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16 mars 2026En Birmanie, première session aujourd’hui du nouveau Parlement depuis le coup d’État de 2021 et l’arrivée de la junte au pouvoir. Avec une large majorité qui lui est favorable, le Parti de l’union de la solidarité et du développement, pro-armée, a largement remporté les élections en janvier dernier. Un Parlement qui promet de n’être qu’une chambre d’enregistrement de la junte au pouvoir.
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Des députés inféodés à la junte militaire « déguisés en civils ». C’est ainsi que Tom Andrews, rapporteur spécial des Nations unies sur les droits humains en Birmanie, décrit la nouvelle chambre basse qui siège à Naypyidaw Et de fait, la plupart des sièges sont occupés par des soutiens de la dictature à l’issue d’élections marquées par une répression des voix dissidentes. Le reste des sièges, un quart du Parlement, est même réservé directement à des militaires en uniforme.
Les précédentes législatives de 2020 avaient vu une victoire écrasante du parti d’Aung San Suu Kyi, mais la junte a annulé les résultats, arrêté la lauréate du prix Nobel de la paix et dissous son parti. Cela avait déclenché une guerre civile.
Des députés de cette ancienne majorité en exil ont d’ailleurs tenu une session parallèle, affirmant que leur gouvernement d’unité nationale demeurait le seul pouvoir légitime.
Session parallèle
Tandis que les députés pro-junte prenaient place dans l’enceinte du Parlement, des parlementaires en exil, issus du scrutin de 2020, ont tenu une session parallèle, affirmant que leur « gouvernement d’unité nationale » (NUG) autoproclamé demeurait le pouvoir légitime du pays.
« Nous assistons à une tentative de tromper le peuple par une représentation frauduleuse issue de ces fausses élections », a lancé le président par intérim du NUG, Duwa Lashi La, lors de leur réunion en ligne. Les responsables « du coup d’État cherche(nt) à obtenir une légitimité internationale par tous les moyens », a-t-il estimé, soulignant que la réunion du Parlement à Naypyidaw ne devait pas être considérée comme une « évolution politique normale ».
Mais peu importe pour les nouveaux parlementaires pro-junte : ils ont ce matin élu Khin Yi comme le nouveau président de la chambre basse. Ancien ministre, il était chef de la police au moment du coup d’État contre Aung San Suu Kyi en 2021.
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Source : www.rfi.fr

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