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Temps de lecture : 4min – vidéo : 5min
Le « 13 Heures découverte » vous emmène ce mardi à Carcassonne, l’une des plus grandes et plus belles forteresses d’Europe. Un joyau de notre histoire depuis 2 500 ans, dont France Télévisions vous propose de découvrir les plus grands secrets.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Elle domine les plaines du Languedoc avec ses 52 tours, ses remparts. Bien plus qu’une ville, la cité de Carcassonne, dans l’Aude, est un livre d’histoire à ciel ouvert. Et quel meilleur escorte pour y rentrer qu’un chevalier ? « Je m’imagine bien, à l’époque, faire la garde sur les remparts. Des fois, en se baladant ici dans cette rue, la nuit, vous pourriez presque imaginer rencontrer un pèlerin du XVe siècle. Et ça, c’est irremplaçable », explique Gwen, chevalier de Carcassonne. Gwen est une figure locale. Il adoube tous les petits écuyers de passage. Un rôle qu’il prend au sérieux.
Les premières fondations de la ville remontent à l’époque gallo-romaine. Mais c’est au Moyen Âge que Carcassonne entre vraiment dans l’histoire. Comme Thomas Karim, guide-conférencier le raconte, la cité se fortifie pour repousser les Espagnols : « Au niveau du plancher, on a prévu de laisser un espace pour tirer vers le bas avec l’arbalète ou avec un collègue parce que c’est lourd. On prend un grand saut de pierre et on le renverse sur la tête des ennemis », explique-t-il à un groupe de visiteurs. « Elle a des fortifications très importantes puisqu’elle est située à un endroit très important. Elle est dans le carrefour est-ouest principalement et elle n’est pas loin de la frontière franco-aragonaise. Donc, il faut absolument pouvoir verrouiller cette région du sud du Royaume de France et c’est le rôle de Carcassonne », précise Thomas Karim.
C’est cette architecture défensive, une prouesse pour l’époque, qui impressionne le plus. « On se demande comment ils ont construit tout ça, quoi. Avec les moyens qu’ils avaient à l’époque, ça me laisse pantois », s’étonne un touriste. Ce n’était plus qu’une ruine quand l’architecte Viollet-le-Duc la restaure au XIXe siècle. Il a fallu 60 ans de travaux pour lui redonner une silhouette. Elle est aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce qui plaît aux touristes, c’est de remonter le temps et de s’immerger dans le folklore médiéval. « On aime bien le fait de voir l’histoire d’avant, comment ça s’est passé », se réjouit une petite fille. Un visiteur étranger savoure sa visite : « C’est merveilleux, c’est une chose extraordinaire ! »
Derrière les murs d’une forteresse, il y a forcément des secrets bien gardés. Dans un cachot fermé au public, l’administratrice des lieux nous montre d’étonnants graffitis difficiles à dater. « Ici, vous allez avoir les trois Grâces représentées. Juste ici, vous avez un volatile avec, à côté, un petit Napoléon. On le reconnaît ici à son bicorne. Et puis, la posture de Napoléon avec la main dans le manteau et un petit chevalier avec son casque. Le grès est plutôt un matériau meuble et donc qui permettait justement ces incisions dans la pierre », détaille Laurène Lapeyre, administratrice adjointe de la Cité de Carcassonne, Centre des Monuments Nationaux. Ces gravures sont-elles l’œuvre de prisonniers, de soldats ou d’ouvriers ? Personne ne le sait.
Au Moyen Âge, près de 4 000 habitants vivaient à l’abri des remparts. Ils ne sont plus qu’une trentaine aujourd’hui. Patrick Robart, habitant de la cité, reconnaît en plaisantant être « une espèce en voie de disparition. » Il est peintre et vit dans ce décor depuis 50 ans. « Tu vois la lumière et certains soirs, avec le brouillard, ça peut être assez fantastique », assure-t-il.
Ses deux voisins se sentent, eux aussi, privilégiés. Les pierres de Carcassonne sont grises, mais Patrick « essaie de leur donner un peu plus de couleur et de vie. » De l’intérieur comme de l’extérieur, cette sentinelle de pierre continue de défier le temps aussi bien qu’elle le raconte.
Source : www.franceinfo.fr

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