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15 mars 2026France-Angleterre : Ramos à sang-froid, une défense aux abonnés absents, un XV de la Rose qui ne gagne plus…. Nos coups de cœur et de griffe
À l’issue de la victoire des Bleus dans le Tournoi après leur succès renversant contre les Anglais (48-46), découvrez ce qui a retenu l’attention de nos journalistes au Stade de France.
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COUPS DE CŒUR
Un doublé pour la génération dorée
Longtemps, on a reproché à cette génération française, l’une des plus garnies en talents de l’histoire, de ne pas savoir se payer. De ne pas gagner assez de titres au regard de la qualité du réservoir actuel. Une critique qui n’a désormais plus lieu d’être. Certes, le XV de France a raté un 11e Grand Chelem qui semblait lui tendre les bras en se prenant brutalement les pieds dans le tapis en Écosse, mais il a su se relever et aller décrocher le titre dans cette édition 2026 et faire le premier doublé depuis 2006-2007. «C’est tellement dur de gagner des titres, de gagner ce Tournoi, a insisté Antoine Dupont. Il faut mesurer la chance qu’on a de gagner et puis, pour certains, c’est le premier titre. Il faut savoir apprécier ces moments qui sont rares.» Au final, les Bleus ont décroché un troisième titre, avec le Grand Chelem en 2022, depuis la prise de fonction de Fabien Galthié. Trois titres en sept éditions du Tournoi, presque un titre sur deux depuis 2020. Aucune autre nation n’a fait mieux sur la même période. «Le Graal, c’était d’aller chercher un deuxième trophée en deux ans», souligne Matthieu Jalibert. Ces Bleus ont écrit leur histoire et laissé une trace.
Les notes des Bleus après France-Angleterre : Bielle-Biarrey supersonique, Ramos en sauveur
Ramos, tireur d’élite
«On a entièrement confiance en Thomas. C’est sans doute le meilleur buteur du monde actuellement.» L’hommage d’Antoine Dupont envers son coéquipier en bleu et en club n’est pas le seul. Matthieu Jalibert ? Il avoue avoir très surpris de voir Ramos sourire avant de taper sa pénalité décisive, cruciale pour le gain du match et du Tournoi. «Il faut le féliciter. Il a de grosses couilles…» «Il a été énorme, une fois de plus», a résumé Thibaud Flament. Un 100% de réussite face aux Anglais (7/7, 16 points) pour terminer meilleur réalisateur du Tournoi (74 points, à 87,5% de réussite), comme en 2023 (84), 2024 (63) et 2025 (71). Une machine à scorer comme le prouvent ses 560 points (en 52 sélections) qui font de lui, évidemment, le meilleur réalisateur de l’histoire du XV de France. L’intéressé, lui, savoure. «Cette pénalité ? Elle se situe dans mon top 3, et elle n’est pas troisième… J’adore ces moments-là.» Imperméable à la pression et l’environnement. Car ce fut long avant qu’il ne tape le ballon. Entre les contestations de Maro Itoje, le capitaine anglais, qui ont fini en échauffourée avec François Cros, et l’arbitre qui ne savait plus exactement où se situaient les deux pénalités qu’il avait accordées lors de cette ultime action. À l’épreuve de la pression. Une assurance tous risques pour des Bleus encore une fois loin d’être totalement maître de leur sujet.
L’Angleterre s’est pris au jeu
Les Bleus ne s’attendaient sûrement à ce que les Anglais jouent ainsi, à ce qu’ils les défient à leur propre jeu. Jusque-là, ce XV de la Rose avait été caricaturé, à l’extrême et à juste titre : un jeu restrictif, un gros pack et des chandelles à gogo. Il en a été tout autrement au Stade de France, samedi soir. Avec beaucoup d’engagement, les coéquipiers de Jamie George et Maro Itoje ont tenu le rythme, rivalisé dans l’intensité et dans l’efficacité offensive. «Je suis vraiment fier de la façon dont ils ont joué, je suis vraiment déçu pour eux, mais au final, nous sommes dégoûtés de ne pas avoir atteint les attentes et des ambitions élevées», ne pouvait que constater le sélectionneur Steve Borthwick. C’était un peu vite oublier que, dans le championnat anglais, les équipes sont souvent très joueuses et entreprenantes. Le XV de France a bien failli en faire les frais lors de ce Crunch enlevé et totalement débridé.
COUPS DE GRIFFE
Une défense entre gruyère et passoire
Et de 7 qui font 14. En concédant 7 essais contre les Anglais une semaine après en avoir pris autant contre les Écossais, la défense française a de nouveau volé en éclats. 96 points encaissés en deux matchs, c’est indigne d’une équipe qui n’en avait pris que 34 lors des trois premières rencontres de ce Tournoi. Samedi soir lors du Crunch, les Bleus ont manqué 19 plaquages. Mais, surtout, ils ont multiplié les errements défensifs, à l’image de Théo Attissogbe délaissant à deux reprises son aile pour deux essais anglais. Il y a quelque chose qui cloche. La rumeur affirme que le spécialiste de la défense, l’Anglais Shaun Edwards, est mis de côté à Marcoussis. Il serait peut-être temps de songer à le remplacer pour redonner au XV de France une solidité collective et individuelle dans ce secteur. Thomas Ramos ne cache pas que ça devient problématique. «Il va falloir se poser les bonnes questions, sur quoi on a failli pour prendre presque 100 points en deux matches. On avait affiché un super état d’esprit et de bonnes stats sur les trois premiers matchs et comment on peut passer à ça ? Il faudra se dire les choses car si on veut exister dans les compétitions internationales, ce sera sans nous avec autant d’essais encaissés…»
Galthié, le non-discours de la méthode
Ça devient horripilant. Fort de son énorme popularité auprès des supporters, le sélectionneur du XV de France considère qu’il n’a plus à se justifier auprès des médias. Il divague, noie le poisson, aligne des formules absconses. Se permet de dire que c’est la faute des journalistes, qui ont «manqué de respect ou de connaissance» en parlant de Grand Chelem. En Écosse, interrogé sur les 50 points encaissés, il avait répondu 40 inscrits. Comme si l’un compensait l’autre. Après l’Angleterre, de nouveau interrogé sur la porosité défensive, il a répliqué «victoire totale. On gagne le match et le Tournoi». Il faut espérer qu’il apporte plus d’arguments à l’heure du débriefing avec son staff. C’est évidemment le cas. Mais Fabien Galthié ne s’abaisse plus à partager ses lumières avec la presse. Une condescendance qu’il affiche depuis l’élimination en quart de finale de la Coupe du monde 2023. Et ça fonctionne. Plus personne n’ose lui poser les questions qui fâchent. Comme celle-ci : quel est son plan de jeu ? Car sans un ailier supersonique qui a inscrit 17 essais en deux Tournois, et beaucoup cette année sur des coups de pied que Louis Bielle-Biarrey récolte en premier avec sa vitesse de sprinteur, quel aurait été le véritable rendement offensif de son équipe…
Triste édition pour le XV de la Rose
Annoncé comme l’une des favorites cette édition 2026 avec cette série de 11 victoires de rang en 2025, l’Angleterre est tombée de très haut : quatre défaites lors d’une même édition, cela ne lui était jamais arrivé. Avec une indigente cinquième place, juste devant le morne pays de Galles. Il faut remonter à la cuillère de bois de 1976 pour retrouver trace d’une aussi mauvaise performance. Cela fait plus que tâche… Dès lors, se pose la question de savoir si le sélectionneur Steve Borthwick est bien l’homme de la situation, à un an et demi de la Coupe du monde en Australie. L’ancien deuxième-ligne au visage buriné serait-il sur un siège éjectable ? La semaine dernière, la Fédération anglaise (RFU) lui avait apporté son soutien. Et le principal intéressé préfère positiver : «Nous avons dû faire face à plusieurs défis, nous avons bien géré certains d’entre eux, mais nous devons encore nous améliorer considérablement pour d’autres. Je suis convaincu que cette expérience, cette peine que tout le monde ressent actuellement, servira à rendre l’équipe plus forte à l’avenir. C’est la vision que nous partageons.» La presse britannique, jamais tendre quand les choses tournent mal, ne devrait pas être de cet avis…
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Source : www.lefigaro.fr

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