
Guerre au Moyen-Orient: des images de ruines après des frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth
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14 mars 2026
« Le marché se retrouve à peu près déficitaire aujourd’hui de 12 à 15 millions de barils » de pétrole, expose ce samedi sur RMC Philippe Chalmin, économiste spécialiste des matières premières. Ce dernier n’exclut plus une envolée du prix du baril à 150 dollars, ce qui se traduirait automatiquement par une envolée du prix du carburant.
Le prix du baril de Brent, référence internationale pour le pétrole, a terminé vendredi pour la deuxième séance d’affilée au-delà de 100 dollars. Depuis le premier jour de guerre au Moyen-Orient, son cours s’est envolé de plus de 42%, passant de 72,48 dollars le 27 février – quelques heures avant les premières frappes américano-israéliennes en Iran – à 103,14 dollars vendredi à la clôture.
Son équivalent américain, le baril de WTI, s’est envolé de plus de 47% depuis le début du conflit, à 98,71 dollars. Donald Trump a déclaré vendredi soir que la marine américaine allait commencer « très bientôt » à escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz. 20% de la production mondiale d’hydrocarbures transite par ce passage stratégique, pour le moment bloqué par l’Iran.
« 20 millions de barils » transitent chaque jour par le détroit d’Ormuz
« Le marché se retrouve à peu près déficitaire aujourd’hui de 12 à 15 millions de barils. En temps normal, toute la production, presque toute la production, de l’Arabie Saoudite, des Émirats, de l’Irak, du Koweït, de Bahreïn, et bien entendu de l’Iran, passent par le détroit d’Ormuz, c’est-à-dire à peu près 20 millions de barils chaque jour, ce qui représente à peu près 20% de la consommation mondiale », expose ce samedi sur RMC Philippe Chalmin, économiste spécialiste des matières premières.
Plus de 630 stations-service en France ont été contrôlées dans le cadre du plan mis en place par le gouvernement face à la hausse des prix à la pompe en raison de la guerre au Moyen-Orient, et 5% ont été sanctionnées, a annoncé jeudi la répression des fraudes.
« Je dois imaginer quand même que le pire peut arriver »
Une hausse continue est-elle inéluctable? « Je pense que personne ne peut prévoir. Il faut simplement se préparer à une chose, c’est que si le conflit dure, les tensions sur le marché vont s’amplifier. Et le scénario à 150 dollars le baril est moins exclu qu’il ne l’était il y a une dizaine de jours », prévient Philippe Chalmin. « Il y a une dizaine de jours, je vous aurais dit, vous allez voir, ça va se régler. Là, objectivement, je ne sais pas et donc je dois imaginer quand même que le pire peut arriver », admet-il.
« Le cours du baril et toutes les prévisions que l’on peut faire en ce domaine sont totalement suspendus à savoir ce qui va se passer, c’est-à-dire l’enlisement du conflit ou non », conclut l’universitaire.
« Vu le coût du marché aujourd’hui, je ne vois pas comment on pourrait arriver à des baisses substantielles sur le coût du carburant dans les jours à venir », admet de son côté sur RMC Francis Pousse, président du syndicat Mobilians qui représente les stations-services.
Notre analyse Actus-Eco.fr : Cette actualité illustre les évolutions récentes des marchés et leur impact potentiel en France. Retrouvez nos analyses complémentaires dans nos articles sur l’économie et sur les marchés financiers.
Source : rmc.bfmtv.com

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