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17 mars 2026Jean-Philippe Tanguy dénonce la « lâcheté de la droite qui ne veut pas accepter la main tendue » du RN pour le second tour
Le député RN Jean-Philippe Tanguy a fustigé ce mardi sur BFMTV-RMC la « lâcheté de la droite » face au refus de plusieurs candidats LR aux municipales de faire alliance avec le RN pour le second tour ce dimanche.
Le député RN Jean-Philippe Tanguy a fustigé ce mardi 17 mars sur BFMTV-RMC, la « lâcheté de la droite qui ne veut pas accepter la main tendue » du Rassemblement national pour faire « barrage à la gauche dans un certain nombre de communes » pour le second tour des élections municipales.
Tandis qu’à gauche, plusieurs listes fusionnent en vue du second tour ce dimanche, du côté de la droite, plusieurs candidats refusent toute alliance avec le RN.
À Clermont-Ferrand, le candidat LR Julien Bony qui est arrivé en première position lors du premier tour (33,95% des voix) a confirmé dès dimanche soir à l’AFP qu’il n’y aurait « aucune alliance » avec le RN (11,29%). « Je ne compte pas tomber dans des accords d’appareils (…) Mais j’appelle les électeurs du RN à se mobiliser » pour la liste de droite et du centre, a-t-il dit.
En face, le maire socialiste sortant, Olivier Bianchi (29,99%), a annoncé lundi la fusion « technique » de sa liste avec celle de La France insoumise (LFI) conduite par la députée Marianne Maximi (17,01%).
Jean-Philippe Tanguy dénonce un « double-jeu » de Bruno Retailleau
À Limoges aussi, la gauche a conclu un accord et espère faire basculer l’élection en sa faveur, alors que le président LR de la métropole Guillaume Guérin, arrivé en tête en premier tour, n’a pas donné suite à la proposition de « discussion » du candidat RN.
« Il y a une large majorité des électeurs LR qui veulent les fusions avec les listes Rassemblement national au cas par cas pour faire barrage à la gauche », a assuré Jean-Philippe Tanguy ce mardi.
À Reims, la candidate du Rassemblement national, Anne-Sophie Frigout, arrivée deuxième au premier tour derrière le maire sortant Arnaud Robinet (Horizons), a annoncé lundi à l’AFP une alliance pour le second tour avec le dissident LR Stéphane Lang.
Par conséquent, Stéphane Lang sera exclu des Républicains, a précisé le parti à l’AFP, soulignant que LR n’avait pas formé de liste à Reims, ayant préféré soutenir d’emblée celle d’Arnaud Robinet. « J’alerte sur ce double-jeu de Monsieur Retailleau » qui était « officiellement en alliance dans la quasi-totalité des villes françaises avec la macronie », a déclaré Jean-Philippe Tanguy, réagissant à l’exclusion du candidat du parti.
« C’est toujours pareil, c’est un alignement, soi-disant de la droite dure comme Monsieur Retailleau, sur le centrisme mou et sur ceux qui échouent à gouverner la France », a ajouté le député de la Somme.
« Aucune alliance avec le RN »
Le patron de LR, Bruno Retailleau, a appelé dimanche à « un grand rassemblement de la droite » pour faire gagner ses candidats au second tour des municipales « contre la gauche ou contre le RN » et à éviter « la diversion et la dispersion ». Pour le second tour, Bruno Retailleau a réitéré la consigne de vote qu’il répète depuis le début de la campagne: « pas une voix pour LFI », a-t-il martelé.
Le chef de parti a toutefois élargi sa consigne aux « socialistes, écologistes ou communistes qui se sont alliés avec l’extrême gauche au premier tour ou qui vont s’allier (avec elle) cette semaine entre les deux tours ».
Le président LR du Sénat, Gérard Larcher, avait quant à lui affirmé la semaine dernière que les Républicains qui soutiennent ou rejoignent des listes RN, UDR ou Reconquête « n’ont plus leur place » au sein du mouvement: « pour nous les choses sont claires, aucune alliance avec le RN ou ses ‘proxy' », avait-il déclaré.
Avant le premier tour, le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, avait néanmoins dénoncé les « collusions » entre la droite et l’extrême droite pour les municipales, évoquant des « fusions cachées et silencieuses » sur tout le territoire. Il avait notamment souligné une « solidarité silencieuse » entre les deux formations, qui passe par « l’absence sur le terrain de listes concurrentes, soit du côté de la droite, soit du côté de l’extrême droite », dans des villes où RN et LR avaient pourtant des listes séparées en 2020.
Source : www.bfmtv.com

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