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Si l’enjeu des élections municipales est d’abord local, les résultats de ce scrutin, à un an de la présidentielle 2027, auront également une portée nationale. Les électeurs sont appelés aux urnes, dimanche 15 mars, pour le premier tour des élections. Les principales villes françaises, dont Paris, Marseille et Lyon, seront particulièrement scrutées, tout comme les rapports de force entre partis politiques et les alliances qui se dessineront. Cette page rassemblera tout au long de la soirée électorale les résultats des villes à suivre.
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Ville symbole, la capitale va concentrer l’attention politique, d’autant que le scrutin s’annonce particulièrement indécis avec le départ de la maire sortante Anne Hidalgo. La droite espère reprendre Paris, dirigée par la gauche depuis 2001. Le premier tour pourrait accoucher d’une quinquangulaire inédite: les deux favoris Emmanuel Grégoire (Parti socialiste) et Rachida Dati (Les Républicains), mais aussi les outsiders Sarah Knafo (Reconquête), Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et Sophia Chikirou (La France insoumise) semblent en mesure de se qualifier pour le second tour.
La deuxième ville de France pourrait offrir l’un des duels les plus suivis de la soirée. La campagne a confirmé une forte tension entre le maire sortant Benoît Payan et le candidat du Rassemblement national Franck Allisio, tandis que la droite, avec Martine Vassal, tente de ne pas décrocher et que l’insoumis Sébastien Delogu pourrait jouer les trouble-fêtes à gauche.
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À Lyon, le maire écologiste sortant Grégory Doucet joue son avenir municipal dans un contexte difficile face à l’ancien président du club de foot de l’Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas, soutenu par la droite et la macronie. La ville était devenue en 2020 un symbole des bons résultats des écologistes lors des dernières municipales. Elle pourrait être cette fois-ci une nouvelle illustration du recul observé ces dernières années des enjeux écologiques dans les débats politiques en France.
Le maire sortant Jean-Luc Moudenc, soutenu par la droite et la macronie, est confronté à une gauche réunie (hors La France insoumise) autour de François Briançon et qui espère faire basculer la ville. Mais l’équilibre du second tour dépendra notamment du poids du candidat insoumis François Piquemal, qui pourrait jouer un rôle d’arbitre s’il se maintient ou de faiseur de roi en cas d’union.
Nice est le théâtre du duel entre les frères ennemis Christian Estrosi et Éric Ciotti – duel qui a pris une tournure judiciaire dans les dernières semaines de campagne. La ville fait partie des places fortes à suivre pour la droite, mais aussi pour mesurer la capacité du Rassemblement national et de ses alliés à peser dans une grande métropole.
La maire sortante socialiste Johanna Rolland espère conserver une ville historiquement ancrée à gauche. La soirée permettra de mesurer la résistance de sa majorité face à une droite qui entend revenir dans le jeu municipal.
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Montpellier présente une configuration plus éclatée, avec un maire sortant, le socialiste Michaël Delafosse, bien installé, mais plusieurs candidatures sont susceptibles de peser sur le rapport de force du second tour, à l’image de celle de l’insoumise Nathalie Oziol ou de celle du propriétaire du Montpellier Hérault Rugby, Mohed Altrad, dirigeant du groupe de BTP du même nom.
La capitale alsacienne est le théâtre d’une bataille des gauches. La maire sortante écologiste Jeanne Barseghian, dont le bilan est largement critiqué, est défiée par l’ex-maire socialiste Catherine Trautmann dans un duel inattendu, alors que le Parti socialiste et Les Écologistes font cause commune dans de nombreuses villes.
Un « outsider » brouille les cartes dans la préfecture de la Gironde : l’économiste et universitaire Philippe Dessertine s’est lancé en septembre 2025 sans étiquette, à la tête d’une liste « hors système », contrariant les desseins du député macroniste Thomas Cazenave, candidat de la droite et du centre, qui ambitionne d’évincer le maire sortant écologiste Pierre Hurmic, soutenu par le PS, le PCF et Génération.s. Une course au podium qui laisse planer une incertitude sur l’issue du scrutin.
Qui pour incarner l’après-Martine Aubry, qui a démissionné en mars 2025 après 24 années de mandat consécutives? Son dauphin, le socialiste Arnaud Deslandes, qui lui avait succédé, affronte avec le soutien du Parti communiste et Place publique huit candidats. L’écologiste Stéphane Baly, qui avait failli l’emporter en 2020, 227 voix derrière Martine Aubry, veut y croire. Sont également en lice pour une place au second tour l’insoumise Lahouaria Addouche, la députée Renaissance Violette Spillebout et l’eurodéputé du Rassemblement national Matthieu Valet.
Les autres villes à suivre
La députée Laure Lavalette, porte-parole du RN, porte les espoirs de l’extrême droite dans ce département du Var où sept des huit députés sont issus du Rassemblement national. C’est la circonscription de Toulon qui avait échappé au parti aux législatives anticipées de 2024 (Yannick Chenevard, Renaissance, l’avait emporté face au RN Sébastien Soulé). Face à Laure Lavalette, la maire sortante Les Républicains Josée Massi et le sénateur LR Michel Nonnus se disputent la succession de l’ancien maire Hubert Falco, démis de ses fonctions en mai 2023 après une condamnation pour recel de détournement de fonds publics. Contre toute attente, Hubert Falco, toujours influent, a pris Michel Bonnus pour dauphin après avoir approché Josée Massi dans un premier temps. L’ex-première adjointe, étiquetée désormais « divers droite », a lancé une liste dissidente.
La présidentielle en ligne de mire, Édouard Philippe brigue un nouveau mandat au Havre loin d’être acquis, l’issue du scrutin pouvant lancer ou sérieusement hypothéquer sa campagne pour l’Élysée. Maire de la cité portuaire depuis 2010, élu au premier tour en 2014 et au second en 2020, l’ancien Premier ministre pourrait être menacé par le député communiste Jean-Paul Lecoq, dans l’hypothèse d’une triangulaire avec le candidat d’extrême droite UDR-RN Franck Keller.
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Dirigée par l’écologiste Éric Piolle depuis 2014, Grenoble s’apprête à élire un nouveau maire. L’union de la gauche hors LFI est portée par Laurence Ruffin, la sœur du député de la Somme François Ruffin. Sa victoire est toutefois loin d’être acquise puisque l’ancien maire Alain Carignon est en course, soutenu par la droite et la macronie.
Le maire sortant de Perpignan, Louis Aliot (Rassemblement national), part largement favori du scrutin. Derrière le vice-président du parti d’extrême droite, deux listes de gauche devraient se disputer la deuxième place : la liste PS-Place Publique menée par la vice-présidente de la région Occitanie Agnès Langevine et celle de l’insoumis Mickaël Idrac. Le candidat de l’union de la droite et du centre Bruno Nougayrède pourrait également accéder au second tour.
Le député insoumis David Guiraud semble en bonne position pour décrocher la mairie de Roubaix. Ce proche de Jean-Luc Mélenchon est opposé à Karim Amrouni, à la tête d’une liste divers gauche, au maire centriste sortant Alexandre Garcin et à la candidate du Rassemblement national Céline Sayah.
Près de six mois après son départ de Matignon, renversé par une motion de censure le 8 septembre, l’ancien Premier ministre François Bayrou, qui fêtera ses 75 ans en mai, brigue un troisième mandat à Pau, ville qu’il dirige depuis 2014. Le « cabourut » (têtu) béarnais en est à sa cinquième campagne municipale (il avait échoué en 1989 et 2008) dans la cité d’Henri IV. Ses adversaires – ils sont six face à lui, notamment le centriste Philippe Arraou dont il fut proche – mettent en avant un bilan national bien en-deçà des attentes, marqué par une politique sociale loin du centrisme. D’autres s’interrogent sur ses ambitions nationales même s’il assure qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de 2027.
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Enfants des années 80 et de gauche, trois des cinq candidats en lice pour succéder à La Courneuve au communiste Gilles Poux, qui rend l’écharpe après trois décennies de mandat, ont en commun d’avoir grandi dans la monumentale cité des 4000 : le socialiste et actuel premier adjoint à la mairie Oumarou Doucouré, l’insoumis et député de Seine-Saint-Denis Aly Diouara, et celle qui a été choisie par le maire sortant pour lui succéder, son adjointe à la jeunesse, à l’insertion et à l’emploi Nadia Chahboune.
Dans la préfecture de l’Aude, le candidat du Rassemblement national, le député de la circonscription Christophe Barthès, espère renouer avec le succès des législatives de 2024 à la tête de la liste « Demain Carcassonne » et fait campagne sur la sécurité face à une droite divisée et une gauche unie. Le maire divers droite Gérard Larrat brigue à 84 ans un troisième mandat consécutif face à son ancien directeur de cabinet François Mourad. Alix Soler-Alcaraz se présente à la tête de « Carcassonne unie ! », soutenue par le Parti socialiste, le Parti communiste, Les Écologistes, le Parti radical de gauche (PRG), Place publique et le Parti occitan.
Bastion socialiste, Lens est avec Hénin-Beaumont l’autre « cible » du Rassemblement national dans l’ancien bassin minier du nord de la France. Le maire sortant socialiste Sylvain Robert (au pouvoir depuis 2013) part au combat à la tête d’une large union de la gauche face au député RN de la circonscription Bruno Clavet, qui entend offrir à son parti « un symbole fort » de sa puissance dans le Pas-de-Calais.
C’est dans cette ville de la Côte d’Azur qu’a choisi de se lancer en politique Louis Sarkozy, le fils de l’ancien président.
Résultats du premier tour
Les résultats du premier tour dans ces vingt villes seront ajoutés ici au fil des remontées officielles. Cette page sera actualisée avec :
- les résultats ville par ville
- les principaux enseignements politiques à retenir
- les perspectives en vue du second tour
En attendant, notre direct suit toute la journée le scrutin, la participation, les faits marquants et les premières remontées en provenance de la capitale et des autres grandes villes françaises.
Notre analyse Actus-Eco.fr : Ces informations offrent un aperçu des tendances économiques actuelles. Consultez nos autres publications pour suivre l’évolution des prix du carburant et des secteurs clés de l’économie.
Source : www.france24.com

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