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17 mars 2026Flambée des prix du carburant : « Mathématiquement, ça ne peut pas baisser »… Malgré les promesses, pourquoi le diesel et l’essence coûtent-ils toujours aussi cher ?
Dans les stations-essences, les automobilistes peinent à constater une baisse des tarifs des carburants. Il y a quelques jours, les distributeurs s’étaient pourtant engagés à baisser leur prix. Ont-ils tenus parole ?
Dans les stations-service, les consommateurs peinent toujours à constater la baisse promise des prix. Au contraire, ils continuent de grimper : selon le comparateur Carbu.com, le gazole, carburant le plus utilisé en France, reste au-dessus de la barre psychologique des 2 euros le litre. Son prix a même augmenté de 1,4 % en une semaine, en moyenne.
Contactés par nos confrères de TF1, les distributeurs affirment que de nombreuses stations ont pourtant baissé leur prix. « On n’est pas du tout sur une baisse généralisée. On va être sur des baisses éventuellement très locales. Peut-être qu’à certains endroits il y avait un prix qui était un petit peu gonflé. Comment voir un prix du carburant baisser de manière aussi significative alors que le prix du baril, lui, est toujours à la hausse ? », s’interroge Salomée Ruel, professeure de management logistique à l’EMLV Business School.
La hausse pourrait encore continuer
Car les marchés pétroliers continuent de s’envoler. Ce mardi, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a gagné 5,16 %, à 98,32 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, s’établissait à 104,88 dollars, en hausse de 4,67 %. Une flambée nourrie par les tensions persistantes dans le détroit d’Ormuz, où Washington peine à former une coalition navale pour sécuriser la navigation.
La perspective d’une baisse des prix semble donc pour l’heure compromise. À la pompe, le plein pourrait même revenir plus cher, conséquence d’un contexte international toujours instable. « Mathématiquement, les prix ne peuvent pas baisser parce que les cotations restent très hautes. Tant qu’il n’y aura pas de détente majeure et de restauration de la confiance, on va rester sur des niveaux élevés », explique Blandine Ruty, secrétaire générale de l’Ufip-EM, syndicat de l’industrie pétrolière, au Parisien.
« L’administration Trump envoie des messages contradictoires quant à la durée de la guerre, tandis que le marché se concentre davantage sur les actions sur le terrain qui restent sources d’escalade », ajoute Saul Kavonic, responsable de la recherche énergétique chez MST Marquee à CNBC.
Pour le gouvernement, une baisse de la TVA « inconcevable »
En attendant une stabilisation, les distributeurs appellent le gouvernement à réduire ses marges. Ce lundi 16 mars, le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché, Thierry Cotillard, a estimé que l’État devait « prendre ses responsabilités » pour contenir la hausse du prix des carburants. « Plutôt que de nous mettre la pression sur nos marges, que l’État réduise sa marge et ça va aller beaucoup mieux », plaide-t-il.
Aujourd’hui, près de la moitié du prix à la pompe correspond en effet à des taxes : la TVA (20 %, soit environ 0,15 euro par litre) et la TICPE (ex‑TIPP), qui pèse environ 0,60 euro, soit un bon tiers du tarif final, selon Le Parisien.
« Une très mauvaise solution », a déjà tranché la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon. Une telle mesure, a-t-elle expliqué, entraînerait un trou de près de 20 milliards d’euros dans le budget de l’État, déjà largement dans le rouge.
Source : www.lindependant.fr

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