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15 mars 2026Il n’y avait « ni légalité, ni urgence » pour mener la guerre en Iran, réagit Robert Malley, avocat et diplomate, ancien émissaire spécial de l’administration américaine pour l’Iran. « L’Iran ne présentait pas un danger pour les États-Unis« , poursuit-il, car le régime « était loin d’avoir une bombe atomique« . « C’est une guerre préventive et donc par définition illégale« , assure-t-il.
Le diplomate, ancien conseiller du président démocrate Bill Clinton et ancien envoyé spécial américain pour l’Iran sous Joe Biden, a « rarement été aussi inquiet qu’aujourd’hui« , car la guerre est menée, selon lui, par « un président américain qui considère qu’il n’a aucune contrainte légale« . « De l’autre côté, le régime iranien joue son va-tout, estime qu’il n’a plus rien à perdre (…) et qui est prêt à mener une guerre de guérilla à l’échelle globale, en frappant tous les maillons faibles de l’économie mondiale et de la sécurité américaine« .
Après la guerre, quel régime pour l’Iran ?
Les États-Unis ont pour objectif, « soit de dégrader les capacités militaires de l’Iran, auquel cas la mission est accomplie » et la guerre devrait se terminer, analyse Robert Malley, « soit c’est de faire chuter ce régime, auquel cas c’est mission impossible« . Il est aussi possible que l’objectif de Donald Trump soit « simplement de faire durer cette guerre, jusqu’au jour où le président se décidera qu’il en a assez et qu’il veut passer à autre chose« .
L’ancien émissaire spécial en Iran ne voit « pas en quoi » cette guerre « peut aider le peuple iranien« . « D’abord, le peuple subit les bombes. Mais l’après-guerre, c’est quoi ? Même si le régime s’écroule, vous imaginez un régime démocratique représentatif, libéral ?« , s’interroge-t-il. « On aura une guerre civile, on aura des violences inouïes. Et si cette guerre se termine avec ce régime toujours en place, il sera d’autant plus répressif« , s’inquiète Robert Malley.
La guerre « la plus impopulaire » de l’histoire américaine contemporaine
Les objectifs de Donald Trump varient par ailleurs « de jour en jour, d’heure en heure« , selon l’ancien émissaire spécial, qui considère que le président américain s’est « lancé dans une guerre qu’il espérait de courte durée, et chaque jour, il semble de plus en plus frustré ».
Le diplomate ne comprend pas non plus en quoi cette guerre, « la plus impopulaire de l’histoire contemporaine aux États-Unis« , pourrait aider politiquement Donald Trump. « Ça va à l’encontre de tout ce qu’il nous a dit », expose-t-il, « l’inflation, c’était son cheval de bataille, et maintenant les prix se remettent à grimper. On va voir les prix alimentaires et autres » augmenter, « parce que le prix du transport, le prix du fioul, ça a des effets secondaires« , prévient Robert Malley.
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Source : www.radiofrance.fr

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