, mais vous connaîtrez le prix le jour de la livraison, parce qu’il y a trop d’amplitude dans les variations. »
Autre source de tension : les engrais azotés, dont une grande partie du commerce mondial transite par le détroit d’Ormuz. Or sa production dépend fortement du gaz. En Europe, une partie importante de l’urée est importée d’Égypte, qui elle-même dépend du gaz en provenance d’Israël. L’arrêt du transit de gaz par pipeline pour des raisons de sécurité a entraîné une hausse du prix du gaz, et donc du coût de production des engrais.
Résultat : les agriculteurs font face à une hausse d’environ 15 % du prix des engrais azotés depuis le début du conflit. « On a des charges qui augmentent, mais notre prix de vente, la matière première, le blé, n’a pris que 5 ou 6 % », résume Arthur Portier.
Notre analyse Actus-Eco.fr : Les informations présentées dans cet article reflètent les tendances actuelles de l’économie et des marchés internationaux. Pour plus de détails, consultez nos autres articles sur les prix du carburant et sur les marchés financiers.
Source : rmc.bfmtv.com

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