
Les économies du Golfe risquent leur pire récession depuis les années 1990 à cause de la guerre en Iran
15 mars 2026
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15 mars 2026• L’appel à l’aide de Trump
Le président américain a appelé samedi 14 mars à la formation d’une flottille internationale pour forcer l’ouverture du détroit d’Ormuz, où transite 20 % du pétrole mondial. Le régime iranien “a de fait fermé ce goulet d’étranglement crucial pour le pétrole mondial, dans un contexte d’attaques aériennes soutenues menées par les États-Unis et Israël, qui ont déclenché une escalade des représailles iraniennes dans toute la région”, explique The Washington Post.
“Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres […] enverront des navires dans la région afin que le détroit d’Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité”, a écrit Donald Trump sur son réseau Social Truth.
Le Royaume-Uni, raconte The Sunday Times, songe à recourir à des milliers de drones autonomes chasseurs de mines. Car différents experts militaires pensent que l’Iran est en train de miner le détroit d’Ormuz.
Quant au Japon, l’envoi de navires dans le détroit d’Ormuz pourrait être discuté lors de la visite officielle de quatre jours aux États-Unis de la Première ministre Sanae Takaichi, indique la chaîne publique japonaise NHK. Sanae Takaichi est attendue à Washington mercredi.
Des discussions sur la possibilité d’étendre la mission navale européenne Aspides au détroit d’Ormuz seront à l’ordre du jour de la réunion hebdomadaire du lundi 16 mars des différents ministres des affaires étrangères européens, rapporte The Financial Times. Le quotidien britannique rappelle que la mission Aspides est effectuée par trois navires français, grecs et italiens, et qu’elle consiste actuellement à assurer la protection des navires commerciaux contre les attaques des Houthistes au large des côtes du Yémen.
• “Aucune raison de négocier” pour l’Iran
Selon une dépêche AFP reprise par le quotidien libanais L’Orient-Le Jour, l’Iran “ne voit aucune raison de négocier” avec les États-Unis. C’est ce qu’a affirmé son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, après que Donald Trump a assuré que Téhéran voulait “conclure un accord” pour mettre fin à la guerre.
“Nous ne voyons aucune raison de négocier avec les Américains parce que nous étions en train de parler avec eux quand ils ont décidé de nous attaquer et c’était la deuxième fois” que cela se produisait, a souligné Araghchi, interviewé dimanche 15 mars dans l’émission “Face the Nation” sur CBS.
• Téhéran veut la tête de Nétanyahou
Benyamin Nétanyahou est devenu officiellement la cible du régime iranien au point que des rumeurs se sont propagées dans la journée sur son décès. Le quotidien anglophone du Koweït Arab Times a diffusé une vidéo humoristique du premier ministre israélien, publiée sur X afin de démentir ces rumeurs.
Quant aux États-Unis, ils ont mis à prix vendredi la tête de dix hauts responsables iraniens, dont le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei. La récompense pour aider à leur localisation peut s’élever jusqu’à 10 millions de dollars, rapporte CBS News.
• Nouvelles frappes israéliennes contre l’Iran
L’Iran a essuyé dimanche une nouvelle vague de frappes israélienne. Selon le New York Times, Tsahal affirme avoir touché des bases du Corps des gardiens de la révolution et de la milice bassidji dans l’ouest du pays. Israël a mené plus de 7 000 frappes contre l’Iran depuis le début de la guerre le 28 février, ont indiqué des responsables militaires israéliens.
Le porte-parole de Tsahal, Effie Defrin, a indiqué à CNN l’existence de plans au moins jusqu’aux prochaines vacances juives de Pessah, qui auront lieu dans trois semaines, “et nous avons des plans encore plus poussés pour trois semaines supplémentaires au-delà de cette échéance”, a-t-il déclaré. Le militaire a rappelé au média américain que l’armée à laquelle il appartient “ne travaillait pas selon un chronomètre ou un calendrier, mais plutôt pour atteindre ses objectifs, lesquels sont d’affaiblir considérablement le régime iranien.”
L’armée israélienne a aussi démenti une information du site Semafor, selon laquelle les stocks israéliens de missiles intercepteurs seraient dangereusement bas.
• En chiffres : 850 morts et 2 105 blessés
Les frappes israéliennes au Liban ont fait au moins 850 morts et 2 105 blessés depuis le 2 mars, a annoncé le ministère de la santé libanais. L’Orient Le Jour reprend ces chiffres dans son récapitulatif du jour.
Notre analyse Actus-Eco.fr : Les informations présentées dans cet article reflètent les tendances actuelles de l’économie et des marchés internationaux. Pour plus de détails, consultez nos autres articles sur les prix du carburant et sur les marchés financiers.
Source : www.courrierinternational.com

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