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17 mars 2026Municipales 2026 : alliances, désistements, fusions, statu quo, le casse-tête de l’avant second tour dans les Pyrénées-Orientales
Le second tour des municipales 2026 est réduit à la portion congrue dans les Pyrénées-Orientales. Seules 18 communes attendent encore leur futur maire ce dimanche 22 mars. Les grandes manœuvres des possibles alliances sont ouvertes, avant le dépôt définitif des listes ce mardi 17 mars à 18 h.
Coups de fil, rencontres, un pas en avant, deux en arrière… le bal des négociations a débuté dans la grande majorité des 18 communes catalanes qui connaîtront leur maire, ce dimanche 22 mars. Après un second tour où le casting sera bel et bien décisif. Chacun a fait ses comptes après le premier tour, là où trois, quatre, voire cinq candidats restent en lice, les tractations battent leur plein pour s’allier, s’unir, fusionner ou finir par ne rien changer. Avec une date butoir, le dépôt des listes en préfecture pour ce second tour ce mardi 17 mars à 18 heures. Ensuite, il sera trop tard.
Cela semble déjà le cas à Argelès, où le rapprochement entre les deux candidates Julie Sanz, arrivée en tête, et Hélène Broc, troisième derrière le maire sortant Antoine Parra, n’a pas abouti. À Prades, David Berrué, le candidat écologiste, troisième du premier tour, a pris langue avec Aude Vivès, la vice-présidente socialiste du conseil départemental, seconde, à tout juste une centaine de voix derrière Julien Audier-Soria, adoubé par Jean Castex.
A Saleilles, José Cascales, troisème au premier tour, devrait se prononcer aujourd’hui sur sa position. Avec 15% des suffrages, il peut se maintenir.Ou choisir de se rapprocher d’une des deux listes arrivées en tête, celle de Fabrice Rallo (42,36%) ou de Jordi Delclos (38,89%). Louis Ruzafa (3,67%) a lui choisi, il appelle à voter pour Jordi Delclos lors du second tour dimanche.
Saint-Laurent-de-la-Salanque : une triangulaire confirmée
On assistera bien à une triangulaire lors du second tour des municipales à Saint-Laurent-de-la-Salanque ce 22 mars. Déçue après son arrivée en 3e position (29,87 %), derrière Franck Sasot (31,44 %) et la maire sortante Laurence De Besombes Singla (38,69 %) au premier tour, Laurence Gossard n’écartait pas dimanche soir, un retrait de sa liste. Ce lundi, il n’en est finalement rien. « Entre les voix obtenues par mon équipe et celles de Franck Sasot, plus de 60 % des votes expriment un souhait de changement, plaide la Laurentine. Je ne suis pas une femme politique, j’aime ma ville. Avant dimanche, il faut réveiller les abstentionnistes ».
Claira : deux retraits pour un duel Petit-Barbé
Marc Petit, maire sortant de Claira, arrivé en tête ce dimanche avec 44,62 % des suffrages, ne change rien avant le second tour. Idem pour Michel Barbé, arrivé en deuxième position avec 24,40 % des voix. De son côté, Nathalie Denis Teruel, arrivée quatrième avec 13.95 % a annoncé se retirer. « Nous remercions sincèrement toutes les personnes qui nous ont soutenus, mais après une longue réflexion nous avons pris la décision de nous retirer du second tour pour le bien de Claira et dans un esprit de responsabilité. Chacun est libre de son choix et de son vote. Pour notre part, nous ferons le choix de voter contre le maire en place ». Même démarche pour Angélique Sorli, troisième avec 17,03 % au premier tour. « Au regard des résultats, j’ai fait le choix de me retirer et de tourner la page. Je tiens à remercier ceux et celles qui m’ont soutenue et saluer mon équipe », indique-t-elle, sans donner de consigne de vote.
Cabestany : le retour d’une union très à droite ?
Du côté de Cabestany, trois listes sont en mesure de se maintenir au second tour. Estampillée Union de la gauche, celle de la maire communiste sortante, Édith Pugnet, est arrivée largement en tête (47,7 %). Toutefois, ce lundi, le « divers droite », un temps soutenu par le Rassemblement national Jean-Pierre Brazès, arrivé troisième avec 20 % des voix, a publiquement proposé une alliance au candidat finalement investi par le RN, Olivier Mas, qui l’a dépassé d’une courte tête (23,7 %). Injoignable hier, Olivier Mas avait cependant indiqué dès dimanche soir exclure toute fusion avec la liste Brazès.
Ille-sur-Têt : un statu quo pour une triangulaire
La triangulaire à l’affiche du premier tour s’invitera au second tour. C’est en tout cas la tendance forte qui se dessinait ce mardi à Ille. Alain Fabresse, candidat divers droite et ancien du cabinet de la Ville de Perpignan sous Louis Aliot, arrivé en tête avec 39,49 % des voix, se maintient logiquement. Les deux autres listes (divers gauche), respectivement menées par Claude Aymeric (31,17 %) et Caroline Pagès (29,34 %) annoncent également, sur les réseaux sociaux, se maintenir, sans alliance. Un pari risqué dans une commune où l’abstention n’est que de 30 % au premier tour. À moins d’un retournement de dernière heure toujours possible entre les deux « gauches ».
Elne : la très courtisée Marie-Ange Izquierdo
À Elne aussi, trois listes sont qualifiées pour le second tour. Ici, la candidate arrivée troisième avec 19,5 % des suffrages, Marie-Ange Izquierdo (divers centre), semble particulièrement courtisée. Le candidat classé à l’extrême droite Steve Fortel, premier du scrutin de ce dimanche (39,1 %), a immédiatement annoncé qu’il comptait lui « tendre la main ». Tandis que le divers gauche André Trives (36,4 %) souligne l’avoir invitée, sans réponse pour l’instant, à ouvrir des discussions et « à soutenir le rassemblement républicain ». La principale intéressée devait réunir son équipe hier soir afin d’aboutir à « une décision collective ». Le suspense reste entier.
Marie-Pierre Sadourny sèchement battue
C’est un revers qui sonne comme une claque pour Marie-Pierre Sadourny. La vice-présidente du Département, en charge de l’enseignement, a lourdement chuté lors du premier tour des municipales à Ortaffa. Elle termine troisième d’un match à trois avec 20,63 % des voix, largement devancée par Pierre Ortal, élu avec 54,40 % des scrutins et Guillaume Vacher (24,97 %). Ancienne première adjointe du maire sortant Raymond Pla, elle avait été démise de ses fonctions le 30 avril 2025, point culminant d’une rupture consommée entre les deux anciens colistiers. Raymond Pla ne se représentait pas cette fois-ci.
Source : www.lindependant.fr

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