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L’ancien patron de l’Olympique lyonnais a décidé de ne pas débattre avec le maire écologiste, Grégory Doucet, après l’accord conclu par ce dernier avec La France insoumise.
Les équipes de Jean-Michel Aulas ont confirmé à France 3 Rhône-Alpes que leur candidat ne participera pas au débat prévu mercredi avec Grégory Doucet. Un rendez-vous calé de longue date finalement décliné. L’ancien patron de l’Olympique lyonnais avait posé, lundi, une condition à sa venue : «Que le maire ne fasse pas d’accord avec La France insoumise» ne voulant pas «débattre avec quelqu’un qui s’allie avec un parti dont le chef de file, Jean-Luc Mélenchon, tient des propos antisémites».
Interrogé lundi après-midi lors d’une opération porte-à-porte, Jean-Michel Aulas avait pourtant affirmé «n’avoir absolument pas peur de rencontrer Monsieur Doucet», affirmant au contraire être «très motivé» à cette idée. Avant de décliner l’invitation ce mardi selon la chaîne locale. «Je suis déçu de ne pas pouvoir organiser cette confrontation de programme qui aurait honoré la démocratie locale et permis d’éclairer les Lyonnais sur les visions de chaque candidat», a déclaré le rédacteur en chef de France 3 Rhône-Alpes, Laurent Lataste.
Selon nos informations, Jean-Michel Aulas aurait proposé à France 3 de participer à une interview de 25 minutes au même titre que Grégory Doucet. Une formule différente de celle actée depuis plusieurs mois par les deux équipes, qui n’a pas été acceptée par celle du maire écologiste sortant.
Aulas choisi «de ne pas débattre avec les extrêmes»
Dans la capitale des Gaules, beaucoup analysent ce refus de la confrontation comme «une dérobade» de Jean-Michel Aulas après un débat de premier tour raté qui avait participé à affaiblir sa dynamique lors de l’élection municipale. «Et l’effondrement continue avec le renoncement à débattre demain sur France 3. À la médiocrité s’ajoute donc la lâcheté», a taclé le sénateur écologiste Thomas Dossus. «Si je comprends l’argument de ne pas débattre avec LFI ou le RN, pourquoi avoir participé au débat du premier tour où ces formations étaient présentes ?», s’interroge de son côté un élu centriste de l’agglomération.
Autour de l’ancien chef d’entreprise, la question de débattre avec Grégory Doucet lors de ce second tour a été longuement discutée ces derniers jours. Certains y voyaient l’occasion de repartir du bon pied dans cette campagne qui l’a vu être devancé lors du premier tour de l’élection. «Jean-Michel n’a plus rien à perdre. C’était pour moi l’occasion pour lui de montrer son vrai visage et d’y aller franchement», espérait un de ses soutiens contacté ce mardi matin.
Ses équipes ont finalement fait le choix de «poser un symbole fort en ne débattant pas avec les extrêmes», indique un membre de sa campagne. Alexandre Vincendet, maire Horizons de Rillieux-la-Pape, soutien de Jean-Michel Aulas, assume cette décision : «L’honneur de la droite est de faire un cordon sanitaire avec l’extrême droite. La gauche doit le faire avec l’extrême gauche. Moi, je ne discute pas avec les gens violents. Quand Chirac a refusé de débattre avec Jean-Marie Le Pen en 2002 ça n’a fait hurler personne. C’est la même chose à Lyon. Benoît Payan et Emmanuel Grégoire ont, eux, su dire non. Pas Grégory Doucet. Donc on ne débat pas avec lui. C’est un acte fort de sa part».
Crédité un temps de 47% d’intention de vote dans les sondages, Jean-Michel Aulas a recueilli 36,78% des suffrages, devancé par le maire sortant et ses 37,36%.
Source : www.lefigaro.fr

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