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14 mars 2026pourquoi l’Iran et les États-Unis menacent leurs infrastructures respectives sur ce site stratégique
– / AFP
L’île de Kharg, en Iran, abrite le principal terminal d’exportation de pétrole brut du pays et assure la grande majorité de ses expéditions vers le reste du monde.
L’île iranienne de Kharg, jusque-là épargnée par les bombardements américains et israéliens, a été touchée par des frappes américaines ce vendredi 13 mars. Quinze explosions ont été entendues mais « aucune infrastructure pétrolière n’a été endommagée », assure l’agence de presse iranienne Fars, citant des « sources sur le terrain » non identifiées.
Selon Fars, « l’ennemi a tenté d’endommager les défenses de l’armée, la base navale Joshan, la tour de contrôle de l’aéroport et le hangar à hélicoptères de la Continental Shelf Oil Company ». De son côté, Donald Trump affirme avoir « complètement détruit » des sites militaires.
L’île broussailleuse de Kharg, située à moins de 30 kilomètres des côtes iraniennes, assure environ 90 % des exportations de pétrole brut du pays, selon une récente note de la banque américaine JP Morgan. Elle est donc vitale pour son économie et stratégique pour cette guerre.
C’est sur cette île — connue sous le nom « d’Île interdite » auprès des Iraniens, du fait de la présence militaire — que le pétrole pompé à travers les champs pétrolifères iraniens arrive par des oléoducs sous-marins. Ils sont ensuite chargés sur des pétroliers, principalement à destination de la Chine. Le secteur pétrolier iranien génère environ 50 milliards de dollars par an et demeure l’une des principales sources de revenus du pays.
Une attaque des installations pétrolières paralyserait l’économie iranienne
Ces installations sont donc essentielles pour le système pétrolier iranien. CNN rapporte que le chef de l’opposition israélienne, Yaïr Lapid, a récemment déclaré que la destruction du terminal « paralyserait l’économie iranienne et entraînerait la chute du régime ». Il avait ajouté : « Il est nécessaire de détruire toutes les infrastructures énergétiques de l’île de Kharg pour mettre l’économie iranienne à genoux. »
Si les infrastructures pétrolières de l’île venaient à être attaquées, cela laisserait place à une escalade sans précédent au Moyen-Orient. Raison pour laquelle cela a justement été évité jusqu’à présent. Une autre raison avancée par The Conversation est la réaction des marchés financiers. Paralyser l’ensemble du secteur pétrolier iranien anéantirait la confiance, déjà fragile, des marchés financiers quant à la capacité de Trump à atteindre ses objectifs de guerre flous sans perturber durablement l’économie mondiale. The Guardian révèle que selon certains analystes, le prix du pétrole pourrait alors grimper jusqu’à 150 dollars le baril si l’île de Kharg était touchée.
Après les attaques de vendredi, Donald Trump a prévenu qu’il détruirait aussi les infrastructures pétrolières « si l’Iran, ou quiconque d’autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d’Ormuz ». « Au départ le message était “faites tomber les Gardiens de la Révolution, faites tomber le régime” mais maintenant on essaie de faire tomber l’élément vital économique de ce pays, potentiellement », s’alarme l’ancien diplomate et général Mark Kimmitt, cité par CNN.
En retour, le porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, a menacé : « Toutes les installations pétrolières, économiques et énergétiques appartenant à des compagnies pétrolières de la région en partie détenues par les États-Unis ou qui coopèrent avec les États-Unis seront immédiatement détruites et réduites en cendres. »
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Source : www.huffingtonpost.fr

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