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16 mars 2026Après le premier tour des élections municipales 2026, Bernard Sananès, président de l’institut Elabe analyse le scrutin ce lundi 16 mars sur RMC. Il tempère les succès des uns et des autres appelant à faire attention aux « effets de loupe ».
Une bataille après l’autre. Au lendemain du premier tour des élections municipales ce dimanche 15 mars, certains partis politiques se félicitent d’avoir placé des candidats alors que le second tour se prépare pour d’autres.
Du nord au sud, plusieurs « grandes villes » de plus de 100.000 habitants vont avoir jusqu’à six candidats ce dimanche 22 mars, si aucune fusion de listes n’est prévue.
Dans ces mêmes grandes villes, certains partis pas ou moins attendus ont effectué des percées. Mais pour Bernard Sananès, président de l’Institut Elabe, invité ce lundi 16 mars de la matinale de RMC, il est nécessaire de se méfier des « effets de loupe ».
« Un effet de loupe, c’est lorsqu’on se focalise sur les très grandes villes où l’événement marquant c’est la poussée de LFI, à l’image du phénomène de cette même poussée en 2020 avec les écologistes », précise-t-il.
« Le PS a besoin de LFI »
Ajoutant que ces « grandes villes » ne sont pas Paris, Lyon ou Marseille mais plutôt Montpellier, Toulouse ou encore Roubaix, ainsi que les petites villes « où il n’y aura pas de primo sortant, mais les partis LR et PS resteront des forces qui domineront les autres ».
À moins d’une semaine du second tour, les derniers partis en lice auront donc le choix de faire, alliance pour renforcer leur position. Comme le note Bernard Sananès, la question des alliances « va dominer au second tour ».
Les candidats ont jusqu’à ce mardi 17 mars à 18 heures pour se maintenir, ou non, dans la campagne. Et éventuellement faire des alliances. Sur ce point, l’invité de la matinale analyse ça et là les alliances pour les grands partis.
« Le PS a besoin de LFI pour gagner à Nantes, à Avignon. La gauche a besoin d’alliances pour gagner Nîmes, la plus grande ville détenue par LR jusque-là », ajoute-t-il.
La disparition du macronisme
Si le RN confirme un certain nombre de villes (Beaucaire, Hénin-Beaumont, Vauvert…), le parti d’extrême droite ne peut pas s’estimer gagnant de ces élections municipales, analyse Bernard Sananès.
Quant au camp présidentiel et ses partis affiliés, Bernard Sananès constate la disparition du « macronisme » à l’échelle de ce scrutin. « Un seul dernier espoir, c’est de reconquérir Annecy, c’est maigre pour le parti présidentiel. » « Près de dix ans de macronisme et quasiment zéro implantation territoriale. »
L’abstention grande gagnante
Ce scrutin 2026 marque également une abstention record, hors crise sanitaire, puisque plus de 40% des inscrits ne se sont pas présentés aux urnes ce dimanche. Pour Frédéric, infirmier du Var au 3216, la source du problème est peut-être à aller chercher du côté des « petites villes » et villages qui ne présentent parfois qu’une liste.
À quelques jours du premier tour, près de 70% communes n’avaient qu’une seule liste.
« Je suis allé voter, mais beaucoup de villages ne présentent qu’un seul participant: le maire sortant par exemple. Donc beaucoup de personnes ne sont pas allés voter », explique Frédéric.
« On a tous focus sur les grandes villes, mais les petits villages où les maires sont en première ligne et ont d’énormes responsabilités que personne ne veut prendre, il n’y a qu’une seule liste », conclut ce dernier.
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Source : rmc.bfmtv.com

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