
Bitcoin reprend la main malgré la prudence des marchés
16 mars 2026
Guerre en Ukraine : dédié à des opérations sur les zones côtières avec une autonomie de plus de 500 km… Le patrouilleur russe « Raptor » détruit par Kyiv en mer Noire
16 mars 2026
PARIS, 16 mars (Reuters) – La France a organisé dimanche le premier des deux tours des élections municipales, et bien que les résultats des élections locales n’offrent pas toujours un aperçu fiable des élections nationales, le vote a fourni un instantané de l’ambiance politique sur le terrain.
Voici cinq points à retenir du scrutin, qui précède les jours de construction d’alliances qui détermineront les vainqueurs éventuels du second tour des votes de dimanche prochain :
* LE RASSEMBLEMENT NATIONAL SCORES DANS LES FORTERESS, ATTEINT UN PLAFOND AILLEURS
Le Rassemblement national (RN) d’extrême droite a remporté des victoires éclatantes dans ses bastions du sud et du nord, reconquérant carrément Perpignan dès le premier tour et terminant solidement deuxième à Marseille.
Prendre Marseille, la deuxième plus grande ville de France, marquerait une avancée majeure pour le parti.
Mais ses résultats au premier tour ont aussi souligné les limites de l’attractivité du RN au-delà de ses principaux territoires. Dans les grandes villes en dehors de son cœur méditerranéen, le parti a à peine enregistré, avec un score inférieur à 8 % à Paris, Lyon, Toulouse, Nantes, Strasbourg et Bordeaux.
Cette tendance suggère que la tentative du RN de « normaliser » son image ne s’est pas encore traduite par des gains dans les centres urbains prospères et cosmopolites, le laissant plus fort dans la France rurale et ses champs de bataille traditionnels.
* L’extrême gauche ne s’incline pas, ce qui complique le chemin de la gauche
Le parti d’extrême gauche France Unbowed (LFI), dirigé par Jean-Luc Mélenchon, très controversé, a surpassé les attentes, confirmant sa résilience malgré une campagne mouvementée.
Elle a remporté dès le premier tour Saint-Denis, deuxième ville de la région parisienne, et est en passe de prendre Roubaix, symbole du nord post-industriel de la France.
Ces progrès ont eu lieu malgré les récentes controverses, notamment les conséquences de l’assassinat du militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon, et les accusations d’antisémitisme suite aux remarques de Mélenchon sur des personnalités aux noms à consonance juive.
La force de LFI complique le calcul électoral de la gauche dominante avant l’élection présidentielle de l’année prochaine. La question de savoir si les Socialistes et les Verts concluront des alliances locales avec LFI lors des prochains tours offrira un premier test de l’ampleur de la fracture de la gauche lorsqu’elle entrera dans la course nationale.
Les Verts, qui ont surfé sur une vague mondiale d’activisme climatique pour remporter des victoires dans les grandes villes en 2020, ont du mal à répéter cette performance.
Six ans plus tard, après une crise du coût de la vie et dans un contexte d’instabilité géopolitique accrue, les questions environnementales semblent avoir relégué au second plan les priorités des électeurs.
Ce changement s’est manifesté dès le premier tour, le maire Vert de Strasbourg n’étant que troisième, et les candidats Verts à Bordeaux et Lyon n’étant pas assurés de la victoire au second tour de dimanche prochain.
* LE CENTRE TIENT AU HAVRE — MAIS PEU AILLEURS
Le camp centriste du président Emmanuel Macron, qui a longtemps manqué d’ancrage local profond, s’est présenté aux élections municipales avec des ambitions modestes après de mauvais résultats en 2020.
Une race, cependant, revêtait une importance nationale. Au Havre, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe – largement considéré comme le centriste le mieux placé pour contrer l’extrême droite lors de l’élection présidentielle de 2027 – a cherché à reconquérir son siège de maire.
Philippe a surpassé les résultats des sondages pré-électoraux, remportant 43,8 % au premier tour et le plaçant dans une position de force pour vaincre ses rivaux communistes et du Rassemblement national au second tour.
Une victoire renforcerait sa prétention à diriger le peloton centriste lors de la prochaine course présidentielle et augmenterait la pression sur d’autres candidats potentiels, dont l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, pour qu’ils soutiennent sa candidature.
* KNAFO ÉMERGE COMME UN NOUVEAU PORTE-ÉTENDARD DE L’EXTRÊME DROITE
A Paris, la gauche semble bien partie pour conserver le contrôle de la capitale après plus de 25 ans au pouvoir. Le socialiste Emmanuel Grégoire est arrivé en tête du premier tour avec 38%, soit plus de 10 points d’avance sur sa challenger conservatrice Rachida Dati, soutenant la transformation de la ville menée par les verts sous la direction du maire sortant.
Mais la révélation de la course parisienne est venue de la frange nationaliste. Sarah Knafo, qui a cultivé sa visibilité internationale et a assisté à l’investiture du président américain Donald Trump, a recueilli 10 % des voix, suffisamment pour se qualifier pour le second tour.
Son résultat met en évidence le lien stratégique auquel est confrontée la droite traditionnelle à l’approche de l’élection présidentielle : maintenir un « cordon sanitaire » autour de l’extrême droite au risque de la défaite, ou rechercher un partenariat avec elle.
(Reportage de Michel Rose ; édité par Pooja Desai)
Copyright 2026 Thomson Reuters.
Photos que vous devriez voir – mars 2026
Notre analyse Actus-Eco.fr : Cette actualité illustre les évolutions récentes des marchés et leur impact potentiel en France. Retrouvez nos analyses complémentaires dans nos articles sur l’économie et sur les marchés financiers.
Source : www.usnews.com – Traduction Google.

9999999
