
Comment minimiser la douleur des perturbations de voyage
16 mars 2026
Narges Mohammadi, prix Nobel de la Paix 2023, sort temporairement de prison pour raisons de santé
16 mars 2026• Donald Trump assure que l’Iran “n’a plus de missiles”
Lors d’une conférence de presse tenue le lundi 16 mars en fin d’après-midi, Donald Trump a déclaré que le régime iranien avait été “littéralement anéanti” par les frappes américano-israéliennes en cours depuis le 28 février, indique The New York Times dans son direct. “Depuis le début du conflit, nous avons touché plus de 7 000 cibles […], nous avons réduit de 90 % leurs capacités balistiques et de plus de 95 % [leur arsenal de] drones. Les niveaux de tir de riposte sont extrêmement bas aujourd’hui puisqu’ils n’ont plus de missiles”, a assuré le président des États-Unis.
“Les États-Unis font aujourd’hui ce qui aurait dû être fait il y a de nombreuses années”, a ajouté le républicain. Dans cette même conférence de presse, le président américain a reproché à certains pays leur “manque d’enthousiasme” concernant la sécurisation du détroit d’Ormuz. “Depuis quarante ans, nous vous protégeons et vous ne voulez pas vous impliquer dans quelque chose de très mineur”, a regretté le locataire de la Maison-Blanche.
Sur la question des négociations avec la République islamique, Donald Trump s’est dit ouvert à des discussions mais a ajouté que les membres de son administration “ne connaissaient pas les dirigeants” iraniens. “Nous avons des gens prêts à négocier. Nous n’avons aucune idée de qui ils [les dirigeants iraniens] sont”, a-t-il précisé. Depuis le début de la guerre, le 28 février, l’appareil d’État iranien a été décapité par les frappes israélo-américaines, qui ont notamment tué, dès le premier jour du conflit, le guide suprême Ali Khamenei. Son fils, Mojtaba Khamenei, a été désigné, le 9 mars, comme nouveau guide suprême du régime des mollahs.
• Le détroit d’Ormuz toujours bloqué
Alors que les prix des hydrocarbures poursuivent leur envolée, le bras de fer autour du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique où transitait avant la guerre 20 % du pétrole mondial, se poursuit. Après avoir affirmé que la marine américaine commencerait “très bientôt” à escorter des pétroliers dans ce passage stratégique, Donald Trump a appelé, le 14 mars, d’autres pays à la rescousse – y compris la Chine.
Signe d’une certaine fébrilité, le républicain a même été jusqu’à menacer ses alliés de l’Alliance atlantique. “S’il n’y a pas de réponse ou si la réponse est négative, je pense que ce sera très mauvais pour l’avenir de l’Otan”, a-t-il averti dans une interview au Financial Times.
Un appel qui, pour l’heure, semble susciter peu d’engouement. Le Japon, tout comme l’Australie, a ainsi fait savoir qu’il “n’envisageait pas” un tel déploiement. De son côté, la France s’est dite prête à envoyer des navires de guerre dans le cadre d’une “mission purement d’escorte”, une fois passée la “phase intense du conflit”. Quant au Royaume-Uni, il a annoncé continuer de discuter avec ses alliés d’une “série d’options”, rapporte The Daily Telegraph, dont le recours à des drones chasseurs de mines sous-marines.
• L’aéroport de Dubaï touché par l’Iran
“Les équipes de la défense civile de Dubaï ont réussi à maîtriser l’incendie d’un réservoir de carburant à proximité de l’aéroport international de Dubaï, après une frappe de drone”, rapporte le site émirati Gulf News. Aucun blessé n’est à déplorer, ont ajouté les autorités. Les vols ont été immédiatement annulés, mais le trafic a pu partiellement reprendre dans l’après-midi.
Depuis le 28 février, les Émirats arabes unis sont régulièrement pris pour cible par des bombardements iraniens. Plus de 1 800 missiles et drones ont été tirés sur le pays et ses installations militaires ou civiles, faisant au moins six morts et plusieurs blessés.
• L’armée israélienne annonce une offensive terrestre au Liban
L’armée israélienne a annoncé, lundi matin, qu’elle allait entamer le déclenchement d’une opération terrestre “limitée” dans le sud du Liban, rapporte, dans son direct, L’Orient-Le Jour. Dans un communiqué, le ministre de la Défense de l’État hébreu, Israel Katz, a déclaré que cette offensive “se poursuivra[it] jusqu’à ce que le Hezbollah ne constitue plus une menace pour les habitants du nord d’Israël”. Il a ajouté que cette opération doit “s’inspirer des opérations militaires menées par l’armée israélienne à Gaza pendant sa guerre contre le Hamas”.
Au total, les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 886 personnes, dont 111 enfants et 38 membres du personnel de santé depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé le ministère de la Santé libanais. À ces morts s’ajoutent 2 141 blessés et plus de 1 million de deplacés, selon un communiqué de l’organisme de gestion des catastrophes relayé par l’Agence nationale de l’information (ANI).
Source : www.courrierinternational.com

9999999
