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17 mars 2026Au lendemain du premier tour des élections municipales en France, les tractations vont bon train. La gauche a décidé lundi 16 mars de faire front commun aux élections municipales dans plusieurs grandes villes, le PS concluant de nombreux accords avec La France insoumise en vue du second tour dimanche 22 mars, à l’exception toutefois de Paris et Marseille, où ses candidats s’y sont refusés.
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Olivier Faure avait dit dans la soirée de dimanche 15 mars, pas d’accord national avec LFI, mais dès lundi matin à Toulouse, quatrième ville la plus peuplée de France, le candidat socialiste et le candidat insoumis ont annoncé une fusion de leur liste pour le second tour. Le premier jouerait un rôle dans l’exécutif métropolitain tandis que le second prendrait la tête de la mairie.
Un accord qui met fin à plusieurs mois de rivalité entre les deux formations. Au premier tour, les socialistes avaient refusé de s’effacer derrière les insoumis, malgré la pression de militants et d’une partie de l’électorat de gauche qui appelait à l’unité.
Face à cette recomposition, Jean‑Luc Moudenc met en garde contre ce qu’il qualifie de « danger mélenchoniste » et espère rassembler autour de lui un large front de centre droit. Si pour certains cadres parisiens du PS le candidat insoumis toulousain est jugé fréquentable au niveau local, la pilule pourrait être plus difficile à avaler.
Première conséquence de cette alliance PS-LFI à Toulouse : l’un des colistiers du candidat socialiste à la mairie de la ville Rose a annoncé son retrait dans une tribune. Marc Sztulman a dénoncé le fait que la « politique, ce n’est pas troquer son éthique contre un siège. »
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Le Parti socialiste dans une position d’équilibriste
La poussée de LFI au premier tour des municipales met le Parti socialiste dans une position d’équilibriste, partagé entre la dénonciation des outrances de la formation radicale et l’acceptation d’une série d’accords locaux pour battre la droite ou l’extrême droite.
Difficile d’y voir clair dans la stratégie du PS. À Paris et Marseille, villes emblématiques du PS, ses candidats écartent avec force tout accord de second tour avec les candidats insoumis, en prenant le risque de faire basculer ces villes à droite ou à l’extrême droite.
À Marseille, la journée de la clarification
Dans d’autres villes, comme Nancy, Rennes, Montpellier ou Rouen, où le PS a une large avance, pas d’accord non plus avec LFI, jugé non nécessaire pour l’emporter. Mais dans plusieurs communes où les socialistes ont une faible avance, comme Nantes, Clermont-Ferrand ou Brest, et dans d’autres communes où LFI est arrivée en tête et où une alliance peut les faire basculer à gauche, comme à Limoges ou Argenteuil (Val-d’Oise), socialistes et insoumis ont conclu des accords ou étaient encore en discussion lundi soir.
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Source : www.rfi.fr

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