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16 mars 2026Municipales 2026 à Sète : après le premier tour, les tractations aboutissent au retrait de Pascal Pintre et Sébastien Denaja
Les discussions entamées au soir des résultats du premier tour ont débouché, lundi, sur le retrait des deux candidats en ballottage défavorable. Pour quelles conséquences sur le scrutin ?
Cinq candidats pour un fauteuil. Sans doute fallait-il faire le “tri” au lendemain du premier tour de l’élection municipale à Sète. C’est chose faite depuis lundi, en fin de journée. Il aura fallu moins de 24 heures pour que chacun se mette d’accord avec son équipe et sa conscience, sous-pèse la situation tout en respectant ses électeurs.
Sébastien Denaja n’a pas saisi « la main tendue »
Dès dimanche soir, les appels (téléphoniques et du pied) n’ont pas manqué entre candidats. À gauche, d’abord. L’équipe de Laura Seguin a sollicité celle de Sébastien Denaja. Les deux camps se sont vus dans la nuit de dimanche à lundi. La candidate de l’union de la gauche, sortie troisième (20,55 %), a « tendu la main » à la tête de liste Allons ensemble.
Mais Sébastien Denaja, défait et inflexible, n’a rien changé au scénario qu’il avait imaginé en cas de revers. Le conseiller régional, réfractaire à l’idée de tout accord avec LFI, a fait le choix de se retirer, sans passer de consigne. « Notre liste est en situation de se maintenir ou de fusionner avec une autre, observe le grand battu du 1er tour. Le choix du désistement républicain est cependant le plus fidèle à nos convictions et à la ligne politique claire que nous avons portée. Nous formons le vœu que ce choix responsable rassemble le plus largement possible contre le double péril que représente la perpétuation d’un système vermoulu et l’accession aux responsabilités de l’extrême droite. »
S’il explique que « ce double danger doit être combattu avec la plus extrême vigueur si nous voulons que les Sétois vivent dans une ville juste et libre », Sébastien Denaja n’invite pas non plus à voter pour la candidate investie par LFI, le PCF et Les Écologistes. Il n’y a pas été incité par la proposition qui lui a été faite. Selon nos informations, la candidate Nouvelles Pages aurait accordé six places (sur 43), dont seulement quatre éligibles, à l’équipe Allons ensemble, dans la perspective d’une fusion de listes. Un chiffre jugé largement insuffisant sur la base du score du 1er tour réalisé par Denaja (près de 3000 voix).
Même si elle aurait certainement préféré l’union, Laura Seguin devrait trouver dans ce retrait une réserve de voix certaine. Toute la question est de savoir à quel point. L’écart avec Hervé Marquès au premier tour, dimanche, était de 1608 voix.
« On ne va pas faire de tambouille »
Mais l’enjeu était aussi à droite. Très tôt après les résultats, Sébastien Pacull a lorgné sur le score réalisé par Pascal Pintre (14,82 %, 3170 voix). Le premier a appelé le second. L’information s’est répandue comme une traînée de poudre dans le camp Marquès, qui y a vu une menace (au moins mathématique). Tout autant qu’à gauche, où un “front républicain” aurait pu s’échafauder en ultime recours, afin de faire rempart.
Mais tout cela est resté au stade embryonnaire. Car de rapprochement entre Sébastien Pacull et Pascal Pintre, il n’y a finalement pas eu. « Il n’y avait pas de possibilité d’accord, explique Pascal Pintre. On ne va pas renier notre liste citoyenne et républicaine. On ne va pas faire de tambouille. Le sujet, c’est de respecter nos électeurs. Il faut du sens à tout ça. En responsabilité, nous allons donc nous retirer. Nos électeurs ont désormais le choix entre la poursuite d’un système à bout de souffle et deux alternatives. Pour nous, le travail accompli en cinq mois a été fantastique et je remercie les gens pour leur confiance. Nous avons porté un projet, avec une équipe nouvelle, sans être en position de l’emporter malheureusement. Mais l’histoire a été magnifique. »
À qui profitera cet éparpillement ?
La connexion, d’autre part, s’est aussi établie entre Pascal Pintre et Sébastien Denaja. Mais ni l’un, ni l’autre, n’y a vu d’intérêt. Et pas plus de pertinence, autant sur le front des idées que celui de l’arithmétique. S’il est périlleux d’imaginer clairement le report des quelque 3 000 voix de Pascal Pintre, une sorte “d’éparpillement” est certainement à prévoir, entre la liste du candidat Hervé Marquès (malgré les consignes), celle de Sébastien Pacull, sans oublier la liste à gauche et l’abstentionnisme. Difficile de dire dans quelles proportions, ni si cette dispersion est en mesure de chambouler le scrutin.
Source : www.midilibre.fr

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