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17 mars 2026Municipales 2026 : Paris, Marseille, Lyon, Clermont-Ferrand… Entre désaccords et « fusions techniques », quels ont été les choix des candidats pour le second tour ?
Alors que le premier tour des élections municipales 2026 a eu lieu ce dimanche 15 mars, les candidats encore en lice pour le second tour avaient jusqu’à ce mardi, 18 heures, pour déposer leur liste. Un laps de temps durant lequel les tractations étaient au cœur des débats. Mais entre les directives nationales des partis et les réalités locales, des fusions ont-elles été possibles ?
Le premier tour des élections municipales 2026, qui a eu lieu le 15 mars, a permis à près de 96 % des communes françaises d’avoir un maire. Mais pour les autres, il faudra encore attendre le 22 mars prochain pour qu’un candidat puisse être élu. Pour ceux qui sont encore lice, ils avaient jusqu’à ce mardi, 18 heures, pour déposer leur liste.
Une période durant laquelle les tractations sont allées bon train, notamment dans les grandes villes comme Marseille, Paris, Lyon, Grenoble, Toulouse ou encore Strasbourg.
Si du côté de la droite, les alliances avec l’extrême droite, qui est parvenue à tirer son épingle du jeu lors de ce scrutin, semblent tentantes pour les candidats, du côté des électeurs, la fusion des listes pourrait ne pas passer. En ce qui concerne, la gauche le rapprochement avec LFI est vu d’un mauvais œil par les cadres des partis, notamment du PS.
À Marseille pas d’alliance à gauche, tandis qu’à Paris, la droite trouve un accord
Du côté de Marseille, c’est Benoît Payan (DVG) qui est arrivé en tête du premier tour avec 36,69 % des voix, devant le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio, qui a obtenu 35,02 % des voix. Une courte avance dans ce scrutin où tout peut encore se jouer.
Mais voilà, alors que Sébastien Delogu, de La France insoumise (LFI), avait tendu la main à Benoît Payan pour mettre en place un « front antifasciste », ce dernier l’a refusée, avant de déposer sa liste le lundi 16 mars, dans la matinée. Pas de fusion donc, tandis que Sébastien Delogu a annoncé retirer sa candidature ce mardi. La liste RN est toujours dans la course, tout comme celle de Martine Vassal (DVD).
En ce qui concerne Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire, arrivé en tête avec 37,98 %, a refusé l’alliance avec La France insoumise qui est arrivée troisième. À droite, Rachida Dati, deuxième derrière le PS, a fusionné avec Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance). La candidate des Républicains a toutefois décliné la proposition de Sarah Knafo (Reconquête !), la candidate d’extrême droite, qui a depuis retiré sa liste et appelé à voter pour les LR.
À Toulouse, Clermont-Ferrand, Lyon et Grenoble, des fusions à gauche
Du côté de Toulouse, le scénario est tout autre puisque le socialiste François Briançon, arrivé troisième au premier tour, s’est associé avec l’Insoumis François Piquemal, deuxième, pour tenter de passer devant le candidat divers droite, Jean-Luc Moudenc, au second tour.
Une alliance qui n’est pas du goût des cadres du PS qui ont longuement répété sur les plateaux TV, ces derniers jours, être opposés à ces alliances. Et pourtant, une autre a également eu lieu à Clermont-Ferrand entre le maire sortant, Olivier Bianchi (PS), et Marianne Maximi (LFI). Une « fusion technique » pour contrer le candidat de l’union des droites, Julien Bony, arrivé en tête au premier tour.
Même son de cloche à Lyon où le maire Ecologiste Grégory Doucet a annoncé, lundi, fusionner avec la candidate de La France insoumise, Anaïs Belouassa-Cherifi, qui avait obtenu un peu plus de 10 % des voix au premier tour. Pour rappel, le maire sortant, qui a reçu 37,36 % des voix, est talonné par Jean-Michel Aulas qui en a obtenu 36,78 %.
Enfin, à Grenoble, alors que le candidat des Républicains, Alain Carignon, est arrivé en tête avec 27.04 % des voix, Laurence Ruffin (Union de la gauche) a fusionné avec Allan Brunon (LFI). Ils ont respectivement obtenu, au premier tour, 26,33 % et 14,59 % des voix.
À Strasbourg, le PS s’allie… à Horizons
Pour terminer, à Strasbourg, une fusion inattendue a eu lieu entre Pierre Jakubowicz, le candidat d’Horizon qui a obtenu 5,1 % des voix, à la socialiste Catherine Trautmann, arrivée en tête dimanche avec 25,93 % des voix. Un choix qui n’a pas été du goût du Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, qui a réagi sur X, sans nommer la candidate.
« L’histoire du socialisme, c’est de faire gagner la gauche partout où c’est possible. Cela ne peut pas se faire au prix d’alliances avec des candidats Horizons, que nous combattons et qui partout ailleurs en France s’allient à la droite la plus dure pour battre la gauche. Cet accord à Strasbourg place ceux qui l’ont conclu en dehors du Parti socialiste », a-t-il écrit.
Source : www.lindependant.fr

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