
les Gardiens de la Révolution jurent de « traquer et tuer » Benjamin Netanyahu
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La reconnaissance d’un lien entre le cancer du sein d’une infirmière et son travail peut-elle être un motif d’espoir pour d’autres malades ?
15 mars 2026
PAT BATARD / Hans Lucas via AFP
Les panneaux électoraux à Toulouse (Photo by Pat Batard / Hans Lucas via AFP)
Les panneaux d’affichages ont été montés. Les professions de foi distribuées. Les listes électorales mises à jour. Ce dimanche 15 mars, les citoyens des quasi 35 000 communes qui tapissent le sol de France sont invités à se rendre aux urnes pour le premier tour des élections municipales. Dans l’immense majorité des cas, le maire sera connu ce soir, et le scrutin ne connaîtra qu’un seul tour.
Selon les calculs réalisés par le politologue Martial Foucault, 93 % des communes auront leur maire dès ce dimanche soir. Cité par Le Figaro, le spécialiste souligne que la présence d’une seule et unique liste concerne 68 % des communes. Celles qui voient seulement deux listes s’affronter représentent 25 % du maillage communal. De quoi expliquer plusieurs impondérables de ce scrutin particulier, de la prime au sortant à la faible politisation des enjeux locaux.
Pour autant, et particulièrement dans les grandes agglomérations, les logiques politiques reprennent le dessus, dans le sillage de dirigeants qui espèrent nationaliser les enjeux. D’autant que ces élections municipales ont une particularité : elles se déroulent à un an de la présidentielle. Une telle configuration ne s’était produite que deux fois sous la Ve République, en 1965 et en 2001. Alors, forcément, certaines chapellent sont tentées de faire de ce scrutin un tour de chauffe avant 2027, quand d’autres attendent d’analyser les résultats pour affiner leurs stratégies. Le point sur les différents enjeux politiques qui se présentent à l’ouverture des bureaux de vote.
LR et PS jouent le maintien
L’avantage des vieilles maisons, c’est qu’elles sont solidement ancrées sur le territoire. Et pour le Parti socialiste comme pour Les Républicains, l’heure est moins aux conquêtes qu’à la conservation du maillage territorial. « Notre objectif est de tenir le terrain dans les communes que nous dirigeons et de faire basculer une des trois grandes villes », a détaillé, pour le parti de droite, Bruno Retailleau. Comme le souligne Le Monde, LR détient 120 des 300 villes moyennes (entre 30 000 et 100 000 habitants) du pays. Côté conquête fracassante, LR peut espérer Lyon, même s’il faudra partager la victoire avec Renaissance, Horizons et le MoDem, qui soutiennent la candidature de Jean-Michel Aulas.
LUDOVIC MARIN / AFP
Bruno Retailleau et Rachida Dati quand ils étaient encore ensemble au gouvenement.
La droite peut aussi espérer faire un coup à Paris avec Rachida Dati, même si la candidate LR ne cadre pas tellement avec la rupture avec le macronisme prônée par Bruno Retailleau. Tenue par les socialistes depuis plus de 40 ans, la ville de Nantes est également dans le viseur des Républicains qui, à l’inverse, peuvent aussi perdre des plumes ailleurs. À Nîmes, où Le HuffPost s’est rendu, le parti de droite (qui part divisé) risque de perdre sa dernière ville de plus de 150 000 habitants.
AMAURY CORNU / Hans Lucas via AFP
La maire de Nantes Johanna Rolland et le Premier secrétaire du PS Olivier Faure.
En miroir, le PS affiche des ambitions similaires. Ce qui passe, pour Olivier Faure et ses troupes, par la conservation de Paris, Marseille, Lille, Montpellier, Rouen… Quelques conquêtes sont aussi espérées, comme à Amiens, à Strasbourg ou Toulouse où le scrutin s’annonce serré. Pour le PS, comme pour LR, le moment de vérité sera l’entre-deux tours, avec un dilemme qui pèsera lourdement pour 2027 : les possibles alliances locales avec LFI ou les uns, ou le RN-UDR pour les autres, pour faire basculer ou conserver un bastion. Les deux vieux partis se livrent déjà à une intense guerre de récit à ce sujet.
LFI et RN jouent le match d’après
À la France insoumise et au Rassemblement national, deux partis pour lesquels l’implantation locale reste un angle mort à corriger, ce scrutin doit servir une dynamique nationale. En se focalisant notamment sur les zones où il y a des gains à obtenir et des conseillers municipaux à récupérer (ce qui va s’avérer utile pour les sénatoriales de septembre). Jean-Luc Mélenchon l’admet : ces élections sont un « galop d’essai » en vue de 2027. Il s’agit donc, pour LFI, de confirmer dans les villes où le parti enregistre de bons scores aux scrutins nationaux, notamment dans la « banlieue rouge » en région parisienne, mais aussi dans les grandes agglomérations où l’insoumis en chef a performé en 2022, comme à Marseille, Toulouse ou encore Montpellier. En espérant, pourquoi pas avoir une grande victoire (Roubaix, par exemple) à afficher
OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP
Même en meeting à Lyon fin février, Jean-Luc Melenchon a joué le coup d’après, c’est-à-dire la présidentielle 2027.
Le schéma est le même côté RN. Le parti de Jordan Bardella concentre ses efforts sur les villes « gagnables », comme Toulon, Nice, Lens, Agde et plusieurs communes de Gironde, où la formation lepéniste a réussi à s’implanter avec le temps. Objectif : avoir des trophées à agiter le soir du deuxième tour, pour mieux cacher les départements totalement snobés par le RN, en dépit des bons scores nationaux réalisés dans ces territoires. Marine Le Pen et Jordan Bardella ont par exemple déserté plusieurs départements ruraux, comme la Haute-Loire ou la Dordogne. Dans ce dernier département, qui a envoyé trois députés RN à l’Assemblée, seulement deux listes ont été présentées par le parti de Jordan Bardella. À l’inverse, Marseille (qui représenterait une consécration pour le RN) a mobilisé un déplacement du président du parti et un autre de Marine Le Pen.
THOMAS SAMSON / AFP
Jordan Bardella veut lancer 2027 dès ces municipales.
Les Écologistes jouent leur survie
L’autre formation qui joue gros est celle de Marine Tondelier. En 2020, les Écologistes avaient surfé sur la vague verte des européennes en gagnant plusieurs grandes villes : Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Poitiers… Six ans plus tard, et après de nombreuses polémiques sur la gestion municipale des villes vertes, l’écologie politique semble en recul. Du moins, à en croire les études d’opinion réalisées sur le sujet. L’enjeu est donc immense pour le parti écolo : garder ces mairies, et déjouer les pronostics de ceux qui anticipent un reflux de la vague verte.
ALBIN BONNARD / Hans Lucas via AFP
Marine Tondelier avec le maire de Lyon Gregory Doucet début mars.
Car en cas de perte de ces villes emblématiques, il sera difficile pour Marine Tondelier de peser sur les discussions à gauche en vue de la présidentielle 2027. Au Parti socialiste, les opposants à l’organisation d’une primaire ne manqueraient pas de se saisir de ce prétexte pour sacrifier ce processus dans lequel s’est déjà engagée la cheffe de file des écologistes. Autre difficulté pour les Verts, le front insoumis. Dans plusieurs villes, le parti de Marine Tondelier est mis sous la pression de LFI, et se retrouve même à déplorer des départs vers le parti mélenchoniste. Une confirmation dans les villes acquises en 2020 permettrait donc à Marine Tondelier de maintenir son parti à flot, et d’envoyer un signal au PS en vue de 2027.
Renaissance joue la montre
Certes, le camp présidentiel est représenté à Paris, Lyon, Marseille et dans d’autres grandes villes. Et certes, le bloc central a des chances de victoire, et certains de ses représentants les plus implantés (Christophe Béchu à Angers, Arnaud Robinet à Reims pour Horizons, François Bayrou à Pau pour le MoDem à Pau) ont la carte de leur réélection à jouer. Pour autant, force est de constater que le parti présidé par Gabriel Attal a fait le choix de réduire drastiquement son nombre de candidats, si on compare avec les élections de 2020. Ainsi, le parti ne présente un candidat tête de liste que dans 24 villes de plus de 30 000 habitants, selon le décompte du Le Monde. C’était six fois plus il y a six ans.
THOMAS SAMSON / AFP
Edouard Philippe, Gabriel Attal et François Bayrou en 2025.
Pendant ce temps, Gabriel Attal n’a pas fait la démonstration d’une mobilisation débordante pour cette campagne. Au contraire : le député des Hauts-de-Seine, qui a aussi 2027 dans le viseur, a multiplié les déplacements aux quatre coins de l’Europe, Kiev, Tallin, Madrid… Auprès du HuffPost, un familier de l’Élysée sort les griffes, expliquant que Gabriel Attal « tente de s’exonérer avec une facilité déconcertante de l’échec annoncé de son parti ». Autrement dit, le patron de Renaissance est soupçonné d’enjamber le scrutin pour ne pas s’abîmer en vue de la présidentielle. D’ailleurs, il se trouve que les municipales pourraient lui ôter une sacrée épine du pied : Édouard Philippe a conditionné sa candidature à l’Élysée à sa victoire (pas acquise d’avance) au Havre. Si le Normand rate la première marche, Gabriel Attal se retrouverait avec un concurrent de moins, sur la grille de départ, déjà très encombrée, du bloc central. Autant, effectivement, jouer la montre.
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Source : www.huffingtonpost.fr

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