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Au lendemain du premier tour des élections municipales du 15 mars, et l’arrivée en tête de la candidate RN à Bagnols-sur-Cèze, le maire sortant Jean-Yves Chapelet appelle les électeurs à s’unir pour ne pas lui laisser la ville. Philippe Broche va annoncer mardi s’il se maintient ou pas.
Au lendemain du premier tour de l’élection municipale de Bagnols-sur-Cèze, à l’issue duquel la députée RN Pascale Bordes est arrivée largement en tête avec 44, 26 % des voix, les stratégies pour le second tour du dimanche 22 mars, se mettent en place, tous les candidats devant déposer leur candidature en préfecture au plus tard mardi 17 mars.
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Le maire sortant Jean-Yves Chapelet, en deuxième position avec 18, 25 % des suffrages, appelle, dans un communiqué, les Bagnolais « à vous unir à nous pour le progrès et l’avenir » pour ne pas « laisser les clés de la ville à un parti », en l’occurrence le RN. Il explique que même si « le Rassemblement national a rassemblé 3 109 voix « rien n’est perdu ! Nous tous, ensemble, avons rassemblé 3 916 voix », en comptabilisant celles des autres candidats – Jérôme Jackel (15, 93 %), Philippe Broche (14,43 %) et Michel Cegielski (7,13 %).
« Nous devons reconnaître au Rassemblement national d’avoir réussi le tour de force de nationaliser les élections municipales […]. Bagnols ne fait pas exception parmi les villes moyennes de France, mais elle sera l’exception au second tour » assure le maire sortant.
Un appel en direction des électeurs qui ne convainc pas les autres adversaires de Pascale Bordes. Jérôme Jackel, qui a réuni 15, 93 % des suffrages, lance : « Il dédaigne les courants politiques et démocratiques. Il veut un rassemblement vers lui mais il n’est pas rassembleur : entre lui et moi il y a 160 voix d’écart. Il doit tirer sa révérence« . Le candidat Debout ! (parti de François Ruffin) annonce qu’il a fait « un appel du pied à Philippe Broche » lundi matin, pour discuter d’une union. « À deux, on fait 30 % des voix. On doit se voir avec Philippe Broche lundi soir » assurait-il en milieu de journée. « Un assemblage Jackel-Broche c’est légitime. Si on s’allie, on va créer une dynamique. Les électeurs de Chapelet vont se tourner vers nous ».
« Je dis non à Jackel ! On ne va pas fusionner »
« Je dis non à Jackel ! On ne va pas fusionner » coupe court Philippe Broche. Une réunion avec ces colistiers était prévue lundi soir pour convenir de la stratégie à suivre : « soit on continue, soit on se retire » précisait-il en milieu de journée. L’annonce de cette décision devrait être faite mardi. « Je respecte mes colistiers, on a constitué une liste avec des personnes aux orientations politiques ».
Quant à l’appel du maire sortant, « c’est le chant du cygne, ça ne sert à rien, chaque électeur est libre de son choix », tout en regrettant que le taux de participation n’ait pas été plus haut. « Les Bagnolais doivent assumer leur choix ! Il y aurait dû avoir 70 % de votants avec ce contexte bagnolais ». Lui, renvoie la balle aux autres candidats. « Je suis en quatrième position, donc je ne suis pas en situation de dire quelque chose. Il appartient aux autres de prendre leurs responsabilités ».
De son côté, Michel Cegielski, disqualifié pour le second tour, sa liste n’ayant pas atteint avec ses 7, 13 %, les 10 % requis pour se maintenir, estime que « c’est normal que Jean-Yves Chapelet fasse appel aux électeurs. Il est en tête des autres candidats après le RN ». Mais l’ex adjoint démissionnaire de Jean-Yves Chapelet, estime que « le maire devrait faire un appel aux autres candidats et aux gens pour qu’ils aillent voter« . Quant à rejoindre une autre liste, – une liste peut inclure des candidats d’une autre liste à condition que celle-ci ait obtenu, au premier tour, au moins 5 % des suffrages exprimés –, Michel Cegielski confie que Jérôme Jackel l’a appelé le soir du premier tour « pour savoir si je le soutenais. Mais je ne peux pas le soutenir comme ça, sans savoir comment il va agir ».
Source : www.midilibre.fr

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