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Enlisé dans la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump a lancé un appel à ses alliés pour débloquer le détroit d’Ormuz. Mais ces derniers sont peu enclins à le sortir de la situation dans laquelle il s’est enlisé. En délicatesse pour la première fois de son mandat, le président américain semble vouloir flatter ses alliés autres que Benjamin Netanyahu, comme en témoigne la note qu’il a adjugé à Emmanuel Macron.
Donald Trump a reproché lundi à certains de ses alliés de ne pas « vouloir s’impliquer » dans la sécurisation du détroit d’Ormuz, plusieurs puissances européennes ayant écarté toute mission de l’Otan pour faire rouvrir le passage stratégique bloqué par l’Iran et a distribué les bons et mauvais points notamment à Emmanuel Macron.
« Je lui ai parlé, sur une échelle de 0 à 10, je dirais qu’il a été à 8, pas parfait mais c’est la France, on ne s’attend pas à la perfection », a lancé le président américain lors d’une conférence de presse, plus de deux semaines après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient par les bombardements israélo-américain.
Trump « dans une fâcheuse position »
Une notation scolaire qui fait réagir les Grandes Gueules où l’on estime que Donald Trump est très mal en point politiquement: « Trump aimerait mettre 0/10 à la France et à Macron mais il est pour la première fois dans une très fâcheuse position », juge le prof de philo des GG Jean-Loup Bonnamy.
« Il s’est retrouvé piégé par Benjamin Netanyahu le Premier ministre israélien, embringué dans une guerre pour laquelle il n’a pas d’objectif politique clair, qui est en train de s’enliser alors qu’il a été élu sur un programme isolationniste », ajoute-t-il sur RMC Story.
« On est à 8 mois des midterms (élections de mi-mandat aux Etats-Unis, ndlr) et il est embringué dans une guerre et pour la première fois il doit dormir un peu moins bien la nuit et cherche des appuis, notamment de l’Angleterre et la France », poursuit Jean-Loup Bonnamy. « Malgré les moyens Américains et Israéliens, ce n’est pas assez pour stabiliser la situation donc il flatte un peu Emmanuel Macron », ajoute l’enseignant sur RMC.
De son côté, l’éducateur Abel Boyi estime qu’Emmanuel Macron aurait dû répondre à l’offensive au président américain: « Macron aurait dû renvoyer une punchline profitant de ce moment de faiblesse de Donald Trump pour faire comprendre que la France n’est pas le petit copain ou la petite copine des Etats-Unis », estime-t-il.
Les Britanniques toujours prêts à aider
Pour débloquer le détroit d’Ormuz par lequel transite habituellement un cinquième du trafic mondial de pétrole, Donald Trump a appelé l’Otan et Pékin à envoyer des navires de guerre. « Depuis 40 ans, nous vous protégeons et vous ne voulez pas vous impliquer dans quelque chose de très mineur », a-t-il lancé depuis la Maison Blanche.
Il a reçu une fin de non-recevoir de l’Allemagne tandis que le Premier ministre britannique Keir Starmer a écarté une mission de l’Otan, mais dit travailler avec ses partenaires à un plan « viable » pour rouvrir le détroit.
Source : rmc.bfmtv.com

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