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“Il est incontestable que le trafic a augmenté à Ramstein, la plus grande base aérienne américaine hors des États-Unis”, annonce la Süddeutsche Zeitung. Installée dans le Land de Rhénanie-Palatinat, celle-ci “est d’une importance stratégique capitale pour Washington”. Près de 8 500 militaires y sont stationnés, ainsi que des avions de transport militaires Lockheed C-130 Hercules et C-17 Globemaster III. Mais depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, la petite Amérique allemande est aussi au cœur des débats politiques : c’est depuis cette base que sont envoyées les données nécessaires aux opérations américaines au Moyen-Orient.
“La question de savoir si l’Allemagne doit continuer à accorder aux Américains des droits de survol du territoire fédéral illimités, par exemple pour des opérations liées aux frappes contre l’Iran, commence peu à peu à se poser au sein de la coalition entre la CDU-CSU [droite chrétienne] et le SPD [Parti social-démocrate], assure le quotidien de gauche, édité à Munich. Tout comme la question de savoir si cela pourrait constituer une violation de l’article 26 de la Loi fondamentale, qui interdit d’apporter un soutien à des guerres d’agression contraires au droit international.”
Le soutien historique de l’Allemagne
Il existe un précédent. Par le passé, deux citoyens yéménites avaient saisi la justice allemande pour dénoncer des attaques de drones meurtrières commises dans leur pays en 2012. Les juges avaient alors estimé qu’il n’y avait pas eu de “violation systématique du droit international” et que Berlin n’était donc pas responsable de la mort des civils tués dans l’opération, malgré l’utilisation par les États-Unis d’une station relais satellite de la base de Ramstein. Mais aujourd’hui, la légalité des frappes en Iran au regard du droit international est justement mise en doute par certains sociaux-démocrates allemands, qui appellent leurs partenaires au gouvernement à réagir.
Interrogés par la Süddeutsche Zeitung, le ministère de la Défense et celui des Affaires étrangères allemands ne cessent de se renvoyer la balle, sans fournir de véritable réponse à la question de savoir s’il faut restreindre la marge de manœuvre américaine. La mise en place de restrictions s’avère complexe, dans un pays qui dépend du parapluie nucléaire américain. D’autant qu’une telle mesure risque d’être mal prise à Washington. “Le gouvernement américain a presque toujours pu s’appuyer sur l’aide de l’Allemagne, rappelle le journal allemand. En 2003, même Gerhard Schröder (SPD), qui avait exclu toute participation allemande à la guerre en Irak, n’a pas remis en question l’utilisation de la base aérienne de Ramstein et les droits de survol nécessaires.”
Source : www.courrierinternational.com

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