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“Deux foules énormes ont défilé à Budapest” ce dimanche 15 mars, lors de la fête nationale hongroise, pour soutenir soit le Premier ministre, Viktor Orban, soit son rival, Peter Magyar, favori des élections législatives du 12 avril, relate le quotidien de gauche Nepszava. Après la “marche de la paix” de son camp, Orban a concentré son message “sur les dangers extérieurs” et “surtout l’Ukraine”, quand son opposant a mis l’accent sur “l’unification de la nation”, résume le journal sur sa une du lundi 16 mars.
Dans le cortège pro-Orban, “personne n’imagine que [son parti], la Fidesz, puisse perdre”, raconte Nepszava dans son reportage. “Nous sommes le choix sûr”, clame une habitante de Pecs, la grande ville du Sud-Ouest, en répétant le slogan du Fidesz. Seule une autre manifestante, venue du nord-ouest du pays, évoque l’éventualité d’une victoire de Peter Magyar, “mais dans quatre ans”. D’autres partisans du Premier ministre, interviewés par le journal, accusent Peter Magyar de vouloir envoyer leurs enfants et leurs petits-enfants combattre en Ukraine.
“Cauchemar”
Dans le rassemblement d’opposition, les marcheurs “considèrent leur parti préféré comme invincible”, tout comme les pro-Orban de l’autre côté de la ville, rapporte un autre reportage de Nepszava. “L’issue de l’élection ne fait aucun doute”, assènent des jeunes venus de Bekescsaba, non loin de la frontière roumaine. Des parents avec une poussette évoquent un “cauchemar” si Orban se maintient, mais “ne croient pas” à ce scénario. Une femme affirme qu’elle quittera la Hongrie si Orban gagne encore.
Les partisans d’Orban “étaient nombreux, même dans une situation difficile”, mais son parti “semble se préparer très consciemment à être dans l’opposition”, analyse de son côté le politologue Daniel Milbacher auprès du quotidien.
Commentant le rassemblement en faveur de Peter Magyar, le politiste Zoltan Ranschburg, lui, “ne se rappelle pas avoir déjà vu une telle masse lors d’une manifestation politique” en Hongrie et souligne de quelle façon Magyar “retourne le message de la Fidesz, qui l’associe à la guerre et [au président ukrainien, Volodymyr] Zelensky”.
Les pro-Orban “semblaient moroses”, et leur leader “n’arrivait plus à les galvaniser comme avant”, tranche Nepszava dans un éditorial. “Si l’on devait pronostiquer l’issue du 12 avril en se fondant sur les deux prestations de dimanche, il serait courageux de parier sur la Fidesz. Mais ce qui compte vraiment, ce n’est pas de savoir qui est sorti vainqueur de telle ou telle journée. C’est de savoir si nous aurons, un jour, un gouvernement qui cherche enfin à garantir un avenir pour nous”, conclut Miklos Hargitai.
Source : www.courrierinternational.com

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