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La guerre au Moyen-Orient et l’explosion des prix du carburant a des répercussions sur les entreprises du transport en France. Les professionnels du secteur seront reçus mardi à Matignon où ils vont réclamer des aides au gouvernement.
Les transporteurs routiers font face à la hausse du coût du carburant, en lien avec la guerre au Moyen-Orient. Le prix du baril de Brent, référence internationale pour le pétrole, s’est envolé de plus de 42% vendredi soir.
Les entreprises de transports peinent donc, pour certaines, à pouvoir payer le carburant. Attendus mardi par le ministre des Transports et le ministre de l’Économie, les acteurs du secteur espèrent obtenir des aides pour sortir de la crise.
Dans son entreprise de transport, Stéphane Clémot compte 50 camions. Et leur consommation représente 100.000 litres de gasoil par mois avec une hausse de 30 à 40 centimes sur le litre. L’entrepreneur fait ses comptes.
“Ce sont des dizaines de milliers d’euros qui s’évaporent tous les mois, 40.000€ pour moi. C’est de l’argent que l’on brûle. On ne le voit pas, on n’arrive pas à le répercuter. Vous prenez une calculatrice, vous la tournez dans les sens, le résultat est le même: c’est un gouffre”, indique-t-il.
Des aides demandées au gouvernement
Une situation qui touche notamment les petites entreprises constate Alexis Gibergues, président de l’organisation des transporteurs routiers européens. “En deux semaines, il y a eu 30% de hausse sur les coûts du carburant. Pour les petites PME, TPE du transport routier, c’est un choc massif, et impactant. Pour une PME du secteur routier que ce soit marchandise ou personne d’ailleurs, on est sur 20 à 30% des charges qui sont liées au carburant. Donc si vous avez 30% de hausse, ça représente en fonction des véhicules, entre 500 et 1500 euros. Et donc cette surcharge-là, il faut la digérer”, explique-t-il ce lundi sur RMC.
Certains trajets trop gourmands en carburants ne sont même plus rentables, explique-t-il. Ce qui peut avoir de lourdes conséquences sur ses équipes.
“Il faut envisager de les arrêter temporairement. Soit il faut les mettre au chômage technique, soit en repos, soit il faut des vacances imposées”, assure-t-il.
Une situation que connaît également Nabil, transporteur et auditeur de RMC Story. “On a signé des contrats avec des prix. Nous on est dans le tourisme, on a des cars. Mais aujourd’hui avec le prix du gazole on ne peut plus se permettre d’aller chercher nos clients en fonction des prix qu’on avait basé il y a trois-quatre mois en arrière. C’est impossible de tenir. Je roule à perte. Ce matin je suis allé à Roissy et à la Gare de Lyon pour déposer des clients et j’ai travaillé à perte. Si ça continue, on va tout bloquer. Il nous faut au moins 1 à 2 mois pour absorber cette perte”, pointe-t-il sur RMC.
Des cas qui sont loin d’être isolés selon Jean-Marc Rivera, directeur général du syndicat des routiers européens. Il demande au gouvernement de débloquer des aides exceptionnelles « pour sauver la filière ». “On demande des aides directes adressées aux transporteurs. La première, c’est une aide forfaitaire par véhicule et la deuxième, c’est une réduction à l’achat du carburant”, appuie-t-il.
Il en appelle aussi les clients des transporteurs à régler leurs factures dans les temps afin de ne pas aggraver la situation avec des retards de paiement.
Notre analyse Actus-Eco.fr : Cette actualité illustre les évolutions récentes des marchés et leur impact potentiel en France. Retrouvez nos analyses complémentaires dans nos articles sur l’économie et sur les marchés financiers.
Source : rmc.bfmtv.com

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