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16 mars 2026Pierre-Yves Bournazel annonce la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati, mais ne sera pas colistier
La candidate Les Républicains avait proposé une alliance dès dimanche soir à son concurrent de centre-droit, alors qu’elle a réalisé au premier tour un score moins élevé qu’espéré. De son côté, Pierre-Yves Bournazel exigeait de la « clarté » de sa part sur l’absence d’alliance avec l’eurodéputée d’extrême droite Sarah Knafo.
Sous pression de sa famille politique, le candidat Horizons/Renaissance à la mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel, a opéré ce lundi 16 mars une fusion de sa liste avec celle de la candidate LR et MoDem Rachida Dati et annoncé qu’il se retirait de la course à l’Hôtel de ville.
Quatre candidats sont pour l’heure sur la ligne de départ pour le second tour dimanche, après l’annonce par l’Insoumise Sophia Chikirou du maintien de sa liste face à son concurrent de gauche, Emmanuel Grégoire, arrivé largement en tête du premier tour dimanche avec près de 38% des intentions de vote.
« J’ai le plaisir de vous annoncer ce soir que nous avons décidé de fusionner nos listes » avec Rachida Dati, « parce qu’une majorité de Parisiens attend le changement et l’alternance », a déclaré au JT de France 2 Pierre-Yves Bournazel, qui était crédité de 11,34% des intentions de vote.
« Bournazel a toujours été contre la fusion »
Mais « pour moi, le chemin s’arrête (…) puisque les Parisiens n’ont pas souhaité que je sois le prochain maire de Paris », a confié celui qui est conseiller de Paris depuis 18 ans.
« Le collectif qui m’accompagne, mes colistiers, mes partis, souhaitent le changement et je l’accompagne, je permets cette fusion dans la clarté des principes contre l’extrémisme politique », a ajouté l’élu de 48 ans qui était poussé à cette union par Edouard Philippe, le patron d’Horizons.
Ce départ a sucité une grande stupéfaction chez la droite parisienne. « Tout le monde a halluciné chez Dati personne ne savait qu’il dirait cela. Cela donne une impression qu’il veut tuer la fusion, cela refroidit de fait les négociations », explique une source chez LR auprès de BFMTV, qui ajoute que le clan de l’ancienne ministre de la Culture « joue le jeu à fond pour tenter d’y arriver. »
Dans l’entourage de Pierre-Yves Bournazel, cette décision fait sens. « (Pierre-Yves) Bournazel a toujours été contre la fusion, son départ surprise de la liste, c’est fait exprès », nous relate-t-on.
Cette alliance a également créé plusieurs tensions dans la liste de Pierre-Yves Bournazel: le haut-commissaire au plan Clément Beaune, troisième de sa liste, a refusé de faire partie de la liste avec Rachida Dati.
De son côté, la candidate Les Républicains avait proposé une alliance dès dimanche soir à son concurrent de centre-droit, alors qu’elle a réalisé au premier tour un score bien moins élevé qu’espéré (25,46%), plus de douze points derrière Emmanuel Grégoire (37,98%).
Cette union « respecte l’équilibre des votes du premier tour »
Pierre-Yves Bournazel avait fixé ses conditions pour se retirer. L’ancien député exigeait notamment de la « clarté » de la part de Rachida Dati sur l’absence d’alliance avec l’eurodéputée d’extrême droite Sarah Knafo, qui a tendu la main lundi à l’ex-ministre de la Culture après s’être qualifiée de justesse pour le second tour.
Dans un entretien au Figaro lundi soir, Rachida Dati a confirmé qu’il « ne peut pas y avoir d’alliance avec Reconquête », et précisé qu’elle avait proposé à Pierre-Yves Bournazel d’être deuxième sur sa liste au second tour.
La nouvelle liste d’union « respecte l’équilibre des votes du premier tour », a assuré la maire du 7e arrondissement. Les relations entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel sont notoirement mauvaises, au point que l’élu de centre droit avait appelé la candidate à « changer le ton de cette campagne ».
Cette dernière l’avait notamment qualifié d' »incarnation physique de la droite la plus bête du monde », lui reprochant de vouloir la faire perdre.
Dans un livre paru en janvier, Pierre-Yves Bournazel, qui fut son conseiller en communication quand elle était garde des Sceaux, avait lui-même dépeint Rachida Dati comme sa « meilleure ennemie ».
Source : www.bfmtv.com

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