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17 mars 2026Guerre en Ukraine : même le Kremlin l’admet, plus aucune région de Russie n’est désormais à l’abri des drones ukrainiens
La géographie ne suffit plus à protéger le cœur industriel de la Russie. Ce mardi 17 mars, le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Sergueï Choïgou, a officiellement admis que la région de l’Oural se trouvait désormais dans une « zone de menace directe » face à l’extension des capacités de frappe à longue portée de l’Ukraine. Alors que les attaques de drones sur le sol russe ont presque quadruplé en un an, atteignant des sites stratégiques de plus en plus en profondeur, Moscou s’inquiète pour ses chaînes d’approvisionnement militaires et ses infrastructures énergétiques vitales, désormais vulnérables sur l’ensemble de son territoire.
Longtemps sanctuarisée par l’éloignement géographique de la ligne de front, la région russe de l’Oural est aujourd’hui confrontée à une vulnérabilité inédite. Lors d’une visite à Iekaterinbourg ce mardi 17 mars, le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Sergueï Choïgou, a officiellement reconnu que la donne avait radicalement changé. Selon ses déclarations rapportées par les agences de presse nationales, dont Ura et Interfax, l’évolution rapide des capacités de frappe à longue portée de l’Ukraine place désormais ce cœur industriel de la Russie dans une zone de menace directe. Pour l’ancien ministre russe de la Défense, le constat est sans appel : le perfectionnement technologique des systèmes sans pilote ukrainiens signifie qu’aucune région du territoire russe ne peut plus être considérée comme totalement à l’abri.
Cette extension de la menace aérienne ukrainienne revêt une importance stratégique majeure compte tenu de la configuration économique de l’Oural. La région constitue en effet le centre névralgique du complexe militaro-industriel russe, abritant également des infrastructures énergétiques cruciales, des sites de l’industrie chimique ainsi que des gisements pétroliers et gaziers essentiels. Sergueï Choïgou a d’ailleurs averti que toute perturbation des réseaux ferroviaires ou des plateformes de transport locales pourrait engendrer des conséquences économiques en cascade et paralyser les chaînes d’approvisionnement vitales pour les opérations militaires russes sur le front.
Le nombre d’attaques aériennes ukrainiennes sur le sol russe a quadruplé en un an
Les chiffres communiqués par les autorités russes témoignent d’une escalade spectaculaire, avec un nombre d’attaques aériennes ukrainiennes sur le sol russe ayant presque quadruplé en un an, passant de 6 200 en 2024 à plus de 23 000 en 2025. Cette intensification de la campagne ukrainienne vise de plus en plus les infrastructures profondes, orchestrée par des unités de drones et des services de renseignement dont l’efficacité ne cesse de croître.
La réalité de cette menace a d’ailleurs encore été illustrée dans la nuit de lundi à mardi par des frappes dépassant les records de distance. L’usine aéronautique Aviastar, située à Oulianovsk, soit à environ 1 800 kilomètres de la frontière ukrainienne, a été prise pour cible.
Source : www.lindependant.fr

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