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16 mars 2026Municipales 2026 : Louis Aliot repart en campagne, la présidence de Perpignan Méditerranée Métropole au cœur du second tour du scrutin dans les Pyrénées-Orientales
Le premier tour des élections municipales a consolidé une bonne partie des 88 élus communautaires dans leurs fauteuils du boulevard Saint-Assiscle de Perpignan. Mais la présidence de Perpignan Méditerranée Métropole est une élection où chaque voix compte. Si le RN y a de fortes ambitions, le second tour dans des communes stratégiques comme Rivesaltes, Canohès, Saleilles, Cabestany et Saint-Laurent-de-la-Salanque pourraient faire basculer les stratégies politiques.
Après le premier tour, où en est la communauté urbaine ?
Sur les 37 communes de Perpignan Méditerranée Métropole, 31 villes et villages ont choisi leur maire dès le premier tour du scrutin municipal ce 15 mars 2026. La plus symbolique étant le vaisseau amiral de la communauté urbaine, Perpignan qui a plébiscité Louis Aliot pour un second mandat. Dans le gouvernement de Perpignan Méditerranée Métropole, le président Robert Vila a également été réélu à Saint-Estève. 13 des 15 vice-présidents se sont aussi vus renouveler la confiance de leurs administrés. Un statu quo à cinq communes d’importance près : Rivesaltes, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Cabestany, Saleilles et Canohès ne se sont pas décidées et seront scrutées ce 22 mars. Car dans l’hémicycle de PMM, chaque voix compte dans les calculs pour le vote de la future présidence.
Quel scrutin pour l’agglo ?
Pour obtenir la présidence de l’agglo, il faut obtenir 45 voix sur les 88 conseillers. Si nécessaire, ce scrutin se jouera en trois tours, les deux premiers à la majorité absolue, le troisième à la majorité relative.
Qui sont les candidats ?
Louis Aliot veut « que la ville centre retrouve sa place », martèle-t-il encore ce lundi. Mais il n’officialise pas encore sa candidature : « On peut avoir aussi un autre fonctionnement et un autre mode de gestion avec de vraies délégations et répartitions. Il y a un président, mais il doit aussi s’entourer des vice-présidents. Le pouvoir doit être mieux réparti et les délégations peuvent être repensées. En faisant attention, notamment, à respecter les communes rurales par rapport à celles qui sont un peu plus urbaines ». En 2020, déjà candidat, il avait avancé l’idée d’un « pacte de gouvernance ».
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Le président sortant, Robert Vila, sera candidat à sa propre succession. Il a réaffirmé sa volonté ce lundi au micro d’Ici Roussillon. Le maire du Barcarès réélu, Alain Ferrand, ne cache pas ses ambitions. L’ancien sénateur des Pyrénées-Orientales François Calvet était sorti de sa retraite politique pour revenir à PMM. S’il a bien été élu ce dimanche soir sur la liste d’Armelle Revel Fourcade, il ne brigue plus la présidence de la communauté urbaine. « Mais je veux travailler pour sa gestion, et veiller à la bonne représentation du Soler par un poste de vice-présidente », assure-t-il.
Le nom de Laurent Gauze, revient également parmi les postulants potentiels. Mais celui qui est sur la liste d’Amélie Parraud à Rivesaltes doit encore réussir le second tour sur sa commune..
Quelles forces en présence ?
La majorité de Perpignan a perdu un siège en 2026 depuis l’entrée dans la communauté urbaine de Corneilla-la-Rivière. Louis Aliot a décroché 30 sièges, son opposition 8. S’il peut compter sur le soutien de Gilles Foxonet à Baixas, il reste encore 14 élus à convaincre de se rallier à sa cause. Les résultats du second tour seront déterminants pour renforcer le poids de Louis Aliot à PMM. Le vice-président du RN misant par exemple sur la victoire de son binôme au conseil départemental, Carla Muti, en lice pour Canohès. Mais aussi de Julien Potel à Rivesaltes. « J’irai faire campagne cette semaine dans les deux communes« , confirme le maire de Perpignan. Il confie rester aussi attentif aux résultats de Saleilles et Saint-Laurent-de-la-Salanque. À Cabestany, les ambitions du RN sont amoindries, la maire communiste Edith Pugnet devançant largement ses deux adversaires. À Saint-Hippolyte, le candidat RN n’a pas été élu.
Quel profil chez les nouveaux élus ?
Cinq communes de la Communauté urbaine ont opté pour un nouveau maire ce dimanche. La conseillère départementale Nathalie Piqué à Pézilla-la-Rivière, Luc Tomas à Saint-Féliu-d’Avall, Aurélie Escoda à Corneilla-la-Rivière, François Tixador à Tautavel et Romain Garrigue à Montner. Des nouveaux profils, mais pour quel degré de politisation ? Si la proximité entre Nathalie Piqué et Robert Vila est connue, François Tixador est plus proche des jeunes cadres de PMM, Nicolas Barthe le premier puisqu’il fut le directeur général des services du maire de Toulouges. Romain Garrigue, lui, est chargé de communication à la ville de Perpignan.
Un verdict disputé ?
Au soir du premier tour, numériquement, le compte ne semble pas y être pour que le cadre du RN obtienne la majorité absolue. En revanche, il pourrait parier sur l’obtention d’une majorité relative. Très apprécié des maires ruraux de l’agglo, fort d’un bilan de bon gestionnaire, Robert Vila a tout de même perdu quelques alliés ce dimanche 15 mars. Parmi lesquels Francis Alis, l’ancien maire de Tautavel. Mais aussi les 9 voix du groupe d’opposition de Perpignan qui, en 2020, face à Louis Aliot, avaient opté pour le maire de Saint-Estève. Six ans plus tard, avec l’arrivée de la gauche et du centre perpignanais dans hémicycle du boulevard Saint-Assiscle, ces bulletins seront plus volatils. Alain Ferrand peut, lui, compter sur le soutien de quelques indéfectibles. Mais, pour gagner, il faut arriver à convaincre au-delà de sa garde rapprochée. Laurent Gauze est sur la même ligne. Mais, contrairement à Robert Vila, les maires ruraux lui sont moins favorables.
Source : www.lindependant.fr

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