/2026/03/17/089-mei-lbn-jl-liam5-20260305-049-69b8e68669d84312031234.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
DIRECT. Guerre au Moyen-Orient : l’armée israélienne a « lancé une vague de frappes » contre le régime iranien et le Hezbollah
17 mars 2026
Une résidence flambant neuve construite sur une antique demeure romaine dans le quartier de la Révolution à Narbonne
17 mars 2026Municipales 2026 dans le Biterrois : la prime au maire sortant ne fait plus forcément recette avec plusieurs édiles battus dès le 1er tour
Entre divisions internes, projets contestés et usure du pouvoir, plusieurs maires sortants ont vu leur avantage électoral s’effriter, dimanche, au soir du premier tour des Municipales 2026.
La prime au sortant ne ferait-elle plus recette ? Nonobstant les scores à faire pâlir de jalousie une république soviétique d’antan, comprenez les 100 % de Bernard Auriol, à Sauvian, ou de Gérard Abella, à Boujan-sur-Libron, dus à des listes uniques, nombre de maires en poste ont été bousculés, voire éjectés, lors de ces élections. Gros plan sur les principales motivations qui arbitrent ce jeu du « stop ou encore ».
1. Fracture interne
C’est flagrant dans le cas de Vendres et de Saint-Chinian, où d’anciens adjoints au maire sortant raflent la mairie dès le premier tour. Ainsi, respectivement, Richard Vassakos, ex-2e adjoint de Jean-Pierre Pérez, l’emporte avec 68,17 % des suffrages, tandis que Jean-François Madonia, ex-adjoint à l’économie et aux finances, obtient 64,31 % des voix face à la maire Catherine Combes.
En cause, une division interne basée sur une gestion jugée autoritaire ou trop centralisée et des conflits larvés. Avec, en conclusion, un renouvellement dans la continuité, une force du changement mais rassurante pour les électeurs et un message subliminal : « Je connais les dossiers, puisque j’ai été adjoint, mais je vais changer la méthode ».
2. Les projets qui fâchent
À Villeneuve-lès-Béziers, le maire sortant Fabrice Solans a été sèchement battu par son opposante Aurélie Pace (71,39 %). Au cœur du problème, le changement des flux de circulation dans le village et l’installation de feux sur le pont enjambant le canal. Et, de façon plus diffuse, une attitude jugée arrogante, sans empathie ou aménité, de la part des élus en place.
Même cas de figure à Lignan-sur-Orb où Catherine Montaron-Sanmarti, élue en 2022 en raison d’une élection municipale partielle, se fait sortir par Anne-Marie Ferrandez (61,39 %). Là, projet d’aménagement immobilier et règles d’urbanisme ont sans doute joué un rôle dans cette éviction.
Idem à Vias, où Jordan Dartier, condamné par la justice, même s’il arrive en tête (39,11 %), paie sans doute l’affaire de la Promenade. La prime au sortant reposant en partie sur la perception d’un bilan positif et fiable, cela a pu affaiblir l’image d’une gestion rigoureuse.
3. Y a-t-il un mandat de trop ?
C’est la question que l’on peut se poser dans le cas de Vendres. En briguant un 3e mandat, Jean-Pierre Pérez n’a-t-il pas provoqué une lassitude, alors même que le conflit avec son ex-adjoint et challenger s’amplifiait ?
L’interrogation est similaire à Montady où le maire, Alain Castan, qui brigue un 4e mandat, arrive en 3e position au premier tour du scrutin face à trois listes. L’effet d’usure semble manifeste au regard de son score dimanche soir, 22,79 %, quand il avait remporté l’élection au premier tour, en 2020, avec près de 67 %. La présence de trois autres listes face à lui l’atteste. Mais le jeu des alliances pour le 2nd tour peut encore rebattre les cartes…
Source : www.midilibre.fr

9999999
