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Élu dès le premier tour à Saint-Denis, la deuxième plus grande ville d’Île-de-France derrière Paris, le nouveau maire LFI Bally Bagayoko était l’invité de RMC ce mardi. Il en a profité pour évoquer son programme mais aussi expliquer le terme de « Nouvelle France », employé par Mathilde Panot la veille.
Une grosse prise pour La France insoumise. Le candidat de LFI Bally Bagayoko a remporté dès le premier tour la mairie de Saint-Denis, deuxième ville la plus peuplée d’Île-de-France derrière Paris.
Invité de RMC ce mardi 17 décembre à l’occasion de sa première interview, le nouvel élu a tenu à présenter ses premières mesures: « D’abord nous allons remercier ceux qui ont voté pour nous et rencontrer le personnel communal ».
« Nous avons besoin d’un service public fort et apaisé, parce que nous avons constaté la situation compliquée de plein de personnels, maltraités par des formes de management toxiques, une désorganisation des services et surtout un démantèlement des services périscolaires », explique le maire de Saint-Denis dans un tacle à son prédécesseur, l’ex-maire PS Mathieu Hanotin.
« Je n’aime pas le terme ‘racisé' »
Aujourd’hui, le nouveau maire insoumis est donc le symbole de « la nouvelle France » estimait lundi sur RMC-BFMTV la cheffe des députés insoumis Mathilde Panot. Bally Bagayoko assume et s’en explique:
« Cette nouvelle France, ce sont celles et ceux qui sont les héritiers de l’immigration. Je n’aime pas trop le terme ‘racisé’, mais la nouvelle France, ce sont les enfants de la République et héritiers de l’immigration qui l’assume en tant que telle et marchent sur leurs deux jambes: leur capacité d’être très humanistes au regard de ce qui se passe dans le monde et qui dans le même temps représentent aujourd’hui cette fierté qu’est la France, qu’on applaudit sur les terrains de foot mais qu’on a plus de mal à pouvoir imaginer dans des lieux de pouvoir comme la mairie d’une ville importante comme Saint-Denis », plaide Bally Bagayoko.
Interrogé juste après sa victoire sur le symbole de Saint-Denis « ville des rois » auquel il aurait répliqué au milieu du bruit « ville des noirs », il élude en rappelant que Saint-Denis est « la ville des rois et du peuple vivant »:
« C’est aussi une diversité. Quant au terme racisé, ce n’est pas parce que LFI l’utilise que je suis en adhésion totale avec ce mot-là. Cela résonne différemment pour moi, je préfère ‘héritier de l’immigration’, parce que pour moi, c’est un héritage que j’assume en tant que tel », insiste l’élu.
Au soir de son élection, sa victoire a été célébrée aux chants « Nous sommes tous des enfants de Gaza »: « Je suis maire de Saint-Denis et de Pierrefitte mais à la tête d’une ville humaniste, avec 150 nationalités d’origine différente des 5 continents, ce qui se passe dans le monde à une résonnance particulière dans les rues de Saint-Denis ».
« Pas mal à l’aise » concernant les propos de Mélenchon à l’égard d’Hanotin
La campagne électorale a été animée à Saint-Denis. En meeting pour soutenir Bally Bagayoko, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon avait qualifié son adversaire Mathieu Hanotin de « petit bourgeois visqueux »: « C’est un terme qui a été décrié mais qui à l’échelle locale a bien résonné aux oreilles des habitants. Jean-Luc a mis des mots sur ce qui était dit dans la population. Cela ne m’a pas mis mal à l’aise et je n’ai pas le sentiment que beaucoup avait été mal à l’aise quand le maire sortant m’avait qualifié de complice des narcotrafiquants, terme pour lequel j’ai porté plainte », explique le maire de Saint-Denis.
13.000 voix sur 140.000 habitants, un problème démocratique ? « Ca reste un meilleur résultat qu’en 2014 et 2020. Il y a toujours ce fléau de l’abstention. Ce n’est pas désespérant mais c’est un objet de travail », estime-t-il.
Alliances PS-LFI: « On est capables de se hisser à un niveau de responsabilité qui nous dépasse »
Malgré les oppositions à Saint-Denis, des alliances PS et LFI ont été formées dans d’autres grandes villes de France comme à Toulouse: « On est capable de se hisser à un niveau de responsabilité qui nous dépasse. Avec la Nupes et le NFP, c’est une responsabilité partagée que nous avons même si ça n’empêche pas d’avoir des désaccords. Je suis un compétiteur, une fois que l’arbitre siffle la fin du match, je suis capable de lui serrer la main ».
Au menu local, le nouveau maire de Saint-Denis Bally Bagayoko promet un « bouquet » pouvoir d’achat à ses administrés avec la prise en charge des fournitures scolaires et un vélo à tous les élèves à la fin du collège: « C’est beaucoup de gratuit et pas tant que ça en réalité, pour une forme de solidarité qui doit être construite. Nous allons créer un bouquet pouvoir d’achat, un statut de parent solo, une mutuelle. Ce n’est pas gratuit, c’est la solidarité des habitants de Saint-Denis bien sûr. Nous le ferons par la réinterrogation de certaines dépenses municipales que nous réorienterons », promet le nouvel élu.
Source : rmc.bfmtv.com

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