Reuters.com
17 mars 2026nouveau “coup dur” pour l’Iran
17 mars 2026
PARIS– L’extrême droite française a progressé au premier tour des élections municipales dans le sud-est, tandis que le contrôle de la plupart des grandes villes, dont Paris, reste indécis avant le prochain tour. Le vote est largement considéré comme un test avant l’élection présidentielle de l’année prochaine.
Les électeurs ont voté dans environ 35 000 villages et villes, et environ 93 % d’entre eux ont choisi leur maire au premier tour, où se sont présentés pour la plupart un ou deux candidats, associés à aucun parti.
Le taux de participation a atteint un peu plus de 57 %, soit plus que lors du vote de 2020 organisé pendant la pandémie de COVID-19, mais nettement inférieur à celui de 2014, selon le ministère de l’Intérieur.
Voici ce qu’il faut savoir avant le deuxième tour le 22 mars :
Le premier tour de dimanche a montré que le Rassemblement national d’extrême droite de Marine Le Pen continue de gagner du terrain localement, notamment dans le sud-est de la France.
La deuxième figure du parti, Louis Aliot, l’a emporté largement dans son fief de Perpignan.
À Marseille, deuxième ville de France, le maire sortant de gauche Benoît Payan a terminé le premier tour au coude à coude avec le candidat du Rassemblement national Franck Allisio.
A Nice, sur la Côte d’Azur, Éric Ciotti, ancien conservateur qui a lancé son propre parti d’extrême droite en 2024 et s’est allié au Rassemblement national, s’impose comme favori du second tour.
L’extrême droite apparaît également bien placée dans les villes du sud de Nîmes et dans le port de Toulon, une base navale majeure de la Méditerranée.
Des milliers de conseils municipaux restent à élire, notamment dans la capitale française, Paris, et dans d’autres grandes villes.
Dans les régions où trois candidats ou plus se sont qualifiés pour le second tour, les négociations visant à fusionner les listes, leur donnant éventuellement de meilleures chances de l’emporter, devaient se terminer mardi avant 18 heures.
Les alliances ont été très controversées entre la gauche traditionnelle et la gauche dure France Unbowed, dirigée par Jean-Luc Mélenchon, vétéran du feuqui a affiché de bons résultats dans plusieurs grandes villes.
La France Insoumise était autrefois alliée avec les Socialistes, les Verts et les Communistes. Mais l’alliance s’est effondrée lorsque des rivaux politiques ont accusé les politiciens de France Insoumis de tolérer la rhétorique antisémite. Certains critiques ont également accusé l’extrême gauche d’avoir attisé les tensions après un militant d’extrême droite a été battu à mort à Lyon le mois dernier.
Certains accords électoraux ont néanmoins été conclus au cas par cas.
À Lyon, troisième plus grande ville de France, le maire sortant Grégory Doucet, un Vert, s’est associé à France Invaincu dans une course serrée contre le candidat de droite Jean-Michel Aulas, propriétaire d’entreprise et ancien président d’un club de football.
Le groupe antiraciste SOS Racisme a appelé les partis dominants à s’unir pour bloquer l’extrême droite. « Aucune alliance n’est à exclure si elle contribue à empêcher ce parti de prendre le contrôle de nouvelles communes », a déclaré le président du groupe, Dominique Sopo, dans un communiqué.
Le parti de Le Pen reste faible dans plusieurs grands centres urbains, avec un soutien limité dans des villes comme Paris et Lyon.
La course à la mairie de Paris a vu le candidat de gauche Emmanuel Grégoire émerger comme favori après le premier tour, mais la lutte devrait se resserrer au second tour contre sa rivale conservatrice Rachida Dati.
Dati, une personnalité éminente qui était jusqu’à récemment ministre de la Culture en France, espère mettre fin à 25 ans de leadership de gauche à la mairie. Mais sa carrière politique a également fait l’objet de controverses. Dati doit être jugé en septembre pour corruption et trafic d’influence.
Grégoire, ancien adjoint de la maire sortante Anne Hidalgo, est à la tête d’une coalition comprenant des socialistes, des Verts et des communistes. Grégoire a déclaré qu’il ne ferait pas de pacte avec la France Insoumise, dont le candidat s’est également qualifié pour le second tour, ce qui rend le résultat très imprévisible.
La maire sortante de Paris, Anne Hidalgo, élue en 2014 et réélue en 2020, a choisi de ne pas briguer un troisième mandat après avoir mené la ville à travers les attentats extrémistes de 2015 et la JO de Paris 2024.
Tous les regards sont déjà tournés vers la présidentielle de 2027, car les élections municipales sont le dernier scrutin national avant la campagne pour les élections présidentielles et l’occasion pour tous les partis de valoriser l’ancrage local. Le président Emmanuel Macron ne peut pas briguer un troisième mandat consécutif en vertu de la constitution française.
Au Havre, ville portuaire du nord du pays, le maire sortant Édouard Philippe, arrivé premier dimanche, cherche à obtenir une victoire au second tour qui pourrait renforcer sa position politique en tant que candidat potentiel à la présidentielle. Philippe, homme politique de centre droit, a été Premier ministre de Macron pendant trois ans.
A l’extrême droite, le Rassemblement national compte sur des postes clés de maire pour démontrer la capacité du parti à prendre les commandes.
Marine Le Pen a longtemps été considérée comme l’une des principales candidates à la présidence. Mais elle a été reconnue coupable l’année dernière de détournement de fonds et interdite d’exercer des fonctions publiques pendant cinq ans. Elle fait appel de la décision, avec un décision clé du tribunal attendue le 7 juillet. Si elle est interdit de courirson protégé Jordan Bardella la remplacera comme candidat du parti.
Plusieurs autres personnalités politiques de gauche et de droite ont exprimé des ambitions présidentielles, mais aucun n’est jusqu’à présent clairement apparu comme un favori.
Source : abcnews.com

9999999
