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SEBASTIEN BOZON / AFP
Catherine Trautmann lors d’un discours de campagne le 10 mars 2026 (Photo by SEBASTIEN BOZON / AFP)
• Cette coalition vise à contrer l’accord entre la maire sortante écolo Jeanne Barseghian et LFI, provoquant des réactions politiques vives.
• Le PS et Horizons désavouent leurs candidats, rendant le second tour électoral particulièrement tendu.
Aux élections municipales, les logiques locales défient souvent les logiques nationales. Voire la logique tout court. Illustration ce mardi 17 mars à Strasbourg, avec l’alliance inattendue entre la candidate socialiste Catherine Trautmann et le candidat Horizons Pierre Jakubowicz pour le deuxième tour. Lors de la première manche dimanche 15 mars, l’ancienne ministre PS était arrivée en tête avec 25,93 % des voix, juste devant le candidat LR Jean-Philippe Vetter (24,23 %), la maire sortante écolo Jeanne Barseghian (19,72 %) et l’insoumis Florian Kobryn (12,03 %).
Pierre Jakubowicz avait recueilli quant à lui 5,10 % des suffrages. Mais pas de quoi le marginaliser pour autant. En effet, face à l’accord passé entre la maire écolo et LFI, Catherine Trautmann a trouvé un accord avec le centriste. Objectif : « s’unir dans l’intérêt général de Strasbourg pour faire front contre l’arrivée au pouvoir de cette extrême gauche radicale », a justifié le candidat Horizons. « Nous avons besoin de faire appel à tous ceux qui sont inquiets ou déçus par cet accord qui a été passé entre la maire sortante Jeanne Barseghian et Florian Kobryn de LFI », a renchéri Catherine Trautmann.
Fondé par Édouard Philippe, Horizons représente l’aile droite du bloc central, et propose des mesures qui feraient bondir n’importe quel socialiste. Parmi elles, entre autres, la retraite à 67 ans. En outre, le parti philippiste n’éprouve pas la moindre pudeur à travailler avec le RN à l’Assemblée nationale. C’est dire si, sur le papier, Catherine Trautmann est éloignée de Pierre Jakubowicz. Mais en politique, parfois, l’essentiel est de s’accorder sur un ennemi commun. Ici, donc, la maire écologiste sortante appuyée par LFI. Ce qui, naturellement, a fait bondir la cheffe de file des Verts, Marine Tondelier. « Nous avions alerté depuis des mois. C’est maintenant confirmé », a-t-elle dénoncé, en sommant Olivier Faure de retirer le soutien du parti à la rose à Catherine Trautmann.
PS et Horizons montent au créneau
Dans un tweet, le premier secrétaire du Parti socialiste a désavoué cette alliance. « L’histoire du socialisme c’est de faire gagner la gauche partout où c’est possible. Cela ne peut pas se faire au prix d’alliances avec des candidats Horizons, que nous combattons et qui partout ailleurs en France s’allient à la droite la plus dure pour battre la gauche. Cet accord à Strasbourg place ceux qui l’ont conclu en dehors du Parti socialiste », a-t-il grondé, signifiant donc que la Catherine Trautmann ne pouvait plus se revendiquer du PS auprès des électeurs.
En face, la formation présidée par Édouard Philippe a, dans le même mouvement, désavoué Pierre Jakubowicz, et annoncé apporter son soutien au candidat LR Jean-Philippe Vetter. « Horizons poursuit son objectif de faire gagner la droite et le centre dans le plus de municipalités possible », justifie le parti de centre droit. De son côté, Pierre Jakubowicz a dénoncé « l’entêtement » du candidat LR, accusé d’avoir préféré « continuer cette aventure en solitaire quitte à faire réélire Jeanne Barseghian et quitte à ouvrir les portes du pouvoir à la France insoumise dans notre ville ». Le deuxième tour, qui opposera une candidate écolo soutenue par LFI, une socialiste désavouée par son parti appuyée par un centriste aussi en rupture avec son écurie de rattachement et un candidat LR, promet d’être animé.
Source : www.huffingtonpost.fr

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