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17 mars 2026Municipales 2026 en Occitanie : le grand gagnant des loosers, pas le plus jeune maire de France, vengeance en famille… Tout ce qui fait du foin dans la campagne
Depuis le début de l’année, Midi Libre vous propose les coulisses des municipales 2026 en Occitanie. Des petites infos à picorer : celles qui régalent, celles qui animent la campagne. Bref, tout ce qui fait du foin avant les résultats du scrutin.
Le maire de Narbonne mise à l’honneur par… la Fédération française de la Lose
Les amateurs de sport connaissent forcément la Fédération française de la lose, ce site internet satirique qui moque (gentiment) les sportifs français qui perdent ou échouent au pied du podium. Son succès sur les réseaux sociaux a pris une telle ampleur, que certains champions eux-mêmes se montrent parfois fiers d’être cités par cette FFL.
Dimanche, les auteurs du site ont visiblement profité d’une soirée calme dans l’actualité sportive pour suivre l’élection municipale. Ils ont finalement décidé de faire du maire de Narbonne, Bertrand Malquier, « le grand gagnant ». Expliquant : « 0,000001 % de plus et il était élu ». En effet, avec 10 739 voix, il a remporté 50 % tout pile des 21 478 exprimés. Or, il ne lui en fallait qu’une de plus pour être élu dès le premier tour. Cela ne devrait pas l’empêcher de gagner dimanche en triangulaire, face au RN Frédéric Falcon (22,17 %) et le Divers gauche Nicolas Sainte-Cluque (17,25 %), puisque son avance est confortable… et qu’il n’est pas nécessaire de dépasser les 50 % pour l’emporter au second tour.
Le député de l’Hérault Charles Alloncle suit de près l’élection… à Nice
La rumeur lui avait prêté des intentions à Lunel, à Mauguio, voire à Montpellier. Il n’en était rien, le député Union des droites pour la République (UDR) de l’Hérault, Charles Alloncle, s’est contenté de soutenir les candidats dont il était proche dans ces communes… essentiellement ceux du RN d’ailleurs. En fait, l’élu qui s’est récemment fait connaître avec la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public regarde surtout le scrutin municipal… à Nice. Car si, sur la Côte d’Azur, c’est Eric Ciotti qui l’emporte, Charles Alloncle est pressenti pour le remplacer à la présidence du groupe UDR à l’Assemblée nationale. Le poste, non seulement lui ouvrirait un peu plus les portes des plateaux télé, mais lui permettrait aussi de travailler plus étroitement encore avec son homologue du Rassemblement national qui n’est autre que… Marine Le Pen. À un an de la présidentielle, cela peut permettre de préparer l’avenir.
Vers de nouveaux députés à l’Assemblée nationale
Ces élections municipales vont aussi avoir des répercussions sur la représentation régionale au Parlement. Vainqueur au premier tour à Vauvert face à Jean Denat, le député RN du Gard Nicolas Meizonnet va devoir céder sa place à sa suppléante, Caroline Devaux, pure Camarguaise et fille de manadier, mais non-encartée au RN en 2024. Si Pascale Bordes à Bagnols-sur-Cèze et Aurélien Lopez-Liguori à Agde confirment leur performance du premier tour, ils enverront aussi leur suppléant respectif Catherine Dellong-Meng et Bernard Chaumeil à l’Assemblée nationale. Le scrutin aura également des conséquences sur les élections sénatoriales de septembre prochain, puisque les grands électeurs qui s’y expriment par département sont principalement issus des conseils municipaux. Le RN pourrait ainsi gagner des sièges dans le Gard et dans l’Hérault, où Jean-Pierre Grand, menacé de perdre son socle électoral à Castelnau-le-Lez et jadis Agde, pourrait laisser le sien. Il y a toujours un effet papillon.
Théo Guigue n’est pas le plus jeune maire de France
On l’avait dit, dans cette même rubrique avant le premier tour, le Gardois Théo Guigue était en lice, non seulement pour être le maire de Sauzet, petite commune au nord de Nîmes, mais aussi pour être le plus jeune maire de France. Raté. S’il a bien été élu dans son village de 841 habitants, il n’est pas le plus jeune du pays. Pas même de la région, puisque Charlotte Perefarres, 21 ans, est devenue dimanche maire de Saint-Béat-Lez, en Haute-Garonne. Dans l’Ain, Clément Tarpin-Lyonnet, même âge, a été élu à Château-Gaillard. Cela n’enlève rien au mérite de Théo Guigue, doctorant en économie, qui à 24 ans fait le choix de s’engager en faveur de ses administrés. On lui souhaite un bon mandat !
À Mende, un Saint-Léger en cache un autre
Le premier tour, à Mende, a ouvert la porte de la mairie à Patrice Saint-Léger (divers droite), sorti en tête avec un peu moins de cent voix d’avance sur la représentante de la majorité sortante, Stéphanie Maurin. Évidemment, rien n’est joué, l’entre-deux tours peut bousculer la hiérarchie, surtout avec un tel écart. Mais, s’il venait à l’emporter, ce serait une belle revanche pour ce vétérinaire qui, en 2020, avait été battu à Rieutort-de-Randon, petit village de 800 habitants situé sur les hauteurs de Mende. Alors maire sortant, il avait perdu un duel… fratricide contre son frère Francis Saint-Léger. Or, l’ancien député avait lui-même été candidat à Mende en 2008, mais avait été battu à la surprise générale par le socialiste Alain Bertrand. Patrice pourrait donc venger Francis, dix-huit ans plus tard. Une histoire de famille…
Source : www.midilibre.fr

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