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Aucune amélioration ne semble se profiler sur le front des prix des carburants. Et pour faire des économies, les automobilistes des zones rurales sont obligés de trouver des parades et changer leurs habitudes pour éviter de dépenser trop d’argent dans l’essence de leur voiture.
Les automobilistes des zones rurales souffrent face à la hausse des prix à la pompe. Le diesel se vend toujours à plus de 2€ le litre quand le SP95 et le SP98 sont à peine moins chers à 1,9 euro le litre.
Conséquence, chaque déplacement voit son coût exploser dans des régions où presque aucune alternative à la voiture n’existe. C’est le cas de Sophie, aide à domicile dans l’Indre qui parcourt habituellement 180 km chaque jour et ne peut plus risquer de travailler à perte: « Je reste à mon domicile parce que je ne peux plus mettre de carburant. Je ne peux pas travailler à perte, on a un métier tendu, fatigant, usant, là on n’y arrive plus », raconte-t-elle sur RMC Story.
« Avec le prix de l’essence, c’est impossible donc je prends des congés en retard, au détriment de mes patients qui ont peut-être besoin de moi », ajoute Sophie.
« J’ai trouvé une solution »
Mais d’autres ne veulent pas abandonner: « J’ai trouvé une solution pour accompagner mes patients, j’ai pris mon vélo, j’ai tout réorganisé pour que ce soit faisable dans la journée », explique sur RMC Marianne, également aide à domicile dans le Puy-de-Dôme. « Les jours où il ne fait pas beau, je prends exceptionnellement la voiture. On s’est aussi réorganisé avec les infirmières », explique-t-elle estimant que le problème de sa collègue Sophie n’est de base « pas économiquement viable ».
« Ça m’est arrivé en temps de Covid-19 de travailler à perte mais je n’ai jamais laissé tomber les gens », ajoute-t-elle.
À la retraite, Maurice lui, ne travaille plus. Mais il doit aussi se déplacer et avec ses 1.800€ de retraite, il ne lui reste que 300€ après avoir payé ses factures pour ses 3 enfants et sa femme: « Avant j’allais 3 fois par semaine dans la grande ville la plus proche, Mérignac (Gironde), maintenant je n’y vais que deux fois et en vélo. Je dois y aller je fais 35 kilomètres en vélo », explique-t-il.
Une crise partie pour durer?
« Je suis obligé de changer mes habitudes. Je vais utiliser le dernier jerrycan pour la voiture de ma femme », explique-t-il espérant ne pas avoir à refaire le plein avant que les prix à la pompe baissent.
Mais il faudra prendre son mal en patience: « Ce qu’on voit ne laisse pas beaucoup d’espoir quant à la baisse prochaine du baril, repassé en dessous de 100$ avant d’y revenir », déplore Francis Pousse, président des stations-services et énergies nouvelles chez Mobilians. « Je crains que la situation reste compliquée sur le front du prix du carburant encore quelques jours », conclut-il.
Source : rmc.bfmtv.com

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