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EN IMAGES. A La Réunion, la lave du Piton de la Fournaise traverse la route et atteint l’océan Indien
17 mars 2026Au lendemain des élections municipales à Narbonne, la gauche accuse le coup. Avec 26,24 % des suffrages toutes listes confondues, ses responsables pointent l’abstention dans les quartiers populaires, l’absence de dynamique et une campagne qui n’a pas réussi à mobiliser.
Douche froide pour la gauche narbonnaise qui se réveille sonnée ce lundi 16 mars, n’atteignant pas, toutes forces confondues, les 30 %. Où sont les accents conquérants de Nicolas Sainte-Cluque qui, lors de son meeting, croisait le fer avec Bertrand Malquier, brandissant la menace d’une ville aux mains d’une poignée de privilégiés, face à la plèbe pleurant sur des factures qu’elle n’arrivait pas à payer ?
Haro sur l’abstention
Qui sait pourquoi la gauche a pris une claque ? Personne ne se bouscule au portillon pour répondre. Mais nombreux sont ceux qui désignent l’abstention massive dans les quartiers viviers de la gauche. Pourquoi ces électeurs ne sont-ils pas allés voter ? Patrick Castey secrétaire de la section PC de Narbonne se dit surpris des résultats dans les quartiers populaires, tout en soulignant : « Pendant le porte à porte, nous avons ressenti un détachement, une lassitude des citoyens désabusés qui nous ont dit : ça ne changerait rien… »
Même dépit chez Jean-Luc Maury, LFI : « Nous avons ressenti un courant de sympathie dans ces quartiers, confrontés à des difficultés du quotidien. Pendant la campagne nous avons évoqué les problématiques de l’eau, des logements… »
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Laurent Fabas, mû par la volonté de faire entendre la voix des militants associatifs de l’ombre, analyse l’échec : « L’objectif était de réussir à faire une gauche citoyenne, basée sur moins de hiérarchie, qu’on ne nous impose pas de s’inscrire dans un parti pour avoir le droit de cité. Face à ça, on a essayé de proposer autre chose et ça a été rejeté par l’intégralité des partis ».
Le candidat de gauche insiste, mettant en avant « le sujet que la gauche doit regarder en face. Est-ce que nous sommes tous égaux ? Est-ce que, parce qu’on a pris le contrôle d’un appareil, on peut se prévaloir des pourcentages nationaux réalisés dans une autre élection ? Ça crée une difficulté de fond, pour les militants sincèrement intéressés au débat politique qui n’ont pas envie de choisir entre différentes chapelles ».
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Fraîchement retraité de la politique, l’ex député européen PS Éric Andrieu qui avait apporté sa caution à la liste Narbonne en Grand en figurant en dernier, observe : « 1 + 1 + 1 ne fait pas un tout ! La règle de base est de créer une dynamique ». Il aborde la question de la place accordée aux réseaux sociaux dans une campagne, « où le nombre de vues n’est pas le nombre de voix : rien ne remplace la proximité sur l’espace public ».
Désillusion
Nicolas Sainte Cluque a-t-il mouillé sa chemise ? Oui répond sans hésiter Patrick Castey : « A Narbonne en Grand, tout le monde est sur le pied de guerre, très investi, dont une bonne partie n’a jamais fait de politique et est non encartée ». Mais qu’en est-il de l’image qu’il renvoie ? Quel électeur a lu les programmes en entier ? Qui peut citer les propositions phares de chaque candidat ? Aux élections municipales les électeurs votent avant tout pour des personnes. Nicolas Sainte-Cluque, décrit par ses proches comme un homme très attaché aux valeurs humaines, n’a-t-il pas pâti de l’image de l’avocat, dont la robe et le langage l’éloignent des gens du peuple qu’il défend pourtant au quotidien avec conviction ?
Et qu’a fait le centre gauche ce 15 mars ? A-t-il pensé que le vote utile, face au RN était Nouveau Narbonne ? Face à cette démobilisation, la droite classique s’est déplacée dans les bureaux traditionnellement à droite, voire à l’extrême droite comme Montplaisir, Roches Grises, Maraussan et Narbonne Plage où Frédéric Falcon a réalisé ses meilleurs scores. Mais avec ses 22,17 % Frédéric Falcon est très loin des suffrages nationaux récoltés aux législatives et européennes. Patrick Castey analyse : « 10 % de ses électeurs sont allés sur Malquier, dont le programme est très à droite notamment sur la sécurité et le logement. Il a siphonné une partie de l’électorat de Falcon au premier tour ! « Nicolas Sainte-Cluque souligne l’argument de l’apolitisme de Nouveau Narbonne : « Bertrand Malquier avance masqué et ça fonctionne ! «
Seule certitude : les forces de gauche repartent au combat de rue, tendues vers le même objectif : être deuxième dimanche 22 mars et ne pas ouvrir grand la porte de l’opposition à des représentants de l’extrême droite qui ne sont pas attachés à Narbonne.
Source : www.lindependant.fr

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