
la justice lève le voile sur des années de harcèlement sexuel et moral
16 mars 2026
Oksana Lyniv, cheffe d’orchestre ukrainienne engagée et pionnière
16 mars 2026EN DIRECT – Municipales 2026 : Jean-Luc Mélenchon dénonce «l’irresponsabilité arrogante» de Benoît Payan à Marseille
Le premier ministre a appelé Marine Tondelier pour que la candidate écologiste se retire à Nice
Sébastien Lecornu a pris son téléphone lundi pour joindre la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a appris Le Figaro, confirmant une information du Parisien. Le premier ministre a évoqué avec elle la nécessité de faire front républicain dans les villes où les candidats du Rassemblement national et ses alliés pourraient être élus.
Le cas de Nice a notamment été mentionné, tandis qu’Éric Ciotti, désormais dans le giron du RN, est en passe de l’emporter. La candidate écologiste, arrivée troisième et qualifiée pour le second tour, devrait toutefois refuser de retirer sa liste.
Le premier ministre «a appelé plusieurs chefs de partis entre ce matin et hier soir», précise-t-on à Matignon.
Municipales : Les Verts au défi de conserver leurs fiefs
«S’il veut un débat, il refuse cette fusion politique avec LFI» : Jean-Michel Aulas conditionne sa participation à un débat avec Grégory Doucet
Jean-Michel Aulas a annoncé ce lundi dans une tribune publiée sur actu Lyon qu’il exige que Grégory Doucet ne fasse pas d’alliance avec LFI, sans quoi il ne participera pas au débat d’entre deux tours prévu sur France 3 région et France info en milieu de semaine.
«S’il veut un débat, il refuse cette fusion politique avec LFI. S’il choisit malgré tout cette fusion, il aura lui-même créé les conditions pour qu’il n’y ait pas de débat. Il en appelle donc à tous les électeurs républicains : Lyon ne peut pas devenir la seule grande ville de gauche à s’allier avec l’extrême-gauche, quand Paris et Marseille refusent clairement cette dérive», nous indique son entourage.
Paris, Lyon, Marseille, Toulouse… Où en sont les projets d’alliance dans les grandes villes pour le second tour des municipales ?
Après un premier débat raté le 24 février dernier lors de l’émission organisée par Le Figaro et BFMTV, cette position de Jean-Michel Aulas est vue comme un moyen de se défiler par ses opposants écologistes. Hier questionnés sur le sujet, les soutiens de l’ancien président de l’Olympique lyonnais étaient encore partagés sur sa participation au débat, une partie la souhaitant l’autre non. Preuve de la fébrilité actuelle dans le camp Aulas.
Par notre journaliste à Lyon, Justin Boche
À Colombes, LFI appelle à «une fusion technique» avec la liste Écologiste
La plus grande ville d’Île-de-France tenue par Les Écologistes est en passe d’être reconquise par la droite. Le candidat LR Joakim Giacomoni est arrivé en tête des suffrages avec 31,8% des suffrages, loin devant le maire sortant écologiste Patrick Chaimovitch qui n’en a obtenu que 18,23%.
Pour «empêcher le retour de la droite», l’insoumis Jordan Robichon plaide, dans un communiqué publié ce matin, pour «une fusion technique des listes de gauche» derrière la bannière écologiste.
Dans le même temps, les partisans de Patrick Chaimovitch ont réaffirmé, résultats à l’appui, que la gauche rassemblée cumule 46% des voix au premier tour, liste insoumise comprise. Qualifié pour le second tour avec 15,86% des voix, le socialiste Valentin Narbonnais n’a pas confirmé se désister en vue du second tour. Contactée par Le Figaro, l’antenne colombienne du PS n’a pas répondu à nos sollicitations.
«Une élection, ce n’est jamais gagné d’avance»: à Roubaix, le candidat LFI David Guiraud relance sa campagne avant le second tour des municipales
Bien parti pour réussir son pari de décrocher la mairie de Roubaix (Nord), le député LFI David Guiraud est reparti en campagne sur un marché du quartier du Nouveau Roubaix au lendemain du premier tour des municipales, où il est arrivé loin devant ses deux principaux rivaux avec 46,64% des voix.
«Une élection, ce n’est jamais gagné d’avance. Donc, on a une belle avance, confortable, mais il ne faut pas se reposer sur ses lauriers, il faut rester humble», a souligné ce fidèle et jeune lieutenant de Jean-Luc Mélenchon.
Nice : Christian Estrosi lance une tribune nationale pour «faire barrage», Manuel Valls premier signataire
À Nice, le maire sortant Christian Estrosi, largement distancé par son rival Éric Ciotti avec treize points d’écart, doit également affronter la gauche écologiste – à moins que celle-ci n’annonce son retrait.
Pour l’heure, la candidate Juliette Chesnel-Le Roux a fermé la porte à cette hypothèse et tient une conférence à 16h30. L’édile actuel a lancé dans l’attente une tribune, nationale, intitulée : « À Nice, faire barrage à l’extrême droite » et à destination des électeurs de la gauche républicaine.
Municipales à Nice : Christian Estrosi appelle «à faire barrage à l’extrême droite» d’Éric Ciotti
«Nous, artistes, responsables associatifs, électeurs de la gauche républicaine, appelons donc l’ensemble des électrices et des électeurs attachés aux valeurs démocratiques et républicaines, ainsi que celles et ceux qui se sont abstenus, à se mobiliser. Nos désaccords politiques demeurent. Mais dans ce moment décisif, l’essentiel est ailleurs», peut-on y lire.
95 personnes l’ont pour l’instant signée : des locaux niçois mais aussi, en tout premier : Manuel Valls, ancien premier ministre.
Marseille : Jean-Luc Mélenchon dénonce «l’irresponsabilité arrogante» de Benoît Payan, qui refuse de s’allier avec LFI
Jean-Luc Mélenchon dénonce une « consternante irresponsabilité arrogante » du maire sortant Benoît Payan, qui a présenté lundi matin à la préfecture sa liste pour le deuxième tour, fermant la porte à tout « arrangement » avec LFI, refusant ainsi de faire front commun contre le Rassemblement national.
«Il préfère le risque de l’extrême droite à la fusion technique avec LFI. Marseille ne peut le supporter», a déclaré l’insoumis sur son compte X ce lundi 16 mars.
Nantes : les négociations se poursuivent entre la maire sortante Johanna Rolland (PS) et La France insoumise
En difficulté après n’avoir recueilli que 35,24 % des voix au premier tour, talonnée par la droite (33,77%), la majorité écolo-socialiste se retrouve pour l’heure devant la perspective d’une triangulaire périlleuse où les Insoumis (11,20%) joueraient les troubles fêtes. Ces derniers ont tendu la main à Johanna Rolland, prônant une «fusion technique» et la formation d’un «front antifasciste».
Municipales à Nantes : la PS Johanna Rolland tiraillée entre une alliance avec les Insoumis ou le centriste Belhamiti
Les Insoumis nantais ont émis deux seules conditions à cette union: la liste définitive devra être composée à partir du résultat du 1er tour, à la proportionnelle intégrale, ce qui impliquerait d’inclure un grand nombre d’Insoumis. Par ailleurs, cette hypothétique liste antifasciste ne pourra incorporer des éléments macronistes – contrairement à ce que semblait envisager Johanna Rolland dimanche soir, après le bon score – 8,12% – obtenu par l’ex député Renaissance Mounir Belhamiti dans la cité des ducs. «On ne combat pas l’extrême droite avec la droite, même macroniste», a fait savoir un responsable insoumis.
En début d’après-midi, l’entourage de William Aucant assurait néanmoins que les discussions avec la majorité sortante « ont permis d’avancer sur plusieurs points ». Johanna Rolland se serait, en particulier, engagée à ne pas se rapprocher de la liste de Mounir Belhamiti, indique au Figaro une source insoumise. En revanche, la fusion à la proportionnelle des listes ferait toujours obstacle à l’union des gauches.
La course contre la montre se poursuit, donc, dans les différents QG de la sixième ville de France. Si aucun accord n’est trouvé, la direction nantaise de La France insoumise entend déposer sa liste en fin de journée.
Municipales : à Nantes, l’offensive de la droite pour s’emparer du bastion PS suscite une forte mobilisation
La Rochelle: le maire sortant maintient sa liste, faute d’accord avec le PS
Le maire sortant de La Rochelle, Thibaut Guiraud (DVG), troisième du premier tour des municipales, a annoncé lundi maintenir sa liste, après l’échec de négociations pour fusionner avec la socialiste Maryline Simoné, deuxième derrière le député apparenté MoDem de Charente-Maritime Olivier Falorni.
Les membres de la liste de Maryline Simoné ont «posé comme préalable l’exclusion de la tête de liste de ’Générations La Rochelle’, Thibaut Guiraud, ainsi que de plusieurs colistiers qualifiés de manière vague de ’macron-compatibles’», justifie l’équipe du maire sortant dans un communiqué.
Même si des convergences ont été trouvées, sur «la volonté de ne pas laisser Olivier Falorni devenir le prochain maire de La Rochelle», ou «le refus de tout accord avec La France insoumise», «cette exigence d’éviction politique» a rendu «toute fusion impossible» et le maire a donc décidé de se «maintenir au second tour», ajoute-t-on de même source.
Municipales : rattrapé par la percée Insoumise, le PS face au dilemme des alliances
En unissant leurs voix, Thibaut Guiraud (15,64%) et Maryline Simoné (21,41%) pouvaient espérer théoriquement devancer au second tour Olivier Falorni, à l’origine de propositions de lois sur la fin de vie, qui est arrivé largement en tête du premier tour, avec 33,12% des suffrages.
Pour cet ancien cadre du Parti socialiste dans les années 2000, à la tête d’une liste classée divers gauche, le résultat du premier tour sonne comme une revanche après sa défaite de 181 voix en 2020 contre son rival et ancien ami Jean-François Fountaine, maire de 2014 à 2025, soutenu par le PS il y a six ans.
À l’été dernier, celui-ci avait cédé son fauteuil de maire à son adjoint Thibaut Guiraud dans le but de préparer sa succession. Le candidat divers droite Christophe Batcabe est aussi en mesure de se maintenir au second tour après avoir obtenu 13,6% des voix.
Marseille : Sébastien Delogu dénonce une position «irresponsable» de la part de Benoît Payan qui refuse tout arrangement avec LFI
Le candidat LFI à Marseille, Sébastien Delogu, dénonce une position « irresponsable » du maire sortant Benoît Payan, qui a présenté lundi matin à la préfecture sa liste pour le deuxième tour, fermant la porte à tout « arrangement » avec LFI, refusant ainsi de faire front commun contre le Rassemblement national.
Municipales Marseille : le maire sortant, Benoît Payan, face à la dynamique inédite du RN
« Jamais nous ne laisserons les clés de Marseille au Rassemblement national », a-t-il ajouté dans une vidéo postée ce lundi sur son compte Instagram, où il appelle les Marseillais à « faire entendre » leur voix pour « créer des conditions de rassemblement contre l’extrême droite ».
Municipales à Marseille : Benoît Payan dépose ses listes pour le second tour sans Sébastien Delogu et LFI
Toulouse : le maire sortant Jean-Luc Mondenc dénonce «une alliance de la honte» entre LFI et PS
Jean-Luc Mondenc, candidat divers droite, qui se représente pour un quatrième mandat à Toulouse, dénonce une «alliance de la honte» entre La France Insoumise de François Piquemal et le Parti socialiste de François Briançon.
«Le Parti socialiste s’est soumis aux insoumis en tournant le dos à une très vieille tradition toulousaine d’humanisme et d’attachement aux valeurs laïques et républicaines», a déclaré Jean-Luc Mondenc ce lundi 16 mars sur BFMTV.
Arrivés deuxième et troisième, derrière Jean-Luc Moudenc (divers droite, 37,23%), les deux listes de gauche cumulent à elles deux près de 52% des voix. «L’objectif est de battre Jean-Luc Moudenc». « Nous sommes parvenus à un accord de gouvernance commun entre les deux listes », a précisé le candidat LFI, expliquant que lui briguerait le siège de maire quand François Briançon se positionnera sur la présidence de la métropole.
Municipales 2026 à Toulouse : Jean-Luc Moudenc et la droite bousculés par la poussée de la gauche
Marseille : Un colistier de Sébastien Delogu déplore la «position de pompier pyromane» de Benoît Payan
Contacté par le Figaro, le colistier de Sébastien Delogu, Sébastien Barles, par ailleurs adjoint de Benoît Payan, déplore la «position de pompier pyromane» du maire sortant, quelques heures après le dépôt de sa liste sans avoir fusionné avec LFI.
Municipales à Marseille : Benoît Payan dépose ses listes pour le second tour sans Sébastien Delogu et LFI
«Nous continuons à faire pression pour faire front commun contre le Rassemblement national. La fin du dépôt des listes est ce mardi à 18 heures. Nous avons jusqu’à cette échéance pour batailler, pour que Benoît Payan retire sa liste et pour que nous fassions l’union. Mais il est vrai que les contacts entre Sébastien Delogu et Benoît Payan ont été très brefs. Il y a eu des messages échangés mais il y a eu aussi directement une fin de non-recevoir, et aucune rencontre organisée. Quand on voit qu’à Toulon, ça bouge et la gauche s’unit, la position de Benoît Payan me paraît intenable avec Marseille, car il y a un vrai risque que le RN ravisse la ville», explique Sébastien Barles.
Municipales : en quoi consistent les «fusions techniques» préconisées par LFI au second tour ?
Au Pays basque, un maire sortant retrouvé mort après sa défaite
Le maire sortant d’un village du Pays basque, battu au premier tour des municipales dimanche, a été retrouvé mort à son domicile, selon le parquet de Pau qui privilégie la piste du suicide.
Le maire de Viodos-Abense-de-Bas (Pyrénées-Atlantiques), village de 750 habitants, était recherché depuis la proclamation des résultats. Son corps a été retrouvé lundi matin, chez lui, par la gendarmerie, a révélé la radio Ici Pays basque.
Christian Berçaïts, âgé de 61 ans et maire depuis 2017, était candidat à sa réélection mais a été battu par son adversaire qui a obtenu 55,50 % des voix.
Avignon: fusion de la liste LFI avec celle de gauche menée par le PS
La liste La France insoumise (LFI) menée par Mathilde Louvain à Avignon va fusionner avec celle menée par le PS David Fournier, arrivées respectivement quatrième et troisième dans la Cité des papes, selon les deux partis consultés par l’AFP lundi.
Alliances à gauche : le double jeu du PS face aux outrances de LFI
«Il n’y aura qu’une seule liste de gauche» au second tour, a confirmé à l’AFP un proche de David Fournier, le candidat socialiste. Une condition sine qua non pour espérer garder Avignon à gauche. Le candidat surprise de ce scrutin, le journaliste télé Olivier Galzi, est en effet en tête avec plus de 27% des voix, suivi par la candidate du RN, Anne-Sophie Rigault, à plus de 25%.
Les deux listes de gauche, celle menée par le PS avec EELV et les radicaux de gauche notamment, et celle de LFI avec les communistes entre autres, sont arrivées au coude-à-coude dimanche soir, à 19,89% pour la première, et 19,03% pour la seconde.
Contactée dimanche par l’AFP, l’Insoumise Mathilde Louvain avait assuré vouloir agir «en responsabilité», expliquant qu’il fallait voir comme «un péril» la montée du RN à Avignon, dans un département fief de l’extrême droite.
Lundi matin, un proche collaborateur d’Olivier Galzi (sans étiquette) indiquait quant à lui que «la liste du deuxième tour sera celle du premier tour». Anne-Sophie Rigault (RN), arrivée deuxième avec 25,52% des voix, a estimé dans La Provence qu’elle dispose d’une «réserve de voix» chez les nombreux abstentionnistes.
Benjamin Morel : «Le premier tour des élections municipales est une victoire pour LFI»
Lucie Castets appelle les électeurs LFI à voter pour Emmanuel Grégoire à Paris
L’ex-candidate de la gauche à Matignon Lucie Castets, colistière d’Emmanuel Grégoire, a appelé lundi les électeurs de La France insoumise à voter pour le candidat de la gauche unie (hors LFI) au second tour des municipales à Paris, sans proposer d’alliance à Sophia Chikirou. «Nous sommes la première liste à gauche, la seule capable de battre Rachida Dati. J’appelle les électeurs Insoumis à voter pour nous», a déclaré à l’AFP Lucie Castets, alors que la liste conduite par Emmanuel Grégoire est arrivée largement en tête du premier tour avec 38% des voix, devançant de près de 13 points sa rivale de droite.
«Je sais que beaucoup d’électeurs LFI ont voulu faire entendre leur désir de radicalité au premier tour. J’ai regardé avec beaucoup d’intérêt les propositions de La France insoumise. Beaucoup sont semblables aux nôtres», a ajouté Lucie Castets, tête de liste dans le 12e arrondissement arrivée nettement en tête dimanche avec plus de 40% des voix.
BERTRAND GUAY / REUTERS
La candidate LFI Sophia Chikirou, arrivée en troisième position avec 11,72% des voix, a annoncé sans surprise qu’elle se maintiendrait au second tour si Emmanuel Grégoire refusait une fusion, et dit attendre «son coup de fil pour barrer la route à Rachida Dati». Or le député PS a toujours rejeté toute alliance avec la députée Insoumise.
Lucie Castets porte l’union de la gauche au niveau national mais estime qu’à Paris Sophia Chikirou, qui «a dit clairement qu’elle ne voulait pas d’un maire socialiste», a «mené une campagne très dure, très virulente, très personnalisée, en discutant très peu du fond, ciblée contre nous et très peu contre la droite et l’extrême droite». Elle estime en revanche que «dans les villes où la campagne a été moins conflictuelle, des fusions de listes devraient être possibles». Elle appelle à «faire l’union partout où c’est possible, en particulier là où il y a un risque d’extrême droite».
Paris, Lyon, Marseille, Toulouse… Où en sont les projets d’alliance dans les grandes villes pour le second tour des municipales ?
Toulouse, Marseille, Paris : dans les grandes villes, les tractations s’accélèrent. Depuis la publication des résultats du premier tour des municipales ce dimanche, les prises de paroles des candidats qui tendent la main – ou à l’inverse, ferment la porte – aux listes concurrentes en vue d’éventuelles alliances au second tour se multiplient. L’échéance est de courte durée, puisque les listes doivent être déposées en préfecture au plus tard le mardi suivant le premier tour, à 18 heures.
Ces alliances pourraient chambouler le vote des électeurs. Selon un sondage Ipsos pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN publié ce dimanche, 89% des personnes proches de La France Insoumise se disent favorables à une fusion des listes LFI et des listes «des autres partis de gauche» (Parti socialiste, Écologistes, PCF). Mais la proportion baisse du côté des Français proches des Écologistes (51%), et chute chez les électeurs du PS : 64% d’entre eux rejettent l’idée d’une fusion des listes.
Réunion en cours entre Philippe, Attal, Retailleau et Larcher
Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Gabriel Attal et Gérard Larcher s’entretiennent en ce moment en visioconférence. Au lendemain du premier tour des élections municipales, les dirigeants d’Horizons, de Renaissance et des Républicains planchent autour de plusieurs accords potentiels, avec le président du Sénat.
Au centre de leurs discussions : Paris, où Rachida Dati (LR) et Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance) négocient une entente en vue du second tour face au socialiste Emmanuel Grégoire, arrivé en tête. Ils doivent aussi aborder la situation à Nîmes, ville LR qui peut basculer dans le giron lepéniste ou communiste : une alliance entre le premier adjoint sortant Franck Proust (LR-Horizons, 19,55%) et l’ex-premier adjoint Julien Plantier (Renaissance, 15,55%) est sur la table.
«Pierre-Yves Bournazel se disait le candidat de la probité» : Emmanuel Grégoire tacle son adversaire centriste
«Pierre-Yves Bournazel se disait le candidat de la probité. Je ne peux pas croire qu’il pousse aujourd’hui pour une alliance avec une candidate renvoyée devant le tribunal correctionnel pour corruption le 16 septembre prochain», a écrit sur X le candidat socialiste à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire, arrivé en tête du scrutin hier. «Paris mérite de la transparence. Paris mérite de l’honnêteté. Paris mérite de la loyauté», a-t-il ajouté.
Alliances, fusions et désistements… Un lendemain de premier tour sous haute tension
La campagne du premier tour des élections municipales ressemblait à un marathon. Maintenant commence un sprint. Les listes ayant rassemblé dimanche au moins 10% des suffrages exprimés peuvent se maintenir au second tour. Celles qui en ont obtenu au moins 5% peuvent fusionner avec une liste qualifiée.
Les candidats doivent déposer leurs listes pour le second tour avant 18 heures mardi. Mais seule une partie des Français est appelée à voter dimanche prochain, puisque au moins 93 % des communes ont appris le nom de leur maire dès dimanche soir : seulement une ou deux listes y étaient en compétition, sachant que cette situation concerne essentiellement des villages.
Le second tour des municipales ne concerne donc qu’une petite minorité de communes, mais qui représentent une grosse moitié de la population. Surtout, même si le miroir est déformant, il servira de clé de lecture des positionnements des états-majors politiques, à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle. Avec, au cœur de cette semaine d’entre-deux-tours sous haute tension, le sujet délicat des alliances.
Le candidat Lutte ouvrière donné vainqueur à Sotteville-lès-Rouen… par erreur
Le grand soir pour Lutte ouvrière… ou presque. Sur les réseaux sociaux, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle et porte-parole Nathalie Arthaud s’est réjouie des résultats annoncés dimanche soir pour le premier tour des municipales 2026 à Sotteville-lès-Rouen.
Dans cette ville de Seine-Maritime, qui compte 29.000 habitants, c’est en effet Frédéric Podguszer, représentant le parti trotskiste, qui est arrivé en tête d’après les premiers résultats, avec 65,33% des voix. «C’est le moment ou jamais d’accrocher le drapeau rouge sur Sotteville-lès-Rouen», a écrit sur X Nathalie Arthaud, avec de nombreux émojis de joie. Le maire socialiste sortant, Alexis Ragache, était lui crédité de seulement 7% des voix.
Mais les Sottevillais ne seront pas dirigés par un maire issu de Lutte ouvrière… Une erreur, avec une inversion des scores, a été confirmée un peu plus tard par la mairie de Sotteville-lès-Rouen : «Les résultats annoncés par la préfecture sont erronés et sont en cours de modification».
C’est en réalité le maire sortant, Alexis Ragache, qui a récolté 65,33% des voix et l’emporte dès le premier tour. Il reste donc à la tête de la ville, le candidat de Lutte ouvrière devant finalement se contenter de 3,99%. Alexis Vernier (LFI) a lui rassemblé 23,69% des voix, et Letycia-Murielle Ossibi (Horizons) 7% des suffrages.
Après l’alliance de la gauche à Toulouse, Manuel Valls prend parti pour Jean-Luc Moudenc et dénonce le «déshonneur» des socialistes
Sur Facebook, l’ancien premier ministre socialiste Manuel Valls a appelé à soutenir le maire sortant de Toulouse Jean-Luc Mondenc (divers droite). L’ancien ministre des Outre-mer estime que définir Jean-Luc Moudenc comme un «danger fasciste» est hors des limites «de la décence et de l’ignominie».
«Le RN a été balayé dès le 1er tour avec moins de 6%. Rien ne justifie une alliance au profit du parti de Jean-Luc Mélenchon», juge-t-il. «À quelques jours de l’anniversaire de la tuerie à l’école Ozar-Hatorah, les socialistes ont choisi le déshonneur et ils connaîtront la défaite.»
Municipales à Toulouse : la gauche se range derrière LFI pour le second tour
Nathalie Arthaud reconnaît «un score modeste» pour la Lutte ouvrière
La porte-parole de Lutte ouvrière, Nathalie Artaud, a indiqué dans un message sur X que son parti avait réalisé un score de 1,2% sur toute la France hier, permettant l’élection de 24 conseillers municipaux.
«Scores modestes, mais idées essentielles pour espérer en finir avec cette société capitaliste et ses guerres», a-t-elle assuré.
À Marseille, Payan dépose sa liste et ferme définitivement la porte à LFI
Le maire sortant de gauche de Marseille Benoît Payan est arrivé lundi matin à la préfecture pour déposer sa liste pour le deuxième tour, fermant définitivement la porte à tout «arrangement» avec LFI face au Rassemblement national qui est «aux portes» de la ville.
«On a toujours été très clair», «face au Rassemblement national, il n’y a ni compromission ni tambouille ni arrangement» mais «il faut de l’union, de la clarté et du rassemblement», a-t-il déclaré à la presse, entouré de ses colistiers, l’air déterminé et confiant.
Nicolas Farmine, Le Figaro.
Municipales à Marseille : Benoît Payan dépose ses listes pour le second tour sans Sébastien Delogu et LFI
Erwan Davoux apporte son soutien à Benoît Payan à Marseille
Ancien agent du département des Bouches-du-Rhône, à l’initiative d’une plainte contre sa présidente – la candidate de la droite et du centre Martine Vassal –, Erwan Davoux apporte son soutien au maire sortant Benoît Payan, le seul selon lui qui incarne «une voie d’espérance pour les Marseillaises et les Marseillais dans un esprit de concorde».
Erwan Davoux appelle également à un changement à la tête de la métropole, un tacle à peine voilée à Martine Vassal qui dirige également cette collectivité. Erwan Davoux s’était lancée dans la bataille aux côtés de Nora Preziosi, conseillère départementale écartée en juin dernier de la tête du bailleur social 13 Habitat par Martine Vassal après un rapport cinglant de l’Agence nationale de contrôle du logement social. Erwan Davoux a récolté 1,85% des suffrages.
«Si vous n’avez pas une forte nationalisation du scrutin, vous risquez une forte abstention», déclare Benjamin Morel
Ce lundi 16 mars, Benjamin Morel, docteur en sciences politiques et auteur de «Nos Communes – un avenir civique à réinventer», était l’invité de la matinale de Radio Classique.
Au lendemain des municipales, le doctorant est revenu sur la nationalisation croissante du vote. Selon lui, les électeurs se sentent de moins en moins concernés par la politique locale et votent davantage pour un parti ou des enjeux nationaux que pour un maire. Mais sans cette dimension nationale, le risque d’abstention augmente et par conséquent ne reflète pas l’ensemble des besoins locaux.
À Lyon, LFI appelle la gauche et les écologistes à la fusion des listes
À la Métropole de Lyon, LFI appelle lundi la majorité sortante écologiste et de gauche de Bruno Bernard à fusionner leurs listes pour faire barrage à la droite et au centre droit au second tour.
Les listes de la LR Véronique Sarselli, candidate à la présidence du Grand Lyon alliée à Jean-Michel Aulas, qui brigue, lui, la mairie de la ville, ont remporté dimanche dès le premier tour 37 des 107 sièges au conseil de la Métropole, la seule de France dont les conseillers sont élus au suffrage universel direct en parallèle des élections municipales.
«Les listes métropolitaines de La France insoumise, conduites par Florestan Groult, ont proposé une fusion aux listes Avancer ensemble de Bruno Bernard (…) pour empêcher une majorité de droite», indique LFI dans un communiqué, publié lundi sur le réseau social X.
Les listes derrière Véronique Sarselli, comprenant des candidats allant du MoDem à LR en passant par Renaissance et Horizons, ont remporté au premier tour quatre des 14 circonscriptions du Grand Lyon, la puissante métropole de 58 communes et 1,4 million d’habitants, et sont bien placées pour en gagner au moins trois autres.
Celles derrière l’écologiste Bruno Bernard, réunissant la gauche hors LFI, sont quasiment assurées d’en emporter deux au second tour. En revanche, qu’elles y soient en ballottage favorable ou défavorable face à la droite, elles ne peuvent espérer gagner les autres, et donc conserver la majorité métropolitaine, sans l’apport des voix LFI, en position de se maintenir dans huit circonscriptions encore en lice.
Le centre cherche des motifs de satisfaction après le premier tour des municipales
Parties prenantes du pouvoir mais plus véritablement macronistes, les formations politiques du bloc central ont accueilli les résultats avec fébrilité. Vote sanction ou lueur d’espoir, à près d’un an de l’élection présidentielle ? Chacun a tenté d’analyser les résultats à l’aune de cette prochaine échéance.
En particulier à Paris, où Pierre-Yves Bournazel (Renaissance-Horizons), arrivé quatrième, a franchi le seuil qualificatif des 10 % des voix, selon de premières estimations. Jusque tard dans la soirée s’est posée la question de son retrait, souhaité par Rachida Dati, arrivée loin derrière le socialiste Emmanuel Grégoire. « Rien n’est joué », « une autre campagne commence », a écrit sur X Pierre-Yves Bournazel, poussé au rassemblement par Édouard Philippe.
Plus tôt, Sébastien Lecornu est le premier à avoir proclamé sa victoire : le chef du gouvernement, troisième colisitier du maire sortant de Vernon (Eure), François Ouzilleau, voit sa liste réélue dès le premier tour (59,54 %).
Retrouvez l’intégralité de ce décryptage :
«S’il y a pas de choix de candidats pour les électeurs, il n’y a pas de motivation pour aller voter», déclare Benjamin Morel
Ce lundi 16 mars, Benjamin Morel, docteur en sciences politiques et auteur de Nos communes, un avenir civique à réinventer, était l’invité de la matinale de Radio Classique.
Au lendemain des élections municipales, Benjamin Morel est revenu sur un chiffre marquant : dans 68% des communes, une seule liste était en lice. Faute de véritable choix, la mobilisation des électeurs peut s’en trouver affaiblie.
Benjamin Morel : «Le premier tour des élections municipales est une victoire pour LFI»
Une première campagne dopée à l’intelligence artificielle
«Ah ! c’est à vous ? Je vais vous la vider.» En novembre dernier, la candidate LR à la mairie de Paris, Rachida Dati, s’était illustrée en action avec une équipe d’éboueurs dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, lançant le coup d’envoi d’une campagne numérique disputée. D’autant que les candidats peuvent désormais compter sur l’intelligence artificielle pour alimenter leurs contenus. Si certains s’y refusent encore, plusieurs ont sauté le pas, non sans risque.
À Paris, la candidate Reconquête, Sarah Knafo, a produit le plus fort taux d’engagement sur les réseaux sociaux avec une moyenne quotidienne de sept publications sur Facebook et trois sur TikTok, selon une étude de Visibrain. L’eurodéputée, qui a adopté des visuels vintage inspirés de ceux du candidat socialiste victorieux à New York, Zohran Mamdani, a utilisé abondamment l’intelligence artificielle.
«Voilà qui je suis, dis-moi pour qui voter» : les deux tiers des jeunes Français prêts à utiliser l’IA pour s’informer sur les municipales
Pour vanter les mérites de son programme et dénoncer la «saleté» de la ville, la zemmouriste n’a pas hésité à reproduire une rue parisienne fictive, jonchée de déchets. Et pour pointer l’insécurité dans les rues, elle a publié une vidéo qui simule l’agression d’une femme. D’après le spécialiste en communication Philippe Moreau Chevrolet, ces clips sont un moyen de «créer une fiction politique dans laquelle on emmène les gens».
Retrouvez l’intégralité de notre décryptage ci-dessous :
Éric Ciotti appelle les Niçois à «faire barrage à monsieur Estrosi» et à se «libérer de son emprise»
Éric Ciotti, arrivé largement en tête du premier tour des municipales niçoises avec 43,43% des voix, appelle les électeurs à «faire barrage à monsieur Estrosi» au second tour dimanche prochain.
«Les Niçois ont besoin de se libérer de son emprise», a affirmé sur BFMTV le candidat de l’Union des droites et du RN. Le maire sortant de Nice a quant à lui appelé au front républicain contre Éric Ciotti.
Strasbourg : la Verte sortante Jeanne Barseghian face au retour de l’ancienne maire Catherine Trautmann
Une nouvelle fois, les électeurs strasbourgeois ont déjoué les sondages. Certes, l’ancienne maire socialiste Catherine Trautmann, qui a quitté son fauteuil il y a vingt-cinq ans, a viré en tête au soir du premier tour. Contre toute attente, les résultats validés par le ministère de l’Intérieur lui donnent 25,93% des voix, en retrait des 30% et plus escomptés. La surprise vient surtout de la percée de Jean-Philippe Vetter (LR), candidat de la droite et du centre, qui obtient 24,23%, devançant la maire écologiste sortante Jeanne Barseghian, qui stagne à 19,72%.
Guillaume Tabard : «La gauche sous le feu des grandes orgues mélenchonistes»
Florian Kobryn (LFI) se maintient pour le deuxième tour avec 12,03%. La liste du RN, déjà absente du dernier conseil municipal, avec 7%, ne pourra pas se maintenir. Pas plus que Pierre Jakubowicz (Horizons), soutenu par le MoDem et par Renaissance, dont la déception était grande, dimanche soir, avec 5,10%, lui permettant de fusionner avec une autre liste.
«Dimanche, pas une voix ne devra aller à ceux qui défient et abîment la République», lance Michel Barnier
L’ancien premier ministre Michel Barnier a, sur X, félicité «l’ensemble des candidats de la droite et du centre élus dès le premier tour». Toutefois, il rappelle qu’à «Lille, Nantes, Toulouse, Marseille, Limoges, Rennes ou Brest, et dans de nombreuses villes, le Parti socialiste est face à son destin : se fourvoyer avec l’extrême gauche violente, antisémite et opposée à l’ordre républicain, ou garder son indépendance».
Et de s’adresser au secrétaire général du parti : «Olivier Faure, allez-vous tourner le dos à la tradition républicaine du PS ? Dimanche, pas une voix ne devra aller à ceux qui défient et abîment la République». Et de conclure : «Faisons confiance aux candidats de la droite et du centre qui protégeront la République et favoriseront l’alternance.»
À Nîmes, plus grande ville tenue par LR, le RN et la gauche devancent la droite
Rien ne va plus à Nîmes (Gard) où Les Républicains pourraient perdre la plus grande ville (150.000 habitants) dont ils géraient les affaires depuis 2001. Franck Proust, actuel président de l’intercommunalité et premier adjoint de Jean-Paul Fournier (qui, à 80 ans, ne se représente pas à sa succession après quatre mandats), arrive en troisième position à l’issue du premier tour.
L’électorat lui accorde ce dimanche 19,55% des voix ; loin derrière le député européen RN Julien Sanchez (30,39%), ancien maire de Beaucaire de 2015 à 2025, et le communiste Vincent Bouget (30,05%) tête d’une liste de gauche unie (hors LFI). Seules 163 voix séparent les deux listes. C’est la première fois que le RN arrive en tête lors d’élections municipales à Nîmes.
Benjamin Morel : «Le premier tour des élections municipales est une victoire pour LFI»
Après le premier tour des élections municipales, l’idée selon laquelle le mouvement de Jean-Luc Mélenchon se serait trop radicalisé pour représenter une force puissante en 2027 est fragilisée, analyse Benjamin Morel, maître de conférences en Droit public à l’Université Paris-Panthéon-Assas.
Guillaume Tabard : «La gauche sous le feu des grandes orgues mélenchonistes»
«Les bons scores de LFI, qui avait clairement fait le pari de la nationalisation de la campagne, montrent une forme de distance en bien des endroits avec les enjeux purement locaux. De même, le RN, qui compte sur une mobilisation au niveau national, rencontre une meilleure participation qui alimente ses succès dans le Nord et le Sud. On a ensuite deux grands vainqueurs. De façon évidente LFI, de façon plus souterraine le RN.»
Retrouvez l’interview complète de Benjamin Morel :
«Projet d’alternance» avec Rachida Dati : «Rien n’est acté à date», temporise le camp de Pierre-Yves Bournazel
Aux alentours de 10h30 ce matin, l’ancienne ministre de la Culture Rachida Dati laissait entendre sur X qu’un accord entre ses équipes et celles de Pierre-Yves Bournazel était en bonne voie. Elle évoquait «un projet d’alternance» par les deux candidats pour Paris.
«Rien n’est acté à date», répond une demi-heure plus tard l’équipe de campagne de Bournazel à nos confrères de BFMTV. «Rachida Dati doit encore s’engager sur le refus des extrêmes et les demandes de Pierre-Yves pour que la discussion se poursuive». Ce dernier a en effet posé «trois préalables à toute discussion» dans un post sur X plus tôt dans la matinée.
Christian Estrosi appelle au front républicain à Nice et à Marseille
Christian Estrosi, en ballottage défavorable à Nice, a appelé lundi matin la gauche à se retirer dans sa ville et la droite à le faire à Marseille pour éviter une victoire des candidats UDR et RN. «J’appelle très clairement, comme je l’ai toujours fait, à faire barrage au Rassemblement national», a déclaré sur BFMTV le maire sortant (Horizons), qui a récolté près de 31% des voix au premier tour, loin derrière les 43% de son grand rival Éric Ciotti (UDR-RN).
«La ville de Nice est en danger. C’est une réalité», et une victoire UDR-RN dans la cinquième ville de France «risquerait dans les mois qui viennent de se propager partout en France», a-t-il lancé en appelant Juliette Chesnel-Le Roux (PS-PCF-écologistes), arrivée troisième avec près de 12% des voix, à «la responsabilité». Juliette Chesnel-Le Roux n’a pas répondu dans l’immédiat au maire sortant et son équipe de campagne n’était pas joignable lundi matin.
Pendant toute la campagne, elle avait fermement exclu un éventuel désistement en faveur de Christian Estrosi, estimant qu’il n’était pas fondamentalement différent de Éric Ciotti et évoquant «le mépris» avec lequel le maire sortant a traité les élus écologistes au conseil municipal ces six dernières années.
Parallèlement, Christian Estrosi a appelé Martine Vassal (droite et centre), arrivée troisième à Marseille avec 12,41% des voix, à se désister face au risque d’une victoire du RN Franck Allisio, qui talonne avec 35% des voix le maire sortant divers gauche Benoît Payan (36,7%). C’est «une grande républicaine et je n’ai pas de raison de douter qu’elle soit dans le même état d’esprit que le mien», a assuré Christian Estrosi.
Des discussions engagées entre LFI et la maire PS sortante de Nantes, selon le candidat insoumis
Des discussions entre Johanna Rolland, maire PS sortante, et les Insoumis sont engagées à Nantes en vue d’un accord pour le second tour, a affirmé lundi matin la tête de liste LFI, William Aucant, dans une lettre ouverte publiée sur X. Face au risque de voir le candidat de droite s’imposer dans le bastion socialiste nantais, «la responsabilité historique des forces de gauche, et uniquement de gauche, est de construire un front antifasciste clair», écrit le candidat.
À la tête d’une liste d’union de la gauche, hors LFI, Johanna Rolland a récolté dimanche soir 35,24% des voix, talonnée par Foulques Chombart de Lauwe, candidat Les Républicains (33,77%), meneur d’une alliance entre LR, le camp présidentiel, le MoDem et Horizons. La liste LFI s’est qualifiée au second tour en emportant 11,20% des suffrages.
Dans sa lettre ouverte, William Aucant conditionne un rapprochement avec Johanna Rolland au refus de celle-ci de «tout accord» avec la liste divers centre de Mounir Belhamiti, ex-député Renaissance opposé à l’alliance avec Foulques Chombart de Lauwe et qui a depuis quitté le parti. Il a récolté dimanche 8,12% des voix. La maire sortante a appelé dimanche «toutes les forces de gauche écologistes et humanistes» à se mobiliser «pour rendre possible la victoire».
Sophia Chikirou «attend le coup de fil d’Emmanuel Grégoire»
«J’attends le coup de fil d’Emmanuel Grégoire pour barrer la route à Rachida Dati à Paris», a écrit sur X la candidate insoumise à la mairie de Paris Sophia Chikirou. «On n’efface pas un résultat de premier tour : le respect des électeurs est un principe de base», a ajouté celle qui est arrivée en troisième position du hier, avec 11,72% des voix.
Emmanuel Grégoire se refuse toujours, pour l’heure, à tout accord avec les Insoumis. «Là où les listes de LFI arrivent en tête, la fusion avec le PS et les autres listes est possible. Là où le PS arrive en tête, il refuse cette même fusion… Incompréhensible !» a aussi commenté Sophia Chikirou, réagissant à l’alliance des partis de gauche à Toulouse.
En quoi consistent les «fusions techniques» préconisées par LFI au second tour ?
Partout ou presque, la campagne des municipales qui s’achève a été marquée par la question des alliances. Face aux outrances répétées de Jean-Luc Mélenchon, le reste de la gauche a préféré prendre ses distances en excluant toute consigne nationale sur les rapprochements de second tour. Le Parti socialiste a notamment appelé à des «désistements républicains» en cas de risque de qualification du Rassemblement national et de ses alliés. Mais le fondateur de La France insoumise s’y refuse ; il préfère s’en tenir à ce qui constitue la tradition électorale à gauche et qu’il appelle les «fusions techniques» .
Ces alliances consistent à réunir l’ensemble des candidatures de gauche qualifiées au second tour dans une seule et même liste pour éviter l’éparpillement des voix face à la droite. Par exemple, si un candidat socialiste est arrivé en tête de cet espace politique au soir du premier tour, il propose dans la foulée des places sur sa liste à ses concurrents Insoumis, communistes ou écologistes.
Dati annonce «un projet d’alternance» avec Bournazel
«Nous allons travailler avec Pierre-Yves Bournazel à un projet d’alternance», vient d’annoncer sur X Rachida Dati. «C’est la vie des Parisiennes et des Parisiens pendant les six prochaines années qui est en jeu. Nous devons réussir l’alternance !»
La candidate de la droite a remporté 25,46% du scrutin à Paris hier, tandis que le candidat de la majorité présidentielle n’a remporté que 11,34% des voix.
Guillaume Tabard : «La gauche sous le feu des grandes orgues mélenchonistes»
Les grandes orgues du « front antifasciste » sont à nouveau de sortie. Jouées par les Insoumis, elles prétendent donner le ton de la campagne des municipales. Voilà longtemps que Jean-Luc Mélenchon prévient que «ça se jouera entre eux et nous» ; eux, le RN, et nous, LFI. D’ici à 2027, le chemin est encore très long. Et ce premier tour vient encore de confirmer que les électeurs aimaient chahuter les scénarios écrits d’avance.
Mais c’est un fait que La France insoumise et le Rassemblement national sont les deux vainqueurs de ce premier tour. Leurs scores sont parfois impressionnants. À Saint-Denis, à Roubaix, à Lille, à Toulouse, à Rennes pour les amis de Mélenchon. À Perpignan, à Marseille, à Toulon, et bien sûr à Nice, où Éric Ciotti est aux portes de la victoire, pour ceux de Jordan Bardella. La progression, en voix, est une satisfaction pour ces deux formations qui ont percé au niveau national mais qui peinaient toujours à exister localement.
Mais si, au premier tour, ce sont les voix qui pèsent, au second, seule la victoire compte. Et pour LFI comme pour le RN, les écharpes de maire décrochées seront peut-être significatives mais resteront symboliques. Il n’empêche, mélenchonistes et lepénistes seront au centre du débat. Et notamment durant ces trente-six heures d’ici au dépôt des listes de second tour, mardi.
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Pierre-Yves Bournazel pose trois préalables à «toute discussion»
Le candidat Horizons-Renaissance à la mairie de Paris Pierre-Yves Bournazel, arrivé quatrième hier avec 11,43% des voix, s’est montré sur X ouvert à la discussion. «Je suis un homme de dialogue. Et je souhaite l’alternance à Paris, comme une majorité de Parisiens», a-t-il indiqué, soumettant toutefois «trois préalables à toute discussion».
Rejetant «avec la plus grande clarté toute alliance ou toute porosité avec l’extrême droite et la liste de Mme Knafo», il a demandé le respect du «projet pour lequel près de 100.000 Parisiens ont voté hier : réformer le périscolaire de A à Z, mettre fin aux abus et privilèges des élus à la Mairie de Paris et poursuivre le projet de transformation écologique de notre ville». Enfin, il a indiqué vouloir «changer le ton de cette campagne».
Il a confirmé des échanges «dès hier» avec Rachida Dati.
Bordeaux : le sort de Pierre Hurmic suspendu à une hypothétique union du centre droit
À Bordeaux, le premier tour des élections municipales s’achève avec des résultats bien plus serrés qu’annoncés par les sondages. Le maire écologiste sortant, Pierre Hurmic, (27,68 %) est au coude-à-coude avec le député macroniste Thomas Cazenave (25,58 %). Autre surprise : l’économiste sans étiquette Philippe Dessertine est crédité de 20,16 % des voix.
PHILIPPE LOPEZ / AFP
Quant au candidat LFI Nordine Raymond (9,36%), annoncé au second tour par les sondages, il s’incline finalement juste avant la barre des 10%, nécessaires pour se maintenir. La députée européenne RN Julie Rechagneux arrive en cinquième position (7,02%), tandis que Philippe Poutou (5,4%) est le dernier candidat à passer la barre des 5%.
L’écologiste Pierre Hurmic, qui avait créé la surprise en 2020 en étant élu avec un taux de participation s’élevant à 36,98%, apparaît en difficulté à l’issue du premier tour. Les Bordelais se sont davantage mobilisés ce dimanche, avec un taux de participation estimé à 58,13% à 20 heures, à l’aune de la moyenne nationale qui s’établit à 57,6%.
Municipales : à Bordeaux, LFI propose une «fusion technique» au maire écologiste Pierre Hurmic
«Notre liste vire en tête des suffrages dans un contexte difficile de dégagisme et d’“écolobashing”. Ce qui signifie tout de même que de nombreux Bordelais se reconnaissent dans la nouvelle trajectoire que nous avons su faire prendre à notre ville», a déclaré le maire sortant, qui veut croire en ses chances de victoire en second tour.
L’écologiste, qui avait douché par deux fois les propositions d’alliance du candidat LFI, a appelé «toutes les forces de gauche à faire barrage au retour de la droite à Bordeaux».
Les municipales, répétition générale avant 2027 ?
Sans implantation locale, le macronisme n’aura aucun avenir sans Emmanuel Macron ? La stratégie de LR avec le centre est-elle lisible ? Le RN et LFI peuvent-ils espérer des coups de force ?
Dans le dernier épisode de la nouvelle émission du Figaro TV, «La France de Fourquet», le directeur de l’Ifop dissèque la décomposition à l’œuvre dans ces municipales… alors que tous les regards se portent sur la présidentielle ?
À Narbonne, le maire sortant manque son élection au premier tour… à une voix près
Bertrand Malquier, le maire sortant de Narbonne, a frôlé d’une voix la victoire au premier tour des municipales hier. Obtenant 50% du scrutin, il lui a manqué une seule et unique voix pour être élu sans second tour, a rapporté au Figaro une source proche du maire.
Il devance de loin le candidat du RN Frédéric Falcon (22,17%) et le candidat divers gauche Nicolas Sainte-Cluque (17,25%).
À Menton : la députée RN Alexandra Masson devance largement Louis Sarkozy
Donnée favorite de longue date pour remporter la mairie de Menton (Alpes-Maritimes), la députée RN de la circonscription confirme ce statut à l’issue du premier tour. L’élue nationaliste Alexandra Masson arrive largement en tête avec 36,25% selon les chiffres de la préfecture, devant Louis Sarkozy (18,01%) qui s’est lancé en politique dans cette commune azuréenne il y a quelques mois.
Municipales 2026 : à Menton, Bardella espère la «première étape» d’une vague RN dans le Sud-Est
Le fils de l’ancien président se retrouve dans un embouteillage avec deux autres candidats divers droite, Sandra Paire (19,74%) et Florent Champion (15,01%), qui sont partis en dissidence. Le candidat de la gauche unie, Laurent Lanquar-Castiel, ne se qualifie finalement pas pour le second tour (9,05%) alors qu’il avait été estimé beaucoup plus haut dans un premier sondage. La candidate Reconquête Émilie Ria ne récolte que 1,87%.
Le jeu des alliances sera scruté avec attention. Si les candidats de droite n’ont pas réussi à s’entendre au premier tour, reste à voir s’ils pourront finalement réussir à trouver un accord pour contrer la députée nationaliste. Le parachutage de Louis Sarkozy a pu braquer les deux élus, d’autant plus qu’ils n’ont pas été investis par Les Républicains au détriment du Néomentonnais, adoubé par les barons de la politique locale.
Christian Estrosi demande à la candidate de gauche de ne pas se présenter au second tour à Nice
Le maire sortant de Nice Christian Estrosi, largement distancé par son ancien poulain Éric Ciotti, a appelé la candidate de gauche Juliette Chesnel-Le Roux «à la responsabilité républicaine» en se retirant.
«J’ai toujours été un barrage au Rassemblement national», argue celui qui a remporté 30,92% du suffrage contre 43,43% pour le député UDR Éric Ciotti. Christian Estrosi s’est dit «plus déterminé que jamais» pour le second tour.
Municipales Nice : Éric Ciotti distance Christian Estrosi, contraint de compter sur la gauche
Saint-Denis, Roubaix… Les Insoumis font carton plein dans les banlieues parisienne et lilloise
La liste LFI-PCF est largement arrivée en tête dimanche soir à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), où elle affrontait notamment celle du maire socialiste sortant Mathieu Hanotin.
En obtenant 50,8% des voix, le candidat Bally Bagayoko se voit élu dès le premier tour de la deuxième plus grande ville d’Île-de-France derrière Paris. Le socialiste Mathieu Hanotin obtient 32,70% et la candidate de Révolution permanente (extrême gauche), Elsa Marcel, 7,12%
À Roubaix, ancienne «ville sainte du socialisme» administrée par la droite depuis plus de dix ans, David Guiraud arrive très largement en tête avec 46,64% des suffrages exprimés, loin devant le maire sortant Alexandre Garcin (divers droite, 20,09%), le candidat divers gauche Karim Amrouni (16,76%) et celle du RN Céline Sayah (11,87%). Ce dimanche 15 mars peu après 20h30, c’est devant une nuée de caméras et de photographes qui se bousculent et sous le clapping de ses militants qui scandent «David ! David !» que le député LFI de la 8e circonscription du Nord a été accueilli à la mairie de la ville. «Quand il gagne le deuxième tour, on le jette en l’air !» s’exclame un militant survolté.
À Paris, «ça ne sert à rien de voter pour Sarah Knafo», estime le député RN Jean-Philippe Tanguy
Évoquant le faible score du candidat du RN à Paris, Thierry Mariani, le député RN Jean-Philippe Tanguy a accusé ce lundi sur France Inter la candidate Reconquête Sarah Knafo d’en être responsable, déplorant qu’elle ait menti aux électeurs «en leur disant qu’il fallait diviser les patriotes pour faire gagner la droite à Paris». «Est-ce que madame Knafo a dit : “Il ne faut pas voter pour Thierry Mariani, il faut voter pour moi, comme ça la droite va gagner” ? Oui, elle l’a dit», a-t-il déploré.
«C’est toujours la même stratégie avec Reconquête, c’est l’union des droites mais, à la fin, c’est le Parti socialiste qui l’emporte», a-t-il fustigé, appelant les électeurs du RN à «faire barrage à la gauche» à Paris, où la majorité municipale sortante est selon lui «irresponsable», «multipliant les impôts» et faisant vivre un «enfer pour les entreprises». «Nos électeurs feront bien ce qu’ils veulent», a-t-il poursuivi, avant de préciser que s’il était lui-même électeur à Paris, il aurait à cœur «de faire barrage à la gauche» et qu’à ce titre, cela ne servait «à rien de voter pour Sarah Knafo».
Marine Tondelier juge risquée la stratégie de Payan et Grégoire de refuser l’alliance avec LFI
L’Écologiste Marine Tondelier a jugé «risquée» la stratégie de Benoît Payan à Marseille et d’Emmanuel Grégoire à Paris d’exclure toute alliance avec LFI et a vivement critiqué ceux la refusant par principe. Les décisions de Benoît Payan et d’Emmanuel Grégoire sont «risquées parce que si tout le monde va au bout de ce qu’il dit […] et que ça ne marche pas, à la fin, ça a un coût pour les habitants de ces villes qui avaient besoin de politiques de gauche et écologistes», a-t-elle affirmé sur Franceinfo.
Elle a cependant déploré que les deux candidats LFI Sophia Chikirou et Sébastien Delogu aient rendu les choses difficiles en faisant pendant la campagne des candidats socialistes soutenus par les écologistes «leur principal ennemi».
La chef de parti a apporté son soutien aux candidats socialistes ou écologistes qui négocient des alliances locales avec les Insoumis à Nantes, Brest, Rennes, Toulouse ou Limoges et vivement critiqué ceux qui la rejettent par principe comme François Hollande et Raphaël Glucksmann. «Ce sont des gens qui, à gauche, aspirent à être les rois du cimetière. Ils s’en foutent qu’on perde des villes, ils s’en foutent qu’il y ait des gens précaires qui se retrouvent dans des mairies de droite où ils n’auront pas de cantine à un euro», a-t-elle jugé. «Cela nous mène à une gauche qui ne pourra plus gagner ni aux municipales ni à la présidentielle. Et moi je souhaite une gauche qui gagne», a insisté Marine Tondelier.
Biarritz : l’ancien rugbyman Serge Blanco en tête devant la maire sortante LR
La légende du rugby français, Serge Blanco, a viré très légèrement en tête du premier tour des municipales à Biarritz dimanche, devant la maire sortante LR Maider Arosteguy. Pour sa première campagne électorale, l’ancien arrière du XV de France et du Biarritz Olympique a recueilli 26,68% des suffrages, contre 26,60% à Mme Arosteguy.
Serge Blanco, Jean-Michel Aulas, Bernard Tapie… Quand le monde du sport se lance dans la politique
«C’est une étape, il faut arriver en tête dimanche prochain», a déclaré Serge Blanco, après être sorti de la mairie, où il s’était rendu pour entendre la proclamation des résultats. «On va voir si nous allons faire des alliances, voir comment on peut encore aller récupérer d’autres voix, en restant seuls ou en se mariant avec d’autres», a précisé l’ancien joueur.
Il a déjà rassemblé large sur sa liste où l’on trouve des membres de l’opposition, un ex-député socialiste, un ex-responsable LREM ou un ancien assistant parlementaire LR, en plus de figures associatives ou d’entreprises locales. Pour ce premier tour, l’abstention a atteint 42% dans la ville. La maire sortante Maider Arosteguy juge que «tout est largement jouable» pour le second tour.
Julien Odoul félicite «l’acte courageux d’Éric Ciotti d’avoir fait alliance avec le Rassemblement national»
«L’acte courageux d’Éric Ciotti d’avoir fait alliance avec le Rassemblement national en 2024 a été salué par les Niçois, qui l’ont placé en tête avec plus de 43% des voix», a estimé le porte-parole du parti à la flamme Julien Odoul.
Le député et candidat UDR a remporté 43,43% du scrutin de Nice, contre 30,92% des voix pour le maire sortant Christian Estrosi. «Le 22 mars, aucune voix ne doit manquer !» a ajouté Julien Odoul.
Emmanuel Grégoire toujours silencieux sur une potentielle alliance avec LFI
Ce matin, le candidat socialiste à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, qui est arrivé en tête avec 37,98% des voix, ne s’est toujours pas exprimé sur l’éventualité d’une alliance avec LFI.
«Nous sommes largement en tête au premier tour. Merci à toutes celles et tous ceux qui ont fait le choix de la gauche unie et des écologistes !», s’est-il félicité sur X. «Dimanche, face à une droite extrémisée, prête à se compromettre avec l’extrême droite, nous sommes le seul rempart», poursuit-il, appelant à voter «pour que Paris reste une ville progressiste, pour le Paris que nous aimons tant, populaire, vivant et fier !».
Hier soir déjà, le candidat socialiste n’avait pas prononcé un mot sur une possible alliance avec La France insoumise.
Toulon : Laure Lavalette en tête malgré la probabilité d’un front républicain
À Toulon, le premier tour n’a pas seulement désigné une favorite : il a fixé, très nettement, les termes du second. Selon les résultats provisoires communiqués dimanche soir, Laure Lavalette recueille, selon les estimations d’Elabe-Berger Levrault pour BFMTV-RMC et Le Figaro, 42,4% des voix, devant la maire sortante, Josée Massi (29,9%), et le sénateur LR Michel Bonnus (15,1%).
La candidate de gauche hors LFI Magali Brunel suit à 8,4%, Isaline Cornil (LFI) à 3,7%, Jean-Michel Ghiotto (LO) à 0,5%. La participation s’établit à 55,5%. Dans cette ville du Var longtemps tenue par la droite d’Hubert Falco, l’avance de la députée RN est nette ; mais la soirée a surtout révélé autre chose : le second tour se jouera sur la capacité, ou non, de ses adversaires à transformer une addition de refus en stratégie commune.
Dimanche matin, à l’école élémentaire du Cap-Brun, dans l’est de Toulon, la candidate RN a pris soin de saluer les assesseurs, de remercier les bénévoles avant de repartir pour une tournée de plusieurs bureaux de vote. La scène résume assez bien sa campagne : une candidature très personnalisée, très municipale, construite autour de sa présence sur le terrain et d’un intitulé, «Un avenir pour Toulon», pensé d’abord comme une bannière locale.
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À Cannes, David Lisnard (LR) annonce sa réélection avec «plus de 81% des voix»
Le maire LR de Cannes David Lisnard, président de l’association des maires de France et candidat à la prochaine élection présidentielle, a annoncé dimanche soir avoir été réélu pour un troisième mandat avec «plus de 81% des voix».
Des acteurs derrière Emmanuel Grégoire, Farrugia au côté de Dati, un prix Goncourt pour Lisnard… Quels artistes se mobilisent aux municipales ?
Confronté à une liste du Rassemblement national menée par Lucas Mussio et une liste d’union de la gauche menée par le chef de file local du PS Michel Hugues, dont il n’a pas communiqué les résultats, M. Lisnard fait presque aussi bien que son score fleuve de 88% au premier tour en 2020.
Bien qu’encarté LR où il a créé le mouvement Nouvelle Énergie dans le cadre de ses ambitions présidentielles, M. Lisnard avait reçu le soutien d’Éric Ciotti, pourtant allié au RN, avec qui il siège au sein de la même majorité au conseil départemental. La campagne a été animée par la question du logement, l’opposition de gauche dénonçant une gentrification de la ville et plaidant pour relancer une dynamique de logement social.
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«Il n’y aura aucune alliance avec Sarah Knafo», assure le porte-parole de Rachida Dati
Sylvain Maillard, porte-parole de la campagne de Rachida Dati, a affirmé ce matin sur Ici Paris-Île-de-France que la candidate de la droite ne s’alliera pas avec Sarah Knafo en vue du second tour.
Cette dernière a publié ce matin un appel à une alliance avec la maire du VIIe arrondissement, pour briguer l’hôtel de ville de la capitale, dans un appel «de femme à femme». «Nous avons toujours été très clairs, il n’y aura aucune alliance avec Sarah Knafo», a assuré Sylvain Maillard.
Éric Coquerel tacle «une gauche irresponsable»
Le président de la Commission des finances de l’Assemblée Éric Coquerel s’est enorgueilli sur X : «On se retrouve qualifiés pour le second tour dans des centaines de villes en passe de gagner des villes comme Roubaix, Saint-Denis/Pierrefitte».
L’Insoumis poursuit : «Nous sommes en tête de la gauche à Lille et à Toulouse et si le reste de la gauche nous rejoint, nous sommes capables de gagner ces deux villes.» Avant de tacler «une gauche irresponsable». «C’est eux qui sont en train de faire perdre la gauche par rapport à la droite extrémisée qui imagine des alliances avec l’extrême droite.»
Nathalie Saint-Cricq qualifie Ciotti de «Benito», France Télévisions s’excuse
Le groupe public France Télévisions a présenté ses excuses à Éric Ciotti, candidat UDR allié au RN aux municipales à Nice, après des propos de la journaliste Nathalie Saint-Cricq le qualifiant de «Benito» lors de la soirée électorale dimanche sur Franceinfo. Selon une capture d’écran de la soirée électorale postée sur X peu avant 23 heures, on peut entendre une voix murmurer «alias Benito» (Mussolini, NDLR) quand la présentatrice annonce qu’Éric Ciotti va faire une déclaration en direct après l’annonce des résultats à Nice.
«Nous présentons nos excuses à @eciotti pour un propos inapproprié et déplacé prononcé sur notre antenne par une journaliste de la rédaction de France Télévisions», a affirmé Franceinfo sur son compte X peu après 23 heures. Lors de son passage à l’antenne de Franceinfo, quelques minutes plus tard, la journaliste et éditorialiste politique Nathalie Saint-Cricq a présenté ses «excuses à M. Ciotti», ancien président de LR.
«J’ai tenu tout à l’heure des propos qui étaient inappropriés et déplacés, qui relèvent d’un manque de discernement», a-t-elle affirmé. Dans le duel fratricide entre anciens membres de LR à Nice, Éric Ciotti est en ballottage favorable avec 43% des voix, loin devant son ancien mentor, le maire sortant Christian Estrosi (Horizons), qui pointe à 30,92% des voix à l’issue d’une campagne âpre.
Municipales Nice : Éric Ciotti distance Christian Estrosi, contraint de compter sur la gauche
Robert Ménard, Fabien Roussel, David Lisnard… Ces candidats élus dès le premier tour du scrutin
Eux peuvent célébrer leur victoire dès ce dimanche. Au terme du premier tour des élections municipales – marqué par une progression du Rassemblement national (RN), une percée notable de La France insoumise (LFI) dans certaines grandes villes et un maintien des bastions du PS – plusieurs têtes de liste à l’envergure nationale ont raflé la mise ce 15 mars dans plusieurs villes, comme Béziers, Cannes ou Perpignan.
Contrairement à la plupart des villes moyennes et grandes, où un second tour aura lieu dans une semaine pour départager les candidats qualifiés. Dans la première catégorie, Le Figaro a recensé une quinzaine de responsables, toutes tendances partisanes confondues.
Retrouvez-les ci-dessous :
«J’invite toutes les personnes qui ne souhaitent pas la victoire de LFI à Roubaix à me rejoindre», déclare le maire divers droite
Alexandre Garcin, maire divers droite depuis trois mois et la condamnation de Guillaume Delbar à deux ans d’inéligibilité, est arrivé deuxième (avec 20,9%) ce dimanche derrière l’Insoumis et proche de Jean-Luc Mélenchon David Guiraud (46,64%). Derrière lui, le candidat divers gauche Karim Amrouni (16,76%) et celle du RN Céline Sayah (11,87%) sont également qualifiés au second tour.
Lundi matin, Alexandre Garcin se dit «le seul à pouvoir incarner le vote utile et efficace, face à David Guiraud et la LFI à Roubaix». «L’enjeu est immense, j’en appelle à la responsabilité de chacun», poursuit-il, avant d’inviter «toutes les personnes qui ne souhaitent pas la victoire de LFI à Roubaix à me rejoindre et à se mobiliser à nos côtés durant cette dernière semaine». Interrogé dimanche par Le Figaro, il rejetait une alliance avec la candidate RN en l’appelant à se désister.
Clotilde Jégousse / Le Figaro
Par notre journaliste sur place Clotilde Jégousse
Au Havre, Édouard Philippe se rassure en distançant ses adversaires
Au QG de campagne d’Édouard Philippe, à quelques pas de la mairie du Havre (Seine-Maritime), on souffle, mais «on ne se réjouit pas à outrance», glisse l’une de ses actuelles adjointes. Car le plus dur commence pour le maire sortant (Horizons) de la cité portuaire, qu’il dirige depuis 2010.
Dimanche, l’ancien premier ministre d’Emmanuel Macron est arrivé en tête du premier tour de l’élection municipale, avec 43,76% des suffrages. Un score proche de celui qu’il avait atteint au premier tour de 2020 (43,60%).
Municipales : du Havre à Nice, Édouard Philippe et son parti, Horizons, risquent gros
Il devance le candidat communiste Jean-Paul Lecoq (33,25%), à la tête d’une large alliance de gauche sans La France insoumise. Mais contrairement au scrutin de 2020, il y a aura une triangulaire au second tour.
Franck Keller, candidat ciottiste (Union des droites pour la République, UDR) parachuté et soutenu par le Rassemblement national (RN), joue les trouble-fête avec ses 15,30%. Sans surprise, les électeurs se sont plus déplacés qu’en 2020, en pleine pandémie de Covid-19. À 20 heures, le taux de participation s’élevait à 52,42%, contre 39,5 % il y a six ans.
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Aurélien Véron (LR) appelle à une alliance avec Horizons pour vaincre le maire PS de Paris-Centre
Dans le secteur Paris-Centre, qui comprend les quatre premiers arrondissements de Paris, le Républicain Aurélien Véron, qui a fini deuxième avec 23,4% des voix, a demandé sur X une alliance à Martine Figuéroa. La candidate Horizons a fini troisième hier, avec 11,35% des suffrages.
Cette alliance demandée par Aurélien Véron a pour but de vaincre le maire sortant Ariel Weil (PS), qui est arrivé en tête avec 42,7% des voix.
L’éditorial d’Alexis Brézet : «Décomposition, fragmentation, polarisation»
C’est la loi des premiers tours : au lendemain d’une soirée sans clair vainqueur ni vaincu définitif, chacun peut trouver dans les résultats de dimanche soir un motif de se réjouir ou une raison de se désoler. Décomposition, fragmentation, polarisation… le triomphe du macronisme, lui, saute aux yeux ! Le président rêvait de dynamiter le paysage partisan ; il l’a atomisé.
Il a si complètement brouillé les cartes politiques qu’aucun joueur ne peut plus prétendre gagner seul la partie. Il prétendait faire barrage aux extrêmes ; c’est tout l’inverse qui se produit.
Le RN confirme son enracinement et peut espérer moissonner, à Nice ou à Toulon, quelques fiefs supplémentaires. LFI effectue une percée spectaculaire – à Roubaix, Saint-Denis, Lille et Toulouse – et confirme malheureusement l’efficacité de la stratégie vénéneuse de Jean-Luc Mélenchon.
Retrouvez l’intégralité de l’éditorial d’Alexis Brézet ci-dessous :
Mathilde Panot appelle à une fusion entre La France insoumise et le Parti socialiste, laissant entendre que les élus LFI ne se retireront pas
Abdul Saboor / REUTERS
Députée de La France insoumise, Mathilde Panot a renvoyé ce matin sur BFMTV le Parti socialiste à sa «responsabilité» et appelle à une fusion entre les deux listes, notamment à Paris et à Marseille, afin d’empêcher une victoire de la droite ou du Rassemblement national : «Si on veut battre le RN, on aura besoin des électeurs LFI», ajoutant que «c’est un moment sérieux et grave pour Marseille si Monsieur Payan ne saisit pas notre main».
Municipales Marseille : le maire sortant, Benoît Payan, face à la dynamique inédite du RN
Interrogée par Apolline de Malherbe, la présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale n’a pas apporté de réponse claire, mais a laissé entendre que son mouvement ne se retirerait pas si le Parti socialiste refusait une fusion, au risque d’ouvrir la voie à une victoire de la droite.
Négociations entre les candidats de gauche à Lille
Les négociations vont bon train à Lille, où le maire sortant socialiste Arnaud Deslandes, arrivé devant d’une courte tête, et la candidate LFI Lahouaria Addouche, ont tendu la main au troisième, l’écologiste Stéphane Baly, avec un accord espéré d’ici lundi soir. «On travaille à trouver un accord respectueux du résultat des urnes» a souligné l’équipe de Stéphane Baly lundi matin, ajoutant «il faut laisser du temps à la discussion», tout en tablant sur un accord d’ici «ce soir» pour permettre de préparer le second tour.
Le député insoumis du Nord Aurélien Le Coq a assuré sur Ici Nord que les discussions avec les Écologistes en vue de ravir le beffroi au parti socialiste avaient «beaucoup avancé». L’équipe de M. Deslandes (PS) n’était pas joignable dans l’immédiat. Dès dimanche soir, il avait tendu la main Stéphane Baly, soulignant que «les convergences entre nos programmes sont nombreuses […] et nous partageons un socle de valeurs».
Le maire sortant, en place depuis un an après avoir succédé à Martine Aubry, est arrivé légèrement en tête avec 26% des voix, contre 23% pour Lahouria Addouche et 17% pour Stéphane Baly au premier tour de l’élection municipale dimanche. «Nous avons discuté une grande partie de la nuit. Je peux vous dire ce matin que nous avons beaucoup avancé. J’espère que nous pourrons faire des annonces certaines de manière très proche, mais nous avons vérifié que les convergences programmatiques entre nous étaient très larges», a affirmé Aurélien Le Coq lundi matin. «Notre objectif est de permettre l’alternative à Lille», ville socialiste depuis des décennies, a souligné Aurélien Le Coq.
La maire sortante écologiste de Besançon s’allie à LFI pour «battre la droite»
La maire sortante écologiste de Besançon, Anne Vignot, largement distancée par le candidat LR Ludovic Fagaut à l’issue du premier tour des municipales, a annoncé lundi s’allier à LFI pour «battre la droite».
Anne Vignot, candidate d’une alliance Écologistes-PS-PCF, a obtenu 33,37% des voix, derrière Ludovic Fagaut (40,13%), soutenu par le MoDem. Elle s’unit pour le second tour avec la candidate LFI Séverine Véziès qui a obtenu 10,90% des suffrages.
Le PS appelle LFI à se retirer à Marseille mais n’est pas opposé à des alliances locales comme à Nantes
Le secrétaire général du PS Pierre Jouvet a appelé lundi LFI à se retirer à Marseille face aux chances de victoire de l’extrême droite dans la deuxième ville de France, mais n’est pas opposé à des alliances locales avec les Insoumis dans d’autres villes, comme à Nantes.
Il a demandé «solennellement» à La France insoumise comme à Martine Vassal, soutenue par LR et la macronie «de se retirer» dans la cité phocéenne. «La menace de victoire de l’extrême droite dans la deuxième ville du pays est telle que, aujourd’hui, chacun doit être face à ses responsabilités», a-t-il déclaré sur TF1.
Mais à Nantes, où Johanna Rolland (PS) est talonnée par le candidat LR, il a affirmé faire «confiance à celles et ceux qui discuteront». «S’il y a des clarifications politiques qui sont amenées, notamment par les candidats de La France insoumise, alors j’appelle aussi celles et ceux qui ont des convergences de fond sur des projets municipaux à travailler ensemble», a-t-il détaillé. «Il n’est pas question de laisser des villes à la droite ou à l’extrême droite, parce qu’il n’y aurait pas de discussion locale», a-t-il insisté.
Le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard appelle à la «fusion» des listes de gauche
Après avoir salué la «percée spectaculaire» de La France insoumise (LFI), le député marseillais, coordinateur de ce «jeune mouvement politique» qui «a fêté ses 10 ans», a appelé à la «fusion des listes de gauche» ce lundi matin sur France Inter. «Nous appelons, partout où la droite et l’extrême droite menacent de gagner, à la constitution d’une fusion de liste», s’est ainsi exprimé Manuel Bompard, souhaitant que les listes de gauche et leurs candidats «se rassemblent». «C’est la proposition que nous avons mise sur la table», a-t-il poursuivi, avant de citer les villes comme Toulouse, Limoges, Lille ou encore Roubaix.
Et Manuel Bompard de se féliciter des résultats de LFI : «C’est la deuxième élection municipale où LFI est engagée et nous avons multiplié par 11 notre score par rapport aux élections municipales de 2020». Il a ensuite tenu à «remercier l’ensemble des électeurs», qui «ont fait un choix qui a aujourd’hui des répercussions nationales».
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«Ne pas gagner à n’importe quel prix» : Copé invite Dati et Bournazel à s’unir
Invité ce lundi matin sur RTL, Jean-François Copé, maire sortant LR de Meaux (Seine-et-Marne), qui a largement gagné dimanche au premier tour des élections municipales, avec 63,45% des suffrages exprimés, a appelé Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel à s’unir tout en refusant la main tendue de Sarah Knafo.
Cette dernière qui a finalement dépassé les 10% sera présente au second tour des municipales, a publié une vidéo ce matin en demandant à Rachida Dati d’accepter sa main tendue.
Municipales : malgré leur stabilité, Les Républicains jouent la prudence avant des seconds tours cruciaux
Marine Tondelier appelle à éliminer «les gens de droite qui font du mal à ce pays»
L’écologiste Marine Tondelier, qui a appelé dimanche, à une alliance entre LFI et les Verts, «ne pense pas que les têtes de liste» de nombreuses villes de France auraient «pu tenir les propos» antisémites qu’a tenus le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon.
«On m’a appris qu’au premier tour on choisissait, et qu’au deuxième tour on éliminait», a-t-elle aussi indiqué sur Franceinfo, appelant à éliminer «les gens de droite qui font du mal à ce pays». «Je vois une droite en totale errance morale, et qui accumule quand même les déconvenues», a-t-elle déclaré, après avoir rappelé qu’à gauche, «tout le monde en a pris pour son grade».
Et de s’attaquer aux prises de partis d’Emmanuel Macron : «Un parti présidentiel, normalement […] c’est sérieux. Le président de la République soutient ou soutenait à Paris Rachida Dati, qui a tellement de casseroles qu’elle pourrait ouvrir un restaurant, soutient ou soutenait Jean-Michel Aulas à Lyon, qui ne fait pas de travaux parce qu’il est sous la terre, soutient madame Vassal à Marseille, dont la devise était “Travail, famille, patrie” […], soutient Louis Sarkozy à Menton, dont le programme était de supprimer les feux rouges parce qu’il dit qu’il y aurait moins d’accidents».
«Je suis très inquiète de ce que je vois pour les prochaines élections», a insisté la secrétaire générale d’EELV, qui a rappelé qu’il n’y aurait pas d’alliance avec LFI au niveau national, car les discussions se feront au niveau «local».
Malgré leur stabilité, Les Républicains jouent la prudence avant des seconds tours cruciaux
Les Républicains (LR) attendaient ces élections municipales 2026 avec l’espoir de conserver leur réputation de parti le plus ancré de France. Dimanche soir, à la lecture des premiers dépouillements enregistrés, Bruno Retailleau s’est félicité d’une droite «plus que jamais la première force politique locale». Avec cette seule «consigne» de vote : «Tout sauf LFI. […] Pas de dispersions, pas de divisions. Ne faisons pas ce cadeau à nos adversaires. Pour le reste, les électeurs sont libres. Leur choix leur appartient.»
Pour autant, le chef des LR sait que le chemin est encore long. À Lyon, alors que le candidat de la droite et du centre, Jean-Michel Aulas, était assuré gagnant, le voilà fort bousculé par le maire sortant. À Marseille, ainsi que le résume un ténor LR, Martine Vassal «est dans les choux» quand, à Paris, l’écart entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati est significatif (38,3% versus 26%, selon les estimations Elabe pour Le Figaro).
À Toulouse, la gauche se range derrière LFI pour le second tour
Arrivés deuxième et troisième, derrière le maire sortant Jean-Luc Moudenc (divers droite, 37,23%), les deux listes de gauche vont fusionner à Toulouse. «Nous sommes parvenus à un accord de gouvernance commun entre les deux listes», confirme François Piquemal (27,56%), le candidat LFI. Leurs listes vont fusionner, et lui briguera la mairie, François Briancon (24,99%) prendra la présidence de la métropole.
Placé devant son adversaire socialiste François Briançon, qui avait rassemblé derrière lui l’essentiel des partis de gauche, François Piquemal avait dès dimanche soir tendu la main «car l’objectif est de battre Jean-Luc Moudenc». À elles deux, les listes ont récolté près de 52% des voix.
Thibaut Deleaz / Le Figaro
Avec cet accord, François Briançon brave les mises en garde de Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie, qui avait prévenu quelques jours avant le premier tour qu’elle ne «cautionnera pas d’alliance avec LFI». François Hollande, ce matin, a encore appelé à ne pas nouer d’alliance. «D’accord mais pas moi», a évacué François Briançon. «J’y suis tout à fait favorable, les Toulousains le veulent», insiste le socialiste, qui dit avoir prévenu Olivier Faure.
Municipales 2026 à Toulouse : Jean-Luc Moudenc et la droite bousculés par la poussée de la gauche
«On a un programme commun qui a été discuté, les points qui faisaient obstacle ont été levés», a abondé François Piquemal. Reste des points de divergences, notamment sur la LGV Toulouse-Bordeaux, à laquelle LFI est opposée. «On ne va pas changer nos opinions, sur ces points nous aurons un débat en conseil métropolitain et nous voterons», explique François Piquemal.
Par notre journaliste sur place, Thibaut Deleaz
«Beaucoup de joie et d’espoir» chez les Insoumis, assure Clémence Guetté
L’Insoumise Clémence Guetté, invitée de France 2 ce matin, analyse les résultats avec «beaucoup de joie et d’espoir». «On revote dimanche prochain, et les gens peuvent confirmer ce qu’ils ont choisi au premier tour, c’est-à-dire une gauche de rupture», a-t-elle estimé. «On explose nos scores par rapport à 2020.»
«On est présents partout dans le pays», a assuré la députée LFI du Val-de-Marne, citant «175 communes». Elle assume toutefois une demande de fusion avec tous les partis de gauche «partout où c’est possible». «On a une seule boussole : on veut battre la droite extrême et l’extrême droite dans toutes les villes où c’est possible», a insisté l’Insoumise.
À Marseille, Clémence Guetté invite Benoît Payan (Union de la gauche) à «entendre l’appel de Sébastien Delogu». «Ce n’est pas une question d’avoir des conseillers municipaux, on n’en avait pas avant et si on n’en a pas après on ne sera pas traumatisés», ironise-t-elle. «On n’est pas là pour des places ou pour des postes, on est là pour représenter des électeurs», poursuit la vice-présidente de l’Assemblée nationale. Et de toutefois refuser de s’exprimer sur un potentiel retrait du candidat insoumis à Marseille, ville qui pourrait avoir un maire RN dimanche prochain.
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François Hollande appelle à ce qu’il n’y ait pas d’alliance entre le Parti socialiste et La France insoumise
LUDOVIC MARIN / AFP
Député socialiste de Corrèze et ancien président de la République, François Hollande était l’invité de France Inter ce matin, où il a appelé à ne pas faire d’alliance entre le Parti socialiste et La France insoumise.
«Ils disent qu’ils veulent un front antifasciste, donc là où le PS est en tête, LFI devrait se désister», explique l’ancien président socialiste, ajoutant qu’il faut appeler au «principe de responsabilité de LFI».
«Il faut mobiliser tous les électeurs de gauche», déclare François Hollande, qui précise que ni le Rassemblement national ni La France insoumise ne semblent gagner de nouvelles villes, malgré de bons scores : «Au moment de choisir son maire et demain son président, les Français ont un bon réflexe».
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Jean-Michel Aulas «a montré l’étendue de sa nullité», tacle Sébastien Chenu
«On a vu la nullité de Jean-Michel Aulas» à Lyon, a taclé Sébastien Chenu au micro de RTL. Pour le vice-président du RN, le seul moyen pour le candidat centriste «de ne pas faire réélire un maire d’extrême gauche [était] de rester chez lui». «Il a montré l’étendue de sa nullité», a-t-il insisté.
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Sarah Knafo demande à Rachida Dati d’accepter «sa main tendue»
Dans une vidéo sur X, la candidate de Reconquête qui s’est qualifiée finalement pour le second tour à Paris appelle Rachida Dati à accepter «sa main tendue», sans faire un «accord d’appareil».
«Ensemble, nous avons le pouvoir de battre la gauche. […] C’est vous que les Parisiens ont placée en tête de la droite hier soir. Par conséquent, au nom des dizaines de milliers d’électeurs que je représente […], je vous le demande solennellement. Acceptez notre main tendue», a-t-elle déclaré dans sa vidéo.
«Nous sommes le vote utile, nous sommes le rempart», assure Sébastien Chenu (RN) qui appelle «la droite sincère» à des alliances
Le vice-président du Rassemblement national Sébastien Chenu, invité de RTL ce matin, s’est félicité du beau bilan de son parti à l’issue du premier tour des élections municipales. «Nous avons 24 maires élus ou réélus», a-t-il annoncé, parlant d’édiles «emblématiques à Perpignan et à Hénin-Beaumont».
Il y a également «60 villes dans lesquelles nous faisons la course en tête (…) et des villes où il y a une menace de gauche et d’extrême gauche (…) et (où) nous sommes le vote utile, nous sommes le rempart», assure le vice-président du RN, pour qui les partis de gauche sont synonymes «de ruine et d’insécurité».
Il a aussi estimé que «la droite sincère, c’est une droite qui ne s’est pas compromise, c’est une droite honnête qui a envie de voir changer les choses». Et de cingler, à l’adresse des Républicains : «Vous n’avez aucune chance de gagner Marseille», rappelant le score de leur candidate Martine Vassal, qui a fait «12%» (12,43%, NDLR). «Il n’y a pas de sens à laisser passer le dramatique Benoît Payan (union de la gauche, 36,70%, NDLR», a insisté Sébastien Chenu.
Municipales 2026 : les résultats des Républicains et de la droite en carte
Marseille : le maire sortant, Benoît Payan, face à la dynamique inédite du RN
C’est un premier tour historique dans la deuxième ville de France. À Marseille, le Rassemblement national a fait un bond gigantesque, au point d’être, à ce jour, un sérieux challenger pour ravir les clés de la Cité phocéenne.
Annoncé au coude-à-coude avec le maire sortant, Benoît Payan (ex-PS), le nationaliste, Franck Allisio, permet à son parti de progresser de plus de dix points par rapport aux précédentes municipales. «Le Rassemblement national est aux portes du pouvoir dans cette ville, jamais il n’aura été aussi près de la victoire», a d’ailleurs dramatisé Benoît Payan, appelant «les Marseillais à se rassembler dès dimanche prochain» derrière sa candidature pour montrer qu’ils «résistent à la vague brune».
Selon les résultats validés par le ministère de l’Intérieur, Franck Allisio arrive en deuxième position avec 34,68%, derrière Benoît Payan à 35,84%.
Le militant contre le narcotrafic Amine Kessaci a voté à Marseille
Dati tend la main à Bournazel pour le second tour à Paris
Abdul Saboor / REUTERS
À Paris, c’est le socialiste Emmanuel Grégoire qui est largement arrivé en tête du scrutin municipal, avec 37,98 % des voix. La maire sortante et réélue du 7e arrondissement Rachida Dati, qui a obtenu 25,46% des suffrages, s’est alors empressée de tendre la main au candidat macroniste Pierre-Yves Bournazel, qui a remporté 11,34% du scrutin.
«Chacun doit prendre ses responsabilités. J’y suis prête», a-t-elle écrit sur X dans la nuit. «Nous n’avons jamais été aussi proches de l’alternance à Paris. […] J’ai parlé ce soir à Pierre-Yves Bournazel pour lui proposer une liste d’union et l’emporter ensemble au second tour. Le temps est compté.»
Municipales Paris : Rachida Dati espère encore rassembler pour battre la gauche, largement en tête
À Lyon, le maire sortant Grégory Doucet confirme sa «remontada» sur Jean-Michel Aulas
Reynaud Julien/APS-Medias/ABACA
Dans une salle aux airs d’aquarium, où les journalistes sont tenus à l’écart, les soutiens de Jean-Michel Aulas ont la mine fermée. Devant eux, le vidéoprojecteur diffuse les résultats des élections sur une chaîne nationale : Grégory Doucet 37 %, Jean-Michel Aulas 37 %.
Selon les résultats validés par le ministère de l’Intérieur, Grégory Doucet arrive finalement légèrement en tête à Lyon avec 37,36% des voix et Jean-Michel Aulas 36,78%, Anaïs Belouassa-Cherifi (LFI) obtient 10,41% lui permettant de se maintenir au second tour, Alexandre Dupalais (UDR-RN) 7,07 % et Georges Képénékian 3,53%.
Si beaucoup n’imaginaient plus atteindre les 47 % pronostiqués par certains sondages à l’automne, peu avaient anticipé de se faire doubler par le maire sortant Grégory Doucet. « Ce n’est pas une bonne surprise mais rien n’est joué. Ce qui va se passer dans l’entre-deux tours va être intéressant, LFI parle d’une alliance technique mais c’est l’alliance de la honte », attaque un proche de l’ancien patron de l’Olympique Lyonnais.
Rattrapé par la percée insoumise, le PS face au dilemme des alliances
Rien ne sert de crier avant d’avoir mal, répétait-on chez les socialistes à l’aube du premier tour. Ne surtout pas spéculer sur la bataille des alliances qui menace de fragmenter la gauche. Mais, comme souvent, la réalité électorale a fini par rattraper les troupes d’Olivier Faure. Ce dimanche soir, de bonnes nouvelles ont bien afflué des quatre coins du pays : le PS était donné en tête à Paris avec Emmanuel Grégoire (38,3 %), à Marseille avec Benoît Payan (36,8 %) selon les estimations Elabe-Berger Levrault pour Le Figaro et BFM/RMC ; à Nantes avec Johanna Rolland ou encore à Strasbourg avec Catherine Trautmann…
En plus de la réélection dès le premier tour d’au moins 350 maires roses. Olivier Faure n’avait pourtant pas le grand sourire de la victoire, lorsqu’il a pris la parole devant la presse avant de réunir le bureau national du parti. «Ce soir, l’extrême droite continue d’instiller son poison», a lancé le premier secrétaire, en référence aux bons scores des nationalistes. Mais c’est un autre nuage qui est en réalité venu assombrir la soirée des socialistes. Pour leur première véritable aventure municipale, les Insoumis ont réalisé des percées dans plusieurs villes, franchissant plus ou moins facilement la barre fatidique des 10 %. Pari réussi, donc, pour Jean-Luc Mélenchon, qui rêvait de se rendre indispensable au reste de la gauche.
À Grenoble, Alain Carignon en tête, au coude-à-coude avec Laurence Ruffin
Laurence Ruffin était annoncée en tête du premier tour des municipales à Grenoble, elle qui incarne la succession d’Éric Piolle, premier maire écologiste à avoir remporté une grande ville en 2014 et qui avait annoncé sa volonté de ne pas se représenter à l’issue de son second mandat. Dimanche soir, c’est finalement Alain Carignon, qui est sorti en tête avec une courte avance de 372 voix, à l’issue d’une nuit électorale aussi longue qu’inattendue.
Alors que les bureaux de vote fermaient leurs portes à 20 heures, les résultats provisoires, issus des premiers bureaux de vote dépouillés, commençaient à dessiner un scénario plaçant le candidat LR en tête du scrutin. Tard dans la nuit, la tendance se confirmait avec un score de 27,04% pour le candidat LR, très légèrement en avance sur Laurence Ruffin, candidate de la gauche unie, hors LFI, qui parvient à rassembler 26,33% des voix. Les deux candidats sortent de ce premier tour dans un mouchoir de poche, promettant un entre-deux tour musclé.
En Martinique, le maire sortant de Fort-de-France Didier Laguerre (LDVG) largement en tête au premier tour
Didier Laguerre, candidat du PPM (LDVG), le parti d’Aimé Césaire, est arrivé très largement en tête au soir du premier tour des élections municipales de Fort-de-France, ville tenue par son parti depuis 80 ans.
Didier Laguerre recueille 44,25% des suffrages contre 21,96% à son adversaire Francis Carole, épaulé par la députée PS de Fort-de-France, Béatrice Bellay lors de ce scrutin. Steeve Moreau, ancien adjoint au maire et candidat du parti Pour le peuple fondé par Rodrigue Petitot, leader de la mobilisation contre la vie chère sur l’île fin 2024, obtient 21,20% des voix.
À Reims, le maire sortant Arnaud Robinet survit à l’épreuve de ses travaux
Les Rémois se sont beaucoup plaints des travaux de rénovation de la Voie des Sacres qui ont embouteillé le centre-ville pendant près de deux ans, mais lui ont tout de même accordé la majorité des scrutins.
Le maire sortant de Reims, Arnaud Robinet, qui a fait campagne sur sa popularité, a obtenu une large majorité des suffrages et remporté 43,79% des voix. Il sera toutefois soumis à un second tour.
Il est suivi par la candidate du Rassemblement national Anne-Sophie Frigout (21,03%) et le candidat d’union à gauche Éric Quénard (17,97%). 54,43% des Rémois se sont abstenus.
Le RN s’installe dans le paysage, percée de LFI
Le RN en dynamique, percée de LFI : les deux partis, qui ont fait des municipales un test en vue de la présidentielle, sortent confortés du premier tour dimanche, dans un scrutin qui voit globalement la gauche se maintenir, notamment à Paris, Marseille et Lyon.
L’entre-deux tours d’ici dimanche prochain sera marqué par le casse-tête des possibles alliances, qui seront aussi scrutées à l’aune de la course à l’Élysée, pour l’instant dominée par le parti nationaliste dans les sondages, dans un paysage politique très éclaté.
Le Rassemblement national s’installe dans le paysage municipal, son objectif à un an de l’élection suprême. Avec ses alliés, ils sont en tête dans plus de 60 communes, contre onze seulement au premier tour de 2020. Le parti nationaliste conserve dès dimanche ses bastions d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) et de Fréjus (Var), et remporte quelques nouvelles villes comme Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes). À Toulon, la députée RN Laure Lavalette est largement en tête mais avec peu de réserves de voix.
Aux municipales d’arrondissements à Paris, trois maires sortants réélus dès le premier tour
À Paris, trois maires sortants ont été réélus sans avoir à passer par un second tour. Si les résultats du premier tour ne sont pas à la hauteur de ses espérances pour l’élection à l’hôtel de ville de la capitale, Rachida Dati a remporté celui du 6e arrondissement avec 58,77% des voix.
Le maire sortant (DVG) du 13e arrondissement, Jérôme Coumet, a également été réélu avec 51,52% des suffrages. Dans le 16e arrondissement aussi, les municipales se sont conclues dès le premier tour. La liste menée par Jérémy Redler a obtenu la majorité absolue avec 50.62% des voix.
Estrosi appelle «l’ensemble des abstentionnistes et des électeurs de gauche» à faire «barrage au Rassemblement national» à Nice
Le maire sortant de Nice, Christian Estrosi, largement devancé de près de 13 points par le député UDR Éric Ciotti, a appelé dans la nuit sur X «l’ensemble des abstentionnistes et des électeurs de gauche» à faire «barrage au Rassemblement national».
«Nous sommes une nouvelle fois les seuls en capacité de battre l’extrême droite qui menace et met Nice en danger», a écrit le maire sortant encarté Horizons. «J’appelle donc l’ensemble des abstentionnistes et des électeurs de gauche qui se reconnaissent dans les valeurs républicaines à faire front.» Et d’inviter «l’ensemble des forces politiques de l’arc républicain (PS, PCF, EELV, Radicaux, Place publique…) à tenir une réunion commune.»
Municipales Nice : Éric Ciotti distance Christian Estrosi, contraint de compter sur la gauche
Municipales à Paris : Knafo (Reconquête) qualifiée pour le second tour
L’eurodéputée Sarah Knafo (Reconquête) s’est qualifiée pour le second tour des élections municipales à Paris en franchissant la barre des 10% au bout du comptage, selon les résultats complets.
La liste Knafo totalise 10,40% des voix dans la capitale, qui verra potentiellement une quinquangulaire avec Emmanuel Grégoire (PS-Les Ecologistes-PCF, 37,98%), la LR-MoDem Rachida Dati (25,46%), l’insoumise Sophia Chikirou (11,72%) et Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance, 11,34%).
Municipales Paris : Rachida Dati espère encore rassembler pour battre la gauche, largement en tête
Incertitudes dans la quasi-totalité des grandes villes
Les incertitudes demeurent dans la quasi-totalité des grandes villes, où des triangulaires ou des quadrangulaires sont envisageables, avec la présence systématique d’une liste RN ou LFI, les deux partis ayant choisi de nationaliser le scrutin municipal avec la course à l’Élysée dans le viseur.
À Paris, le candidat socialiste Emmanuel Grégoire a certes largement distancé sa concurrente de droite Rachida Dati d’au moins dix points et semble en mesure de permettre à la gauche hors-LFI de conserver la capitale. Mais la candidate Insoumise Sophia Chikirou, qui a passé le cap des 10%, risque de lui mettre des bâtons dans les roues.
Pour la gauche, la situation est plus complexe encore à Marseille, où le sortant Benoît Payan, au coude-à-coude avec Franck Allisio (RN), a affirmé qu’il n’était «pas question de faire la moindre tambouille avec qui que ce soit».
À Lyon, LFI espère une «fusion technique», susceptible de permettre à l’écologiste sortant Grégory Doucet de croire à une «remontada» face à l’ancien patron du club de foot de la ville, Jean-Michel Aulas.
À Lille, le maire socialiste Arnaud Deslandes, héritier de Martine Aubry, est au coude-à-coude autour de 25% avec la candidate LFI Lahouaria Addouche, bien au-dessus des pronostics… Les Écologistes, qui sont partis de leur côté, auront un rôle d’arbitre.
Bienvenue dans ce direct
Bonjour et bienvenue dans ce direct. Alliances, fusions, retraits, maintiens… Au lendemain d’un vote marqué par la percée de La France insoumise et des scores favorables au Rassemblement national comme à Marseille, les partis ont peu de temps pour affiner leur stratégie en vue du second tour des élections municipales dimanche. Suivez avec Le Figaro cette journée de tractations.
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