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16 mars 2026Marine Le Pen, Gabriel Attal, Bruno Retailleau… Plusieurs personnalités politiques dénoncent les alliances entre le PS et LFI pour le second tour des municipales
Dans plusieurs grandes villes de l’Hexagone, socialistes et insoumis ont conclu des accords pour tenter de faire barrage à la droite et à l’extrême droite au second tour des élections municipales.
Des fusions qui font grincer des dents. Face aux nouvelles alliances annoncées entre le PS et LFI, à l’approche du second tour des élections municipales, plusieurs personnalités ont dénoncé ce lundi 16 mars ces accords qui ont pour objectif, dans la plupart des cas, de faire barrage à la droite et à l’extrême droite.
Dans de nombreuses communes où les socialistes ont une faible avance, comme Nantes, Clermont-Ferrand ou Brest, et dans d’autres communes où LFI est arrivée en tête et où une alliance peut les faire basculer à gauche, comme à Toulouse, Limoges ou Argenteuil (Val-d’Oise), socialistes et insoumis ont conclu des accords ou étaient encore en discussion ce lundi soir.
Les socialistes et les écologistes « bradent leurs principes »
Des unions qui ont très vite fait réagir le secrétaire général de Renaissance Gabriel Attal sur X. « Les socialistes et la gauche s’allient avec La France Insoumise, malgré les promesses et malgré les grandes déclarations », déplore l’ancien Premier ministre, affirmant que la Fance à besoin de « démocrates se tiennent debout » et « pas à genoux ».
Chez les Républicains, le président du parti Bruno Retailleau a estimé que les socialistes et les écologistes « bradent leurs principes pour sauver leurs sièges en s’alliant avec LFI ».
« L’antisémitisme dénoncé par le bureau du PS est donc inacceptable au plan national mais tout à fait fréquentable au plan local. Quelle bande de Tartuffes! », déplore-t-il.
Même argument du côté de la cheffe de file des députés du Rassemblement national Marine Le Pen, qui accuse aussi les insoumis d’antisémitisme.
« Ni les saillies antisémites, ni les appels à la violence politique et leurs justifications n’auront eu raison de la mission essentielle de la gauche la plus hypocrite de la terre: sauver leurs mandats! », explique-t-elle sur X.
La direction du PS avait pourtant assuré avant le scrutin qu’il n’y aurait « pas d’accord national » avec LFI, après les « propos antisémites intolérables » de Jean-Luc Mélenchon, lorsqu’il a ironisé sur la prononciation des patronymes juifs « Epstein » et « Glucksmann ».
Cela « n’exclut pas que localement, sur la base d’un programme et d’un respect de valeurs partagés, il y ait la possibilité de faire des fusions », avait nuancé le député socialiste Arthur Delaporte sur notre antenne.
« Pas question de laisser des villes à la droite ou à l’extrême droite »
« Il n’est pas question de laisser des villes à la droite ou à l’extrême droite, parce qu’il n’y aurait pas de discussion locale », a aussi justifié le secrétaire général du PS Pierre Jouvet, « s’il y a des clarifications politiques » de la part des candidats de La France insoumise.
Une position également prise sous la pression des Écologistes qui ont ouvert largement la porte à des accords avec LFI.
En réaction à ces alliances, Raphaël Glucksmann, leader de Place publique, et positionné sur une ligne opposée à Jean-Luc Mélenchon, a réaffirmé que ses candidats se retireraient de toute liste qui conclurait une alliance avec LFI au deuxième tour.
L’ancien président de la République François Hollande partage aussi cette approche, jugeant que lorsque LFI est en tête, « la meilleure des solutions, c’est soit le retrait, soit le maintien » sans accord.
Source : www.bfmtv.com

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