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La loi d’amnistie a été promue par la présidente par intérim Delcy Rodriguez, sous la pression de Washington, après la capture du président Nicolas Maduro par l’armée américaine.
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La cheffe de l’opposition et Nobel de la paix, María Corina Machado, a dénoncé samedi une «justice sélective» au Venezuela après que son avocat, arrêté à la suite de la réélection contestée de Nicolas Maduro, n’a pas bénéficié de l’amnistie.
La loi d’amnistie a été promue par la présidente par intérim Delcy Rodriguez, sous la pression de Washington, après la capture du président Nicolas Maduro par l’armée américaine le 3 janvier. La loi exige que ses bénéficiaires potentiels demandent l’amnistie devant les mêmes tribunaux qui les ont condamnés.
Perkins Rocha, conseiller juridique de Mme Machado, a été arrêté en août 2024 au milieu d’une vague de répression après la réélection de M. Maduro pour un troisième mandat consécutif, que l’opposition a dénoncée comme une fraude. M. Rocha, 63 ans, a bénéficié d’une mesure d’assignation à résidence le 8 février. Il porte un bracelet électronique, et est surveillé 24 heures sur 24 par des agents de police. La justice vénézuélienne a rejeté sa demande d’amnistie.
«Les pratiques répressives du régime se poursuivent»
«Refuser l’amnistie de manière SELECTIVE, c’est de la répression. Le régime dirigé par Delcy Rodriguez entend prolonger la terreur afin de briser le moral de ceux qui luttent pour la démocratie et la Liberté au Venezuela, qui sont déjà si proches», a écrit Mme Machado sur X.
M. Rocha «est toujours prisonnier chez lui, avec un bracelet électronique à la cheville, et on lui refuse l’amnistie. Comme l’a signalé cette semaine la Mission d’établissement des faits de l’ONU, les pratiques répressives du régime se poursuivent», a ajouté la lauréate du Nobel de la paix. «Perkins Rocha et tous les prisonniers politiques doivent être pleinement libres», a exigé la figure de l’opposition.
Des ONG ont critiqué une loi insuffisante et appliquée de manière discrétionnaire. Avant l’adoption de l’amnistie, le gouvernement intérimaire avait annoncé un processus de remises en liberté le 8 janvier, cinq jours après le renversement de M. Maduro.
Dans son bilan le plus récent, l’ONG Foro Penal a indiqué que 690 prisonniers politiques ont été libérés depuis lors. Il reste encore plus de 500 personnes détenues pour des raisons politiques au Venezuela, selon cette ONG.
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Source : www.lefigaro.fr

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