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ANDREW LEYDEN / NurPhoto via AFP
Le président américain a menacé de reporter un voyage en Chine prévu du 31 mars au 2 avril, si le pays n’envoyait pas de navires pour l’aider à défendre de détroit d’Ormuz.
Après avoir assuré que les États-Unis avaient déjà gagné la guerre, refusant l’aide notamment du Royaume-Uni, Donald Trump a fait volte-face en demandant, ce vendredi 13 mars, de l’aide aux autres pays pour sécuriser le détroit d’Ormuz, presque entièrement bloqué par l’Iran. Ses alliés sont loin, néanmoins, de s’être précipité à sa rescousse.
« Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres (…) enverront des navires dans la région afin que le détroit d’Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité », avait-il lancé avant son appel à l’aide. « Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas », avait-il ajouté.
Trump avait même prédit « des conséquences très mauvaises pour l’avenir de l’Otan » si les pays de l’alliance refusaient d’obtempérer, et menacé de reporter un voyage en Chine prévu du 31 mars au 2 avril.
Le Japon, l’Australie et le Royaume-Uni disent non
Le Japon, tenu de renoncer pour toujours à la guerre par sa Constitution pacifiste de 1947, a fait savoir lundi qu’il « n’envisageait pas » un tel déploiement. Par ailleurs, le pays qui dépend du pétrole du Moyen-Orient pour 95 % de ses importations, a confirmé commencer à puiser dans ses réserves, qui sont parmi les plus importantes du monde.
Du côté de l’Australie, la ministre des Transports, Catherine King, a affirmé : « Nous n’enverrons pas de navire dans le détroit d’Ormuz. » La Corée du Sud est restée évasive, craignant déjà d’affaiblir la présence militaire américaine dans la région indo-pacifique.
La France, qui avait précédemment manifesté son intérêt, souhaite d’abord que la situation se stabilise, selon France 24. Emmanuel Macron a bien annoncé l’envoi d’un arsenal militaire comptant plusieurs rafales et un porte-avions, entre autres, en Méditerranée orientale, mais il s’agit là d’une mission purement défensive.
Le Royaume-Uni, qui s’était fait évincer par Donald Trump lorsqu’ils avaient proposé leur aide, au prétexte que c’était top tard, n’enverra pas non plus de navires, mais propose des drones de déminage.
Pas de mission de l’Otan…
Par ailleurs, le Premier Ministre britannique, Keir Starmer a déclaré lundi lors d’une conférence de presse que le Royaume-Uni travaillait avec ses alliés sur un « plan collectif viable permettant de rétablir la liberté de navigation dans la région le plus rapidement possible ». Mais, ce plan « ne sera pas et n’a jamais été envisagé comme une mission de l’Otan ».
« Il devra s’agir d’une alliance de partenaires, et c’est pourquoi nous collaborons avec des partenaires, tant en Europe et dans le Golfe qu’avec les États-Unis », a ajouté le dirigeant britannique. Peu auparavant, Berlin avait souligné que la guerre engagée par Israël et les États-Unis contre l’Iran n’avait « rien à voir avec l’Otan ».
S’opposant à toute « nouvelle escalade militaire » dans la région, l’Allemagne n’offrira « aucune participation militaire » mais est prête « à garantir, par la voie diplomatique, la sécurité du passage dans le détroit d’Ormuz », a déclaré le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius au même moment.
Les ministres des Affaires étrangères lituanien et polonais, historiquement atlantistes, ont eux estimé que les pays de l’Otan devraient « étudier » une demande américaine de contribution si elle était officiellement soumise à l’Alliance.
Mais une possible mission européenne ?
Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’UE doivent discuter lundi d’un possible recours dans le détroit d’Ormuz à la mission Aspides de protection du trafic maritime, a indiqué la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas, plusieurs ministres écartant toutefois une décision à court terme. Cette mission, conçue à l’origine pour protéger les navires marchands des attaques des rebelles houtis, alliés de l’Iran, est actuellement déployée en mer Rouge.
La France avait évoqué le 9 mars une mission internationale « purement défensive » pour rouvrir le détroit, sans préciser si elle devait se faire dans le cadre de la mission Aspides. Mais plusieurs ministres européens se sont montrés prudents sur un éventuel recours à cette mission, qui comprend trois navires militaires en patrouille en mer Rouge : un grec, un français et un italien.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a déjà déclaré qu’il ne pensait pas que cela serait efficace. « Il ne faut rien faire qui ajoute encore plus de tension, encore plus d’escalade », a affirmé le ministre espagnol José Manuel Albares, en marge de cette réunion ministérielle. Keir Starmer a aussi déclaré lundi que le Royaume-Uni « ne se laissera pas entraîner dans une guerre plus vaste » et qu’il souhaite que le conflit s’achève « le plus vite possible ».
Le ministère des Affaires étrangères iranien avait mis en garde les pays qui envisageraient de répondre à l’appel de Washington, les enjoignant de « s’abstenir de toute action pouvant mener à une escalade et à une extension du conflit ». Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, s’était également engagé à continuer d’utiliser le « levier du blocage du détroit d’Ormuz » comme un outil contre les États-Unis et Israël.
Source : www.huffingtonpost.fr

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