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STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Nathalie Saint-Cricq, chroniqueuse et éditorialiste pour France Télévisions, pose à Paris, le 4 septembre 2024.
Nathalie Saint-Cricq risque de se souvenir longtemps du premier tour des municipales 2026. Lors de la soirée électorale, au moment de commenter les résultats dans chaque grande ville du pays, l’éditorialiste a fait une bourde en plein direct sur France Info… Qui n’est pas passée inaperçue.
Pensant que son micro était coupé, elle a ainsi comparé Éric Ciotti à Mussolini. La présentatrice, Myriam Encaoua, venait d’annoncer l’intervention du patron du parti UDR allié au Rassemblement national : « On va écouter en direct Éric Ciotti, en tête à Nice… « Alias Benito », a ajouté en murmurant Nathalie Saint-Cricq. Sauf que tous les téléspectateurs ont entendu son commentaire.
L’éditorialiste s’est justifié dans un entretien à TV Magazine, publié ce mardi 17 mars. « Je me suis fait avoir avec un micro non-coupé alors que d’habitude ils sont coupés », explique-t-elle. « D’habitude, quand on passe à l’extérieur, les micros sont coupés. On le voit bien, je ne suis pas à l’image (…) Là, ils ont dû oublier de couper les micros ».
Nathalie Saint-Cricq se défend d’avoir inventé cette comparaison. Elle affirme que « Benito » est déjà le « surnom » d’Éric Ciotti à l’Assemblée nationale.
Un commentaire qui tombe mal, en pleine commission d’enquête
Auprès de TV Magazine, l’éditorialiste insiste sur le fait qu’elle ne pensait pas que son commentaire allait être entendu de tous. « Vous n’imaginez quand même pas que je vais aller faire des blagues en disant “Benito” sur le service public en pleine commission d’enquête et avec Charles Alloncle qui est ciottiste. Il faut que je sois vraiment une malade mentale ».
Une commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement » de l’audiovisuel public scrute en effet depuis plusieurs mois les moindres détails du service public. Plusieurs figures et journalistes de France Télévision, mais aussi de Radio France, ont été interrogées dans ce cadre. Cette commission a été créée à la demande de l’UDR, le parti d’Éric Ciotti ; allié au Rassemblement national (RN).
« J’aurais mieux fait de me taire »
Nathalie Saint-Cricq reconnaît largement son erreur. « Évidemment que j’aurais mieux fait de me taire. J’ai fait une connerie, j’ai trop parlé », déclare-t-elle. L’éditorialiste avait d’ailleurs fait des excuses en direct sur France Info, le soir même, évoquant un « manque de discernement » et admettant avoir tenu des propos « inappropriés ».
Mais cela n’a pas suffi : France Info l’a suspendue pour une durée d’une semaine. Nathalie Saint-Cricq ne commentera donc pas les résultats du second tour, ce dimanche 22 mars.
Source : www.huffingtonpost.fr

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