/2026/03/16/075-doucelin-rallyfor260307-npztn-69b83a6270044267469243.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
« Grégory Doucet devient très clairement le favori » : à Lyon, le maire écologiste sortant en position de force après avoir accepté de s’allier à LFI
16 mars 2026
L’ancien prince Andrew photographié pieds nus en peignoir avec Peter Mandelson, Epstein
16 mars 2026
Alors que les prix du carburant ne cessent de grimper depuis le début du conflit en Iran, Emmanuel Lechypre passe à la loupe ce que payent les consommateurs. Il fait le point ce lundi 16 mars dans sa chronique sur RMC.
Une idée reçue. L’État serait gagnant quoi qu’il arrive lorsque les prix du carburant augmentent, comme c’est le cas depuis le début du conflit en Iran. Selon Emmanuel Lechypre, cette idée repose sur le fait que le prix d’un litre de carburant est composé à moitié de taxes. Mais toutes ces taxes ne se valent pas et ne sont pas du même taux.
Dans l’exemple d’un litre de diesel au prix actuel (un prix de 2,05 euros en moyenne le litre par exemple), 1,10 euros est fléché sur la matière première et couvre le trajet depuis la raffinerie, le transport et la distribution. Restent 61 centimes d’une première taxe, nommée l’assise. Le total est donc de 1,71€, auquel il faut rajouter la TVA de 20%, soit 34 centimes pour un total de 2,05€.
Ainsi, on peut grossièrement tomber à 50% du prix pour la matière brute et le reste composé de taxes. Le problème étant que le prix du pétrole a sa propre manière de fonctionner. Une de ses taxes rapporte plus à l’État, c’est la TVA, mais l’autre rapporte moins.
L’assise et la TVA
Le montant de l’assise est fixé par litre, quel que soit le prix du carburant. Dans le cas où le consommateur paye, par exemple, 61 centimes par litre pour le diesel et 67 centimes pour le sans-plomb, que se passe-t-il quand les prix augmentent à la pompe? Les consommateurs roulent moins et achètent moins d’essence.
L’INSEE indique même que l’augmentation des prix du diesel de 30%, celle qu’on connaît actuellement, pourrait faire baisser les achats de 8% environ, si les prix se maintenaient à ce niveau-là. Ainsi, la même taxe est toujours présente, mais on vend beaucoup moins de quantité. Résultat, l’État fait une croix sur 1,5 milliard de recettes.
Reste la TVA, récemment augmentée de 25 centimes par litre, sur laquelle l’État encaisse toujours 20%, soit 5 centimes de plus par litre. Mais puisque la consommation baisse, là aussi les revenus baissent.
Au total, le gain pour la TVA s’affiche à 1,6 milliard de recettes en plus en année pleine. D’un côté, l’État perd 1,5 milliard à peu près, de l’autre côté, il gagne 1,6 milliard avec les effets des taxes. Mais l’opération nécessite « d’élargir la focale » parce que la hausse du pétrole coûte à peu près 0,3 point de croissance sur l’année, soit 3 à 4 milliards de recettes en moins pour les finances publiques.
Résultat: globalement, l’État est perdant. Ce qu’il faut retenir quand le pétrole augmente, c’est que le seul gagnant, ce sont les pays producteurs et pas l’État.
Source : rmc.bfmtv.com

9999999
