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16 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : « À l’ambassade, on nous a bien fait comprendre qu’on devait se débrouiller par nous-mêmes », leur vol retour Manille-Doha-Barcelone annulé, ce couple doit faire le tour du monde pour rentrer
Barcelone-Doha-Manille-Sydney-Fidji-Los Angeles-Lisbonne-Barcelone-Claira. Ouf ! Partis en vacances aux Philippines, Lise et Cyril ont dû revoir leur plan de retour après le début de la guerre au Moyen-Orient.
L’appel Whatsapp sentait pourtant bon la fin de l’été en Australie avec le chant des grillons en arrière-plan. Sauf que… Sauf que Lise et Cyril n’auraient jamais dû se retrouver à Sydney ce dimanche 15 mars. Parti en vacances aux Philippines, au départ de Barcelone avec une escale à Doha (Qatar), le couple de Claira a dû faire face à l’annulation de leur vol retour en raison de la guerre au Moyen-Orient et de la fermeture des espaces aériens du Golfe. « On a vu aux infos dès le 2 mars que l’espace aérien qatari avait été fermé, ce qui s’est confirmé les jours suivants. On se doutait que notre vol retour serait annulé mais on n’a rien eu d’officiel jusqu’au matin du 7 mars, date de notre vol, raconte Lise. Là, on a reçu un e-mail de Qatar Airways pour nous dire que le vol était annulé. Et c’est tout. Rien concernant un nouveau vol. » Elle poursuit : « Ça a été super dur. Imaginez, on était parti en excursion au paradis et quand on rallume nos téléphones, on voit tout ça… «
Ils prennent alors la décision de ne pas rester à Manille après leur séjour et de trouver des vols pour rentrer à moindres frais. « Ça a été beaucoup de stress, on a annulé d’autres excursions parce qu’on passait 6 ou 7 heures par jours sur les téléphones pour trouver des vols sans passer par le Moyen-Orient, des hébergements… Mais les prix des vols montaient à 4 000, 5 000 ou 6 000 euros ! Et on ne se voyait pas rester à Manille plus de deux jours. Les hébergements ne sont pas inabordables mais on ne pouvait pas se permettre de rester encore pendant plusieurs jours. Ma sœur vit à Sydney et au début, on se disait pour rigoler de venir ici. Et puis on a pris la décision. On a trouvé un vol lowcost de nuit Manille-Sydney pour 170 euros chacun. Au moins on est hébergé gratuitement et en famille. » En Australie depuis le 8 mars, la galère pour rentrer est loin d’être finie. D’autant plus que le couple, originaire de Carcassonne et de la Haute Vallée de l’Aude, ne peut compter que sur lui-même. « La prise en charge par les assurances ? C’est le néant. Je vais faire une demande de remboursement pour le vol Manille-Barcelone annulé. Normalement pour celui-là, ça devrait être bon avec Qatar Airways. Ce n’est pas si facile de savoir qui contacter, il existe des tchats mais ce n’est que de l’intelligence artificielle qui répond… Sinon à l’ambassade, on ne nous l’a pas dit explicitement, mais on nous a bien fait comprendre qu’on était jeune, en bonne santé, pas dans la zone directe du conflit et qu’on devait se débrouiller par nous-mêmes. » Super… À Sydney, portables en main, Lise et Cyril continuent d’écumer les sites pour organiser leur retour à Barcelone le plus rapide et le moins onéreux possible. Et pour ça, ils vont faire le tour du monde en achetant des billets à l’unité : Sydney-Los Angeles (avec Fidji Airways, escale de deux heures aux Fidji), puis Los Angeles-Barcelone (avec TAP Portugal, escale à Lisbonne). Coût total : 3 000 euros. Ouf de soulagement ? Pas encore. « On croise les doigts pour que le premier vol n’ait pas de retard sinon on perd le deuxième… Et puis à l’aéroport de Los Angeles, je ne serais pas tranquille vu ce qu’il se passe en ce moment », confie Lise.
Habitué des voyages au long cours (Australie, Asie, Mexique, île Maurice…) le couple n’avait jamais fait face à un retard, une annulation de vol ou même un litige… « On va bien s’en souvenir de celui-là. On a hâte d’être en Europe. La situation dans le Golfe n’est pas réjouissante mais au moins on sera chez nous, dans notre maison. » Arrivée prévue à Barcelone, mercredi à 17 h 15.
Au travail jeudi à 8 h 30 !
Lise et Cyril décollent de Sydney ce mardi 17 mars à 14 heures. Arrivée prévue mercredi à Barcelone, ils reprendront le travail jeudi matin. Professeure des écoles à Perpignan, Lise a pu compter sur « une équipe en or, très compréhensive et au soutien pour moi », alors que la rentrée des vacances d’hiver était le 9 mars. E-mails à l’inspecteur, au secrétariat de la circonscription Perpignan 1 pour expliquer la situation, une puis deux autorisations d’absence… Lise retrouvera sa classe ce jeudi à 8 h 30. Enfin !
Employé à Intermarché au Soler, Cyril a aussi communiqué avec son équipe et son patron, « en expliquant où on en était au quotidien. Tous se sont montrés compréhensifs là aussi. »
Source : www.lindependant.fr

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