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17 mars 2026À Tulle, fief de François Hollande, le maire sortant fait l’union de la gauche… jusqu’aux Insoumis
Proche de l’ancien président, qui défend la rupture avec LFI, Bernard Combes a annoncé lundi soir avoir scellé un accord avec la liste d’union qui comprend écologistes, communistes et mélenchonistes.
Un simple tweet vaut parfois mille mots. C’est donc sans commentaire qu’Olivier Faure a partagé ce mardi un article de La Montagne sur son compte X, relatant l’alliance de toute la gauche, dont LFI, dans le fief de… François Hollande. À Tulle (Corrèze), le maire sortant et ami de l’ancien président, Bernard Combes, a annoncé lundi soir avoir scellé un accord avec la liste d’union qui réunit écologistes, communistes et mélenchonistes. Seul espoir pour la gauche de conserver la ville aux sept collines, où l’édile «divers gauche» (32%) se retrouve en ballottage défavorable face au candidat de droite (38%). «Pas de victoire sans union, et pour réussir, il faut être uni, il faut discuter, être ensemble», a justifié Bernard Combes sur France 3.
De quoi placer le député de la circonscription – un certain François Hollande – en porte-à-faux, lui qui défend depuis des semaines la rupture la plus totale avec les Insoumis. Y compris dès les municipales, où l’ex-chef de l’État a enjoint ses camarades socialistes à ne pas se «compromettre» avec le mouvement désormais classé à l’«extrême gauche». «François Hollande fait pitié. Mais je ne crois pas qu’il pourra être de nouveau élu député en 2027 par les Insoumis», a commenté Jean-Luc Mélenchon sur X, en référence à l’élection du socialiste sous la bannière du Nouveau Front populaire aux dernières législatives.
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«À Tulle il n’y a aucune fusion avec une liste LFI ! C’est une liste conduite par un binôme PC et EELV, deux élus sortants de l’équipe de Bernard Combes. Sur cette liste, il n’y a qu’un seul membre de LFI. Donc ça n’est pas du tout comparable», démine-t-on dans l’entourage de François Hollande. Le voilà tout de même contraint à voter dimanche prochain pour une liste comprenant un Insoumis dans ce chef-lieu, dont il est aujourd’hui député et dont il a été maire pendant six ans avant de passer la main à son proche collaborateur. À Brest, c’est un autre de ses proches, François Cuillandre, qui a dû consentir à une «fusion technique» avec LFI pour tenter de garder son fauteuil face à la droite.
Il n’en fallait pas plus pour donner du grain à moudre aux opposants internes de François Hollande. Invité du «20 Heures» de France 2, le patron du parti à la rose, Olivier Faure, a encore dit lundi soir «comprendre parfaitement» les ententes nouées localement par ses troupes avant le second tour. «En raison de déclarations de Jean-Luc Mélenchon, il n’y a pas eu d’accord national avec la France insoumise», a-t-il rappelé.
Source : www.lefigaro.fr

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