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Publié
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
À Erbil, dans le Kurdistan irakien, le consulat des Émirats arabes unis a été attaqué. Un important centre pétrolier a également été touché par un drone dans le port de Fujairah. La région s’embrase. Les pays du Golfe sont aspirés par cette guerre. Or, ces monarchies prospères, qui ont tout misé sur le pétrole et le tourisme, voient tout s’effondrer. Est-ce la fin du mirage ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
À Dubaï, aux Émirats arabes unis, un drone est projeté dans un immeuble résidentiel tandis qu’un autre frappe le Koweït. Plus loin, des approvisionnements sont bloqués dans le détroit d’Ormuz. Par tous les moyens, l’Iran tente d’asphyxier les économies du Golfe pour accentuer la pression sur leur allié américain. Mais la guerre peut-elle totalement ébranler le modèle de ces pays du Golfe ?
« Je pense que ce modèle du tout soft power sera très concrètement remis en cause par les États du Golfe, répond Frédéric Encel, professeur de géopolitique à Sciences Po. Tout cela est très sympathique, mais si vous ne pouvez pas le défendre au moment où vous êtes attaqué, évidemment votre modèle chute.«
Pour éviter de dépendre du pétrole, ces États tentent de diversifier leur économie. À Dubaï, par exemple, l’ancienne petite ville au milieu du désert mise sur le tourisme depuis plusieurs décennies, notamment avec des projets fantasques comme en 1980 avec la création d’une patinoire.
L’émirat se met aussi à construire dès 2004 avec des îlots pour la jet set, une bétonisation sur terre et puis des tours, toujours plus hautes, pour attirer les investisseurs. « La particularité de Dubaï, c’est d’avoir une vision et d’être unique et donc d’avoir vingt ans d’avance sur tous les autres« , expliquait Didier Boussemart, ex-directeur d’AXA Moyen-Orient, en février 2006.
Dubaï est aussi une oasis à la fiscalité avantageuse, sans impôt sur le revenu et peu d’impôts sur les sociétés. Ce modèle a encore ses chances si la guerre ne dure pas, selon Cécile Chamaret, professeure à l’École polytechnique. « Ils en ont connu d’autres, estime-t-elle. Ils ont connu la crise financière notamment il y a quelques années. Donc ce sont des pays où les cycles économiques sont aussi beaucoup plus rapides qu’en Europe. » Aujourd’hui, la guerre frappe de plein fouet ces pays des mille et une nuits, au risque de réduire leur modèle à un mirage.
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Source : www.franceinfo.fr

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