
franceinfo monde du samedi 14 mars 2026
14 mars 2026
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14 mars 2026À la veille du premier tour des élections municipales, ce dimanche 15 mars 2026, L’Indépendant dresse les grands enjeux de ce scrutin dans la plus grande ville de France gérée par le Rassemblement national. Ce dimanche, ils sont cinq à s’opposer au maire sortant Louis Aliot.
71 580 électeurs perpignanais sont appelés aux urnes ce dimanche 15 mars. Les votants devront décider de l’avenir de la préfecture catalane qui, depuis 2020, est la plus grande ville de France gérée par un maire Rassemblement national. Le premier vice-président du parti lepéniste, Louis Aliot, est candidat à sa propre succession. Un maire sortant renforcé par les nombreuses divisions qui lui font face. Cinq autres listes sont candidates. C’est bien moins qu’en 2020 où pas moins de 9 postulants étaient sur la ligne de départ. Six ans plus tard, c’est la gauche qui porte le principal étendard des divisions avec trois listes en course. Des divisions très (ou trop ?) importantes peut-être pour renverser un Louis Aliot désormais installé.
Car si en 2020, Louis Aliot a remporté le score d’une courte tête face à Jean-Marc Pujol, six ans plus tard, il a enfilé le costume de maire sortant. Un inévitable atout. Même si le cadre du RN surfe sur un bilan sans révolution. Comme en 2020, Louis Aliot a composé une liste en misant sur la carte de l’ouverture, quitte à rappeler à ses côtés ceux qu’il avait éliminés hier. En témoigne la présence d’ex-colistiers de Jean-Marc Pujol (Les Républicains) et du macroniste Romain Grau. Une situation qui, pour Perpignan, n’est décidément toujours pas une révolution tant la ville a été marquée par des décennies d’alliances et de mésalliances politiques. Crédité de 43 % dans le sondage Ifop pour L’Indépendant en novembre dernier, et jusqu’à 46 % plus récemment dans celui de Cluster17 pour Politico, la méthode sans vague de Louis Aliot lui permet de devancer ses adversaires. Mais elle ne devrait pas lui permettre une victoire dès le premier tour des élections municipales. Pour ce faire, il devrait obtenir 50 % des suffrages exprimés, plus une voix.
La gauche, absente depuis 12 ans au conseil municipal, part divisée
À la gauche de la gauche, Mickaël Idrac porte les couleurs de la France Insoumise, des Écologistes et de Génération.s. Le benjamin du scrutin (38 ans) mise beaucoup sur la jeunesse et les quartiers populaires, les deux plus gros viviers de votes du parti de Jean-Luc Mélenchon. C’est sur ce terrain qu’il bat campagne depuis près de deux ans. Mais réussira-t-il à les mobiliser le jour-J ? Créditée de 15 % à 17 % d’intentions de vote, la France Insoumise espère bien se hisser à la deuxième place sur le podium du premier tour derrière Louis Aliot. Comme un symbole du duel pour la Présidentielle de 2027 voulu par les leaders de ces deux partis situés à l’extrême opposé l’un de l’autre sur l’échiquier politique.
À gauche toujours, les bulletins devraient aussi se diviser entre Agnès Langevine et Mathias Blanc. La candidate Place Publique, soutenue par le Parti socialiste, les Centristes et Unitat catalana tente de se placer comme l’alternative. Celle qui espère représenter « le vote utile » dès le premier tour, sera affaiblie par le manque de voix qui partiront chez le socialiste dissident Mathias Blanc. Les suffrages des militants PS, PC et Place Publique, entre autres partis et associations de gauche, devraient lui revenir. Si un second tour se joue à Perpignan, des discussions seront inévitables entre les deux candidats. Une entente qui pourrait consolider, peut-être, le retour de la gauche au conseil municipal de Perpignan. Mouvement qui n’est plus représenté dans l’assemblée de la Loge depuis douze ans.
À droite enfin, Bruno Nougayrède est, lui, seul dans sa ligne de course. Contrairement à 2020, où les bulletins de droite se divisaient en 5 candidats, le chef d’entreprise aura réussi à réunir sur son dossard Les Républicains, Horizons, Le Modem, Renaissance, UDI et Oui au Pays Catalan. Mais pour quel poids électoral ? Car si une partie des votes de droite, ceux représentés par la frange de Jean-Marc Pujol, devraient partir chez Louis Aliot, quel espace restera-t-il à celui qui aura bataillé durant six ans face au maire de Perpignan ? Le couloir est étroit. Et, en cas d’accession au second tour, difficile de l’imaginer s’allier à une autre liste qualifiée. Les seules options se situant à gauche.
Notre analyse Actus-Eco.fr : Les informations présentées dans cet article reflètent les tendances actuelles de l’économie et des marchés internationaux. Pour plus de détails, consultez nos autres articles sur les prix du carburant et sur les marchés financiers.
Source : www.lindependant.fr

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