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17 mars 2026« On s’est serrés dans les bras en se disant que c’était la fin » : nuit de frayeur à Téhéran, bombardée par Israël
La nuit a été très mouvementée à Téhéran, visé par des frappes israéliennes. « À 3 heures du matin, il y a eu de très fortes explosions à environ 1,5 km de chez moi », témoigne auprès de France Inter Siavosh Ghazi, journaliste franco-iranien, correspondant pour Radio France et d’autres médias français en Iran. Il évoque « quatre ou cinq » bombes « particulièrement puissantes, les plus puissantes que je n’ai jamais entendues depuis le début de la guerre en Iran » qui ont frappé une base militaire.
« Le souffle est venu frapper l’immeuble dans lequel j’habite, le cadre de la fenêtre de ma propre chambre s’est détaché du mur de cinq centimètres au moins », raconte le journaliste, qui a entendu et ressenti des « explosions particulièrement fortes dans un périmètre de plusieurs kilomètres autour » de lui. « Un ami qui habite à deux kilomètres de là a eu toutes ces fenêtres complètement explosées par le souffle de l’explosion ».
« C’est une frayeur intense qu’on a vécue ici »
« J’ai vraiment cru, après la première explosion, que l’appartement d’à côté était visé et que c’était la fin, témoigne encore Siavosh Gazi. Immédiatement, « je suis sorti de la chambre, ma femme dormait dans la chambre à côté, pour me laisser me reposer à cause du travail intense que je mène depuis 18 jours maintenant, on s’est retrouvés dans le couloir, on s’est serrés dans les bras l’un de l’autre, simplement en se disant que c’était la fin, qu’on voulait être ensemble jusqu’au bout », raconte le journaliste, qui n’avait aucun abri où se réfugier.
« Les frappes étaient si intenses qu’il n’y avait même pas le temps de descendre au sous-sol. C’est une frayeur intense qu’on a vécue ici, non seulement moi, mais beaucoup de gens dans ce quartier et dans mon immeuble. » Parmi les 15 appartements que compte l’immeuble du correspondant, « 6 familles sont déjà parties, les autres sont restés ici à Téhéran, mais depuis le début de la guerre, progressivement, les gens partent de plus en plus, la ville aussi se vide ».
« Visiblement, c’est Ali Larijani qui était visé », décrypte Siavosh Ghazi, alors que mardi midi, l’armée israélienne a annoncé dans un communiqué avoir tué le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien. Mais côté iranien, « il n’y a pour l’instant ni confirmation ni démenti », précise le correspondant de Radio France à Téhéran.
Source : www.radiofrance.fr

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