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ALBERT PEREZ / Getty Images via AFP
Sept membres de la délégation féminine iranienne avaient été qualifiés de « traîtresses en temps de guerre » dans leur pays pour avoir refusé de chanter l’hymne national avant un match disputé pendant le conflit.
La capitaine de l’équipe féminine de foot iranienne a retiré à son tour sa demande d’asile en Australie, a annoncé un média iranien ce dimanche 15 mars. Quelques heures plus tôt, déjà trois membres de l’équipe, qui avaient demandé et obtenu l’asile en Australie, ont décidé de retourner en Iran, avait indiqué le ministre australien de l’Intérieur Tony Burke. Une autre joueuse avait fait la même démarche dans la semaine.
Sept membres de la délégation féminine iranienne, dont six joueuses et un membre du staff, avaient demandé refuge en Australie après avoir été qualifiés de « traîtresses en temps de guerre » dans leur pays pour avoir refusé de chanter l’hymne national avant un match disputé pendant le conflit en cours entre la République islamique et les États-Unis et leur allié Israël.
« Après avoir dit aux responsables australiens qu’elles avaient pris cette décision, la possibilité a été donnée aux joueuses à plusieurs reprises de discuter de leurs possibilités », a affirmé le ministre de l’Intérieur. Et d’ajouter : « Le gouvernement australien a fait tout ce qu’il pouvait pour s’assurer que ces femmes avaient une chance de s’assurer un avenir sûr en Australie. »
Des pressions des autorités iraniennes sur les sportifs ?
Le gouvernement australien a donné aux membres de l’équipe la possibilité de trouver refuge dans le pays, mais celles-ci se sont trouvées face à un choix « d’une difficulté incroyable », a-t-il encore déclaré.
Les groupes de défense des droits humains ont accusé à de nombreuses reprises les autorités iraniennes de faire pression sur les sportifs iraniens se trouvant à l’étranger en faisant peser des menaces sur leurs proches ou leurs biens s’ils faisaient défection ou faisaient des déclarations critiques à l’égard de la République islamique.
Des médias d’État iraniens avaient annoncé plus tôt samedi que deux joueuses de l’équipe nationale féminine de football qui avait disputé la Coupe d’Asie en Australie, ainsi qu’un membre de l’encadrement, avaient retiré leur demande d’asile dans ce pays et se dirigeaient vers la Malaisie.
Cinq joueuses, dont leur capitaine Zahra Ghanbari, s’étaient initialement échappées de leur hôtel pour demander l’asile. Une sixième ainsi qu’une personne de l’encadrement avaient également sollicité Canberra, juste avant le vol prévu mardi soir pour la Malaisie. Le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a assuré que les joueuses avaient été contraintes de faire défection.
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Source : www.huffingtonpost.fr

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