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17 mars 2026Municipales à Paris : Sarah Knafo se désiste avant le second tour « pour faire barrage à la gauche »
L’eurodéputée d’extrême droite Sarah Knafo, qualifiée de justesse (10,4 %) pour le second tour des municipales à Paris, a annoncé, mardi 17 mars, qu’elle se désistait pour faire barrage à la gauche et non pour la candidate LR Rachida Dati, qui a refusé de s’allier avec elle.
« J’ai toujours dit que j’avais un objectif depuis l’annonce de ma candidature : battre la gauche. Donc, je tiens le cap, je tiens ma parole, la parole que j’ai donnée à mes électeurs et à mes soutiens : je me retire pour nous donner toutes les chances de battre la gauche », déclare-t-elle dans une interview au journal Le Parisien, prenant soin d’expliquer qu’elle ne se désistait « pas pour la personne de Rachida Dati » mais « pour Paris ».
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Celle qui a fait campagne sur le thème de la « Ville heureuse » vêtue de jaune, symbole selon elle « du soleil au bout du tunnel », à savoir l’alternance après 25 ans de gestion socialiste à Paris, a précisé que le combat ne faisait « que commencer ».
« J’appelle mes électeurs à chasser la gauche de la mairie de Paris, sans hésitation. Je leur dis : ‘Si Rachida Dati est élue dimanche prochain, ce sera grâce à vous et ce sera à vous qu’elle le devra' », a lancé cette fervente partisane de ce qu’elle appelle « l’union des droites », à savoir l’union de la droite et de l’extrême droite.
« Pas la dernière » campagne de Sarah Knafo
À l’annonce de sa qualification lundi, elle avait aussitôt proposé une alliance de raison à Rachida Dati, ce que cette dernière a une nouvelle fois décliné, préférant s’allier avec la liste Horizons/Renaissance menée par Pierre-Yves Bournazel.
« Ces dernières vingt-quatre heures, j’ai tenté une union (…). Cette union que les électeurs attendent a été refusée jusqu’au bout », a-t-elle constaté, qualifiant sa décision de « lourde » mais « mûrement réfléchie ». « En la prenant, je suis guidée par mon sens de l’intégrité et je sais que l’intégrité exige des sacrifices », a-t-elle encore expliqué.
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« N’importe quel politique aurait refusé de se retirer. Mais je ne suis pas n’importe quel politicien », a-t-elle ajouté, assurant que « la seule chose qui a compté, c’est de pouvoir battre la gauche ». « Si la gauche perd la mairie après 25 ans de déclin socialiste, ce sera historique et j’aurai le sentiment du devoir accompli », a-t-elle poursuivi.
Interrogée sur sa campagne, elle s’est dite « extrêmement fière » du résultat, ajoutant que ce n’était « pas la dernière », alors qu’on lui prête des ambitions pour la présidentielle.
Avec AFP
Source : www.france24.com

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